Le 1er juillet 2011, un nouveau poste était créé au sein de la haute fonction publique, celui de scientifique en chef du Québec. Qui deviendrait le premier titulaire de cette prestigieuse fonction consistant à émettre des avis scientifiques adressés aux élus, à intervenir publiquement sur toute question touchant la science et à tenir la barre du très important Fonds de recherche du Québec ? Le choix s'est très vite arrêté sur Rémi Quirion. A titre de directeur du Centre de recherche de l'Institut Douglas, il était jusque-là un des chercheurs en neurosciences les plus cités dans le monde pour ses travaux sur la maladie d'Alzheimer. Un scientifique pur et dur, donc, sans expérience préalable dans les affaires publiques. Voilà ce qui fait tout le prix de ces entretiens avec Claude Corbo, ce regard franc, voire parfois candide, que Rémi Quirion porte sur les relations nécessairement complexes entre pouvoir et savoir. D'autant plus que son mandat, qui s'est poursuivi jusqu'en 2026, a été fertile en événements de toutes sortes : pandémie, débats autour des politiques d'égalité, de diversité et d'inclusion à l'université, attaques frontales contre la science menées par des forces conservatrices et fondamentalistes qu'on croyait disparues. Dans ces entretiens captivants, Rémi Quirion nous raconte tous les efforts qu'il a déployés à l'international pour faire la promotion des scientifiques québécois et pour réaffirmer la place de la langue française dans les sciences. Ce livre retrace le parcours hors norme d'un scientifique qui n'a jamais eu peur de sortir de sa zone de confort.
Nombre de pages
312
Date de parution
23/04/2026
Poids
390g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782764629260
ISBN
2764629265
Auteur
Corbo Claude
Editeur
BOREAL
Largeur
142
Date de parution
20260423
Nombre de pages
312,00 €
Disponibilité
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L'expérience de la Nouvelle-France et du Québec ancien a poussé à l'écriture des voyageurs, des missionnaires, des érudits, des savants et des sages. Les uns ont décrit cette partie du monde, son histoire, ses caractéristiques, ses peuples ; les autres en ont expliqué les dimensions du monde physique, de la vie ou de l'expérience humaine. De Lescarbot et Champlain à Charlevoix, les ouvrages des XVIIe et XVIIIe siècles, liés à l'exploration d'un nouveau monde et au contact avec des peuples très différents des Européens, sont à la fois géographiques, ethnologiques et historiques, mais l'histoire comme genre apparaît vraiment en 1845, avec F. X. Garneau. D'autres textes, de James Huston, d'Etienne Parent, de Léon Gérin, d'Ernest Gagnon, examinent la langue, la littérature et la culture ou encore les traits sociologiques du Canada français du XIXe siècle. La géologie avec William Logan, l'entomologie avec Léon Provancher et la médecine avec William Osier forment le contingent des sciences. La philosophie, la théologie et même la mystique, avec Marie de l'Incarnation, trouvent aussi leur voix dans cet ouvrage qui présente, avec un regard actuel, 27 véritables monuments intellectuels, aux origines de la tradition culturelle du Québec.
À ce moment précis de son histoire, le Québec a-t-il toujours le choix de son avenir ? C'est à cette question, aussi cruelle que vitale, que l'auteur de cet ouvrage tente de répondre. Pour ce faire, il raconte les tensions perpétuelles entre les aspirations de la nation québécoise et le processus du Canadian nation-building depuis le rapport Durham. Très accessible, sans langue de bois, cette réflexion personnelle, forte d'une profonde connaissance historique, examine les voies politiques encore offertes au Québec pour vivre durablement comme nation, en phase avec les enjeux contemporains (écologie, peuples autochtones, diversification, démographie, impérialisme). Un livre qui arrive à point dans le parcours du destin québécois, nous rappelant l'importance de lutter pour ne pas finir en "pittoresque communauté linguistique régionale".
Nous nous demandions par quelle singulière loi de la destinée, nous, qui avions pu marcher dans des déserts de fabrique humaine, nous, enfants d'un vieux peuples, nous étions conduits à assister à l'une des scènes du monde primitif, et à voir le berceau encore vide d'une grande nation. Dans peu d'années ces forêts impénétrables seront tombées, le bruit de la civilisations et de l'industrie rompra le silence de la Saginaw. Son écho se taira. Des quais emprisonneront ses rives? Cinquante lieues séparent encore cette solitude des grands établissements européens ; et nous sommes peut-être les derniers voyageurs auxquels il ait été donné de la contempler dans sa primitive splendeur. Tant est grande l'impulsion qui entraîne la race blanche vers la conquête entière du Nouveau Monde ". Alexis de Tocqueville
Mes genoux se plient pour le grand saut. C'est ainsi que j'ai décidé de terminer mon histoire, ma vie. Dans un très beau et très grand saut. Depuis la mort de son père, son seul confident, Marie-Ève a la rage de vivre mais le c'ur empli de chagrin. Sa famille, ses amis, ses amours ne sont que déception. Sa mère ? Elle fait vivre un cauchemar quotidien à Marie-Ève. Son chum Simon ? Il ne peut pas comprendre son besoin de fuir? Fuir très loin du nid familial qui n'a plus rien de douillet ni de sécurisant. Elle est mal comprise et mal aimée de tous? Après une première tentative de suicide à quinze ans, l'adolescente décide d'en finir une fois pour toutes avec sa souffrance. Elle n'en peut tout simplement plus de cette vie, elle est épuisée. Se jeter devant le métro lui semble être l'ultime solution à tous ses problèmes. À son réveil, le choc est immense et les séquelles de son geste, inévitables. Mais, plus encore que les marques permanentes laissées sur son corps, Marie-Ève accepte le pari de vivre, pleinement, comme jamais auparavant. L'histoire de cette adolescente en mal de vivre respire l'urgence : l'urgence de s'accrocher au bonheur et de se libérer d'une révolte intérieure trop longtemps étouffée. Le suicide y est abordé sans détours, mais aussi avec beaucoup d'espoir et de courage.
Cet ouvrage est le fruit d'une enquête magistrale qui dévoile les dessous de l'opération cartographique en Nouvelle-France. Pour en percer les secrets, il aura fallu parcourir archives et bibliothèques des deux côtés de l'Atlantique, confronter mémoires de géographes, rapports d'ingénieurs, récits de voyageurs, correspondances administratives et notes diplomatiques. On y découvre une diversité de motivations politiques, économiques, scientifiques et techniques qui ont guidé la confection des cartes et l'usage qu'en faisaient les rois, les ministres et les autorités coloniales. De chapitre en chapitre, le lecteur suit la prise de possession de l'Amérique du Nord, de la vallée du Saint-Laurent aux Grands Lacs et du Mississippi à Terre-Neuve. Fonctionnaires, géographes, ingénieurs, hydrographes et explorateurs y apparaissent comme les artisans d'un immense chantier de connaissance et de contrôle du territoire. Des ateliers du cartographe à la cour de Versailles, des postes de traite aux bureaux des administrateurs coloniaux, se tisse un réseau d'interactions qui éclaire la fabrication de ces documents stratégiques et symboliques. En offrant une plongée inédite dans les coulisses de la cartographie française en Amérique du Nord, l'essai de Jean-François Palomino s'impose comme une lecture essentielle pour quiconque souhaite comprendre, interpréter et contextualiser les cartes de la Nouvelle-France.