Août 1870. À Hautefaye, petit village du Périgord, un jeune noble accusé d'avoir crié "Vive la République !" est supplicié puis brûlé par des villageois. Février 1871. Le journaliste républicain Charles Ponsac met en évidence ce qui constitue le drame en objet historique : "Jamais, écrit-il, dans les annales du crime,on ne rencontra un meurtre aussi épouvantable. Le crime d'Hautefaye est un crime en quelque sorte tout politique." Dans ce livre qui a fait date pour l'originalité de son parti pris méthodologique, Alain Corbin enquête sur ce meurtre épouvantable né de la fureur paysanne. Il reconstitue le climat politique de 1870 et montre comment la simplicité des représentations politiques, le flot des rumeurs, la hantise du retour de l'ordre ancien et des calamités passées amènent une population rurale à recourir à une telle cruauté. Un récit magistral.
Nombre de pages
224
Date de parution
13/10/2025
Poids
130g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782080147936
Auteur
Corbin Alain
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Date de parution
20251013
Nombre de pages
224,00 €
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La période concernée par ce deuxième volume correspond à l'emprise maximale de la vertu de virilité. Le système de représentations, de valeurs et de normes qui la constitue s'impose alors avec une telle force qu'il ne saurait être véritablement contesté. Au XIXe siècle, la virilité, qui a partie liée avec la mort - mort héroïque sur le champ de bataille ou le pré carré du duel, mort provoquée par la fatigue du travailleur, mort d'épuisement de l'homme par la femme - ne constitue pas une simple vertu individuelle. Elle ordonne, irrigue la société dont elle sous-tend les valeurs. Elle induit des effets de domination. Elle structure la représentation du monde.
Le vert aurait une vertu apaisante. Et à voir les balcons et les toits de nos immeubles, les trottoirs de nos villes, les citadins d'aujourd'hui réintroduisent la verdure dans la vie quotidienne. De Lucrèce à Ronsard, de Dante à George Sand, de Lamartine à René Char, Alain Corbin dresse un portrait de ces hommages rendus à l'herbe dans tous ses états, en brin ou en touffe, mauvaise ou folle. On renoue alors avec des sensations familières : la joie de l'enfant se roulant dans la prairie, l'invitation au repos après un déjeuner sur l'herbe, les odeurs de foin coupé, le bourdonnement du petit monde des prés, mais aussi l'érotisme d'un lit végétal. Au gré des citations qu'il éclaire de son regard d'historien, Alain Corbin nous convie à une promenade sensible et verdoyante. Historien spécialiste du xixe siècle en France, Alain Corbin est reconnu internationalement pour son approche novatrice sur l'historicité des sens et du sensible. Auteur des Filles de rêve (Fayard, 2014), et de La Douceur de l'ombre (Fayard, 2013), il a récemment dirigé le second tome de l'Histoire des émotions (Seuil, 2016-2017) et écrit Histoire buissonnière de la pluie (Flammarion, 2017).
Août 1870 : A Hautefaye, petit village du Périgord, un jeune noble accusé d'avoir crié "Vive la République !" est supplicié puis brûlé par des villageois. Février 1871 : Le journaliste républicain Charles Ponsac met en évidence ce qui constitue le drame en objet historique : "Jamais, écrit-il, dans les annales du crime, on ne rencontra un meurtre aussi épouvantable. Le crime d'Hautefaye est un crime en quelque sorte tout politique". Dans ce livre qui a lait date pour l'originalité de son parti plis méthodologique, Alain Corbin enquête sur ce meurtre épouvantable né de la fureur paysanne. Il reconstitue le climat politique de 1870 et montre comment la simplicité des représentations politiques, le flot des rumeurs, la hantise du retour de l'ordre ancien et des calamités passées amènent une population rurale à recourir à une telle cruauté. Un récit magistral.
L'historien revient sur la place accordée au silence dans la vie des hommes depuis la Renaissance, montre le lien unissant l'invention de l'individu et la construction d'un retour sur soi. L'analyse s'appuie largement sur les textes littéraires, de Castiglione et Loyola à Gracq et Jaccottet, en passant par Proust et Huysmans, ainsi qu'à des oeuvres d'art.