CONVERSATIONS AVEC ANTOINE VITEZ. De Chaillot à Chaillot
Copfermann Emile
POL
20,85 €
Epuisé
EAN :9782867447068
Pour une génération, la nôtre, celle d'Antoine Vitez et la mienne, Emile Copfermann, le TNP a été, en quelque sorte, l'enfance du théâtre. On revient, paraît-il, sur les pas de son enfance. Je ne sais si c'est totalement vrai, mais le hasard a tout de même fait que Chaillot a ponctué la vie théâtrale d'Antoine Vitez et en partie la mienne. Nous nous connûmes, Vitez et moi, aux aubes du TNP de Vilar et par lui. En novembre 1981, trente ans après Vilar, Vitez ouvre son Chaillot. Le prétexte était bon pour réfléchir à deux sur le théâtre et sur la vie : la vie théâtrale. Sur ce qui fait vivre et sur l'avenir : sur ce qu'on aime et ce qu'on déteste. Au théâtre et ailleurs."
Nombre de pages
258
Date de parution
21/10/1999
Poids
372g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782867447068
Titre
CONVERSATIONS AVEC ANTOINE VITEZ. De Chaillot à Chaillot
Auteur
Copfermann Emile
Editeur
POL
Largeur
155
Poids
372
Date de parution
19991021
Nombre de pages
258,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A six heures du matin, on a cogné vivement à la porte : " Ouvrez ! Police ! " Dans le dossier consacré à la rafle du Vel'd'Hiv qui paraît aujourd'hui dans le journal auquel il collabore, Lucien, mon frère aîné, relate l'arrestation de nos parents. Il m'avait téléphoné de province peu de temps auparavant : " Possèdes-tu la photo où nous sommes tous les trois ? J'ai oublié la mienne à Paris. " Je la connais, nous nous tenons, mes deux frères et moi, par la main, elle a été prise par notre père. Mais non, je ne l'ai pas, je ne l'ai jamais eue. Sur la seule dont je dispose, celle du mariage de nos parents, notre mère avec un bouquet de roses artificielles, notre père avec des gants blancs se tiennent debout devant une tenture, dans la pose théâtrale que les photographes d'art imposaient autrefois à leurs clients. Moins ridicule que je ne le craignais, le portrait couleur sépia illustre l'article dont la lecture m'est un choc. Lucien, pour la première fois, parle de ce que nous avons tu pendant cinquante ans. Je peux enfin confronter nos souvenirs. Tout ne concorde pas. Sa mémoire est plus précise que la mienne et, surtout, il était présent quand nos parents ont été arrêtés, le 24 septembre 1942. Ils se sont endimanchés pour partir de chez nous : notre mère portait un tailleur discret, notre père le meilleur de ses costumes usagés à chevrons...
Au début des années 1960, les Français découvrent qu'il existe une jeunesse. Cette constatation, écrit Claude Bourdet, " a été provoquée (...) par les dégâts causés (...) par un certain nombre de "bandes d'adolescents" ". Publié en 1962, cet ouvrage rassemble des données jusqu'alors éparses sur la jeunesse française. Emile Copfermann s'intéresse au sens de l'apparition des " blousons noirs ", qui suscitent la psychose dans l'opinion publique. La guerre d'Algérie, les assassinats quotidiens, l'autoritarisme familial, une école déshumanisée et un enseignement défaillant, l'inadéquation de la formation professionnelle, la " fuite vers le loisir comme une délivrance ", le service militaire : l'auteur restitue le cadre de cette jeunesse. Si toutes les sociétés sont confrontées à ces questions, si des constantes se dégagent, l'auteur isole aussi des particularités françaises, comme le " contexte de guerre coloniale qui pose des problèmes psychiques dans les consciences ". L'auteur analyse les politiques de la jeunesse et envisage les solutions : augmentation du nombre d'écoles et d'instituteurs, modernisation des méthodes, aide aux organisations de jeunesse... Ce texte, à quarante ans de distance, apporte un éclairage utile pour une mise en perspective du débat sur l'insécurité dans notre société.
Ce coffret contient les deux films documentaires et autobiographiques réalisés par Paul Otchakovsky-Laurens. Dans son premier film Sablé-sur-Sarthe, Sarthe, Paul Otchakovsky-Laurens raconte son enfance dans cette petite ville. On lui a imposé le silence. Il partage son secret. Avec notamment Marie Chaix, Anne Devauchelle et Jean-Paul Hirsch. Images : Emmelene Landon. Éditeur, le deuxième film de Paul Otchakovsky-Laurens, met en scène les raisons singulières pour lesquelles il exerce son métier. Sa vérité. Avec Jocelyne Desverchère et Antony Moreau, et la participation notamment d'Emmanuelle Bayamack-Tam, Olivier Cadiot, Antonie Delebecque, Paul Fournel, Kiko Herrero, Jean-Paul Hirsch, Vibeke Madsen, Michel Manière, Serge Ramon, Julie Wolkenstein.
Collobert Danielle ; Faye Jean-Pierre ; Morvan Fra
Ce premier volume des ?uvres de Danielle Collobert reprend tous les livres publiés de son vivant et aujourd'hui épuisés: Meurtre, 1964; Dire I et II, 1972; Il donc, 1976; Survie, 1978
Rencontrer un meurtrier, un homme de la même matière humaine que soi, le côtoyer du lundi au vendredi, constater sa dangerosité, être sidérée, avoir peur, croiser réalités et fictions, penser aux ouvrages de Stephen King, relire L'Etranger d'Albert Camus, se souvenir de L'Adversaire d'Emmanuel Carrère, lu quelques années plus tôt. Ici cependant, l'assassin n'est pas en prison, derrière des barreaux. Lire. Prendre le parti de la littérature. Ecrire soi-même pour tenter de comprendre".
Les silos détruits, tout devenait possible, rien n'empêcherait plus Beyrouth de sombrer dans les ténèbres. J'ai ressorti une carte de la ville. Elle est dépliée par terre depuis des semaines. Je mesure les distances. L'appartement de mes parents est à 825 mètres des silos du port. La maison de ma grand-mère, rue Pasteur, à 650 mètres. Sahar, elle, était sur le quai. Elle a filmé la dernière scène.