
Contre la Guerre 14-18. Résistances mondiales et révolution sociale
À l'heure où le centenaire de la Première Guerre mondiale est commémoré, cet ouvrage invite à une réflexion sur la place de ce conflit dans le temps présent, et sur les questions qu'il soulève à l'échelle nationale et transnationale. Cette anthologie contribue à une histoire de celles et ceux qui ont refusé la Grande Guerre, sous toutes ses formes. Elle place au coeur de la réflexion ces voix rebelles et ce que les mondes ouvriers, les peuples opprimés, les dominés ont produit comme critiques du premier conflit mondial en tant que fait total : politique, économique, culturel et social. L'auteure nous fait parcourir les divers lieux - des États-Unis à la Chine -, les genres, les attentes et les expériences de celles et ceux d'en bas, dessinant ainsi une carte des résistances et des débouchés révolutionnaires. Dans le panorama des publications actuelles sur ce conflit mondial, Contre la guerre 14-18. Résistances mondiales et révolution sociale est à tout point de vue novateur.
| Nombre de pages | 420 |
|---|---|
| Date de parution | 15/06/2017 |
| Poids | 570g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782843032813 |
|---|---|
| Auteur | Prezioso Stéfanie ; Renk Hans-Peter ; Vanek Pierre |
| Editeur | SNEDIT LA DISPU |
| Largeur | 140 |
| Date de parution | 20170615 |
| Nombre de pages | 420,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Découvrir l'antifascisme
Prezioso StéfanieAlors que l'extrême droite est au pouvoir dans de nombreux pays, la bannière de l'antifascisme semble au mieux reléguée à une condamnation morale abstraite ou à une vieillerie incantatoire. Faire découvrir l'antifascisme suppose ainsi de l'arracher au conformisme. C'est le pari que fait Stéfanie Prezioso, historienne et militante, qui redonne voix aux militant-es et les sort du formol dans lequel les a plongés l'historiographie. Elle donne à comprendre l'antifascisme comme il a été entendu et conçu par ses acteurs, en particulier dans l'entre-deux-guerres, et rend justice à la diversité de leurs traditions politiques (Gramsci, Pankhurst, Zetkin, Reich, Trotsky, Pivert, Guérin, Goldman, etc.).En stockCOMMANDER12,00 € -

Le totalitarisme en question
Prezioso Stéfanie ; Fayet Jean-François ; Haver GiLa problématique du totalitarisme est revenue depuis quelques années au centre des préoccupations de la recherche historique. Cette notion multiforme, qui recouvre à la fois un concept, une théorie et des phénomènes historiques, pose néanmoins un certain nombre de problèmes liés à l'émergence du concept et à son instrumentalisation. Insaisissable tout en étant incontournable, apte à caractériser l'apparition au vingtième siècle de phénomènes originaux sans pouvoir les expliquer de façon vraiment satisfaisante, le totalitarisme est un enjeu du débat actuel de nos sociétés, et cela bien au-delà de la division entre les régimes à prétention totalitaire et les autres. Le totalitarisme en question propose de déplacer la focale des analyses classiques de ce phénomène. Les diversités temporelle, géographique et méthodologique des contributions reflètent, bien que de façon non exhaustive, la richesse du débat autour du totalitarisme. L'originalité de l'optique choisie pour présenter les travaux récents sur la problématique du totalitarisme résulte également du mélange de contributeurs affirmés tels que Enzo Traverso et Bruno Bongiovanni et de jeunes chercheurs qui travaillent en ce moment sur le domaine. Biographie: Stéfanie Prezioso est Professeure d'histoire à la Faculté des Sciences sociales et politiques de l'Université de Lausanne. Ses travaux portent principalement sur l'antifascisme et sa genèse. Elle a récemment dirigé avec Jean Batou et Ami-Jacques Rapin, Tant pis si la lutte est cruelle. Volontaires internationaux contre Franco, Paris: Syllepse, 2008. Enseignant au dpt. d'histoire de l'Université de Genève, Jean-François Fayet dirige actuellement une recherche sur l'Histoire de la propagande culturelle soviétique. Son dernier ouvrage: Penser l'archive. Archives d'histoire, histoires d'archives, avec Michel Porret et Mauro Cerutti (Sous la direction de), Lausanne, Antipodes, 2006. Gianni Haver est Professeur de sociologie de l'image à l'Université de Lausanne. Il a récemment publié: Le cinéma au pas. La production des pays totalitaires et son impact en Suisse, Lausanne, Antipodes, 2004Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER19,50 € -

Tant pis si la lutte est cruelle. Volontaires internationaux contre Franco
Batou Jean ; Prezioso Stéfanie ; Rapin Ami-JacquesSi un spectre hante le 20e siècle, c'est bien celui de la guerre civile d'Espagne. En effet, ce conflit en révèle l'anatomie profonde: il en éclaire les humeurs les plus sombres, comme les élans d'espoirs les plus audacieux, alimentés par la perspective récurrente d'une révolution sociale. Ce livre prend le parti d'envisager ce condensé de l'âge des extrêmes, d'abord du point de vue des acteurs de la société civile internationale qui y prennent part. "Tant pis si la lutte est cruelle", elle paraît essentielle à ces dizaines de milliers de volontaires des cinq continents qui s"engagent dans le camp antifranquiste. Pour la première fois, une analyse minutieuse des trajectoires et motivations de nombreux contingents de combattants étrangers. Âgés le plus souvent de 25 à 30 ans et d'origine ouvrière, ceux-ci sont mus avant tout par une solidarité de classe, quelle que soit leur obédience politique: antifasciste, socialiste, communiste, révolutionnaire... Une attention particulière vouée aux représentants des groupes opprimés qui font de l'Espagne une étape incontournable de leurs propres combats d'émancipation: féministes de tous les pays, nationalistes des territoires coloniaux ou dépendants d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, militants afro-américains luttant pour l'égalité des droits contre le racisme, opposants des pays autoritaires d'Europe, mais aussi du Japon, etc. Les conflits qui agitent la galaxie des volontaires ne sont pas négligés. En réalité, ils reflètent certes la diversité des composantes du mouvement ouvrier de l'État espagnol, mais incarnent avant tout la virulence des antagonismes qui traversent le mouvement ouvrier international. Au-delà des brigadistes enrôlés par le Komintern, il est donc amplement question des miliciens anarchistes et de ceux qui luttent avec le Poum. En arrière-plan, le rôle de l'Union soviétique de Staline, du Komintern et des réseaux qu'ils contrôlent, est abordé en détail: dates et modalités des décisions d'intervention en Espagne, implication des partis communistes, missions particulières de personnages clés comme Marty, Thorez ou Togliatti, parcours de figure emblématiques comme le général Kléber, alias Manfred Stern, etc."EpuiséVOIR PRODUIT30,50 € -

Quand vient la nuit. Volontaires internationaux contre le fascisme (Espagne, 1936-1939)
Batou Jean ; Prezioso Stéfanie ; Rapin Ami-JacquesCet ouvrage raconte l'engagement militaire et politique de ces soldats, souvent improvisés, issus de toutes les régions du globe, au côtés du peuple espagnol.On y croise, sous forme de récits historiques, d'analyses historiographiques ou encore d'autobiographies, les parcours etonnants, et souvent funestes, des volontaires chinois, japonais, yougoslaves, maghrébins, latino-américains, suédois, Noirs américains, belges, latinos-Américains, suédois, japonais, grecs, juifs? Sans oublier, bien entendu, les Italiens, les Allemands et les Autrichiens ayant fui le fascisme et le nazisme.On y lira la participation des anarchistes et des trotskistes et leur confrontation avec les staliniens, ainsi que celles des femmes, volontaires pour se battre et pourtant trop souvent reléguées à l'arrière. Quarante trois contributions sont rassemblées dans cet ouvrage. Cet ouvrage est la réédition enrichie et augmentée de Tant pis si la lutte est cruelle, paru aux éditions Syllepse en 2088 et épuisé depuis longtemps. Sa réédition s'inscrit dans le cadre du 90e anniversaire du début de la guerre civile espagnole déclenchée par le général Franco contre le Front populaire en juillet 1936. Plusieurs ouvrages seront publiés par les éditions Syllepse au cours de l'année 2026 à cet épisode de l'histoire européenne, prélude à la Seconde Guerre mondiale.En stockCOMMANDER30,00 €
Du même éditeur
-

Communisme et salaire chez Bernard Friot. Petit manuel critique et politique
Laumaillé Pierre ; Friot BernardDepuis 15 ans, les livres de Bernard Friot (vendus à des dizaines de milliers d'exemplaires) jouent un rôle moteur pour remettre le communisme à l'ordre du jour. Pourtant, nombreux sont les lecteurs à éprouver des difficultés pour entrer dans son système, tant les renversements qu'il suggère sont révolutionnaires : il manquait jusqu'alors un manuel pour introduire à sa pensée. Voyage illustré dans le communisme de Friot, ce livre éclaire, dans un propos pédagogique et documenté, ses principes théoriques, ses institutions et ses perspectives pour poursuivre les déjà-là communistes. Il passe en revue les principales objections qui lui sont faites et offre des pistes pour approfondir ces débats.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Manifeste pour une démocratie du travail
COLLECTIFAlors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c'est possible et analyse les manières dont s'y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l'autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l'émancipation et de la défense du vivant.En stockCOMMANDER13,00 € -

Le travail du care. Edition 2020
Molinier Pascale ; Arango Gaviria Luz GabrielaLe care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER16,00 € -

Troubles en psychiatrie. Enquête dans une unité pour adolescents
Coutant IsabelleExtrait de l'introductionJuin 2007. Une unité psychiatrique pour adolescents située dans un secteur défavorisé de la banlieue parisienne. J'y viens régulièrement en tant que sociologue depuis neuf mois, en moyenne trois jours par semaine. Ce jour-là, les professionnels sont réunis en présence du cadre et du chef de service, afin de faire le bilan de l'année. Yasmina, psychiatre chargée des évaluations concernant les adolescents hospitalisés en pédiatrie, exprime sa fatigue et son désarroi: «Je rêve d'avoir une vraie bouffée délirante», soupire-t-elle. J'ai tout d'abord cru à une boutade, avant qu'elle ne précise le sens de son intervention, décrivant le déroulement de ses journées, en grande partie consacrées à résoudre des questions sociales. Nombre d'adolescents souffrent tout autant (voire davantage) de leurs conditions de vie que d'une pathologie avérée. «On a une position compliquée de refuge», commente l'un de ses collègues, avant qu'Alain, infirmier originaire du Congo, n'ajoute: «La psychiatrie regorge des difficultés des cités. Comme le social ne marche pas, ça entraîne des troubles du comportement.» A contrario, accueillir un patient délirant («avoir une bouffée délirante»), c'est être au coeur du métier de psychiatre, se rapprocher de son aspect spécifiquement médical: un symptôme précis, un diagnostic évident, un protocole simple, autour notamment de la prescription d'un médicament.Régulièrement, les professionnels, quel que soit leur grade, s'interrogent ainsi sur les limites de leur fonction. Ils questionnent la catégorisation des troubles qu'ils ont à traiter. Cela tient aux caractéristiques sociales de la population du secteur tout autant qu'à la mission assignée à l'unité lors de sa création autour de l'accueil des jeunes «difficiles», aux «pathologies limites», «rejetés de toutes les institutions». Dans ces cas-là, ce sont les «troubles du comportement» ou les «troubles des conduites» qui sont invoqués comme motifs d'hospitalisation. «Notre service a souvent à prendre en charge ce qui a pu être considéré comme une "pathologie nouvelle", à la limite entre la psychose et la névrose», écrivait le psychiatre responsable pour présenter la structure dans la revue du centre hospitalier en janvier 1999: «Il s'agit de troubles graves de la structuration de la personnalité, avec une désorganisation du comportement qui ne s'accompagne pas de désorganisation de la pensée. Ces troubles sont particulièrement fréquents parmi les jeunes de nos banlieues (alors que d'autres, plus classiques, comme l'anorexie mentale, y sont rares) et s'expriment souvent sur le mode de la violence, de la délinquance et de la toxicomanie.» Les jeunes qui fréquentent l'unité y ont été orientés soit après une hospitalisation en pédiatrie, soit à la demande d'un psychiatre extérieur, soit à la demande d'un service éducatif ou d'un magistrat. D'après un rapport d'activité, parmi les jeunes pris en charge de 1991 à 1994, 21 % disposaient d'un suivi éducatif sous mandat du juge des enfants.Souvent, il s'agit d'intervenir pour évaluer l'état psychique d'un adolescent, d'agir de manière préventive pour éviter que la situation ne se dégrade. Les psychiatres hésitent cependant à poser un diagnostic dans la plupart des cas, la structure psychique étant supposée labile à l'adolescence, susceptible d'évolution. Le flou qui entoure les troubles ainsi que leur caractère socialement situé amènent ici les psychiatres à prendre des distances vis-à-vis d'une demande sociale qui les réduirait à de simples agents de contrôle de l'ordre public. Un an après les émeutes qui ont touché des communes avoisinantes, ils se méfient des politiques publiques qui s'inquiètent de la souffrance adolescente à partir du moment où les jeunes deviennent violents. «On n'est pas là pour les empêcher de brûler des voitures», dit l'un; «on n'est pas là pour empêcher qu'ils se fassent agresser, c'est à la police de faire ça», dit une autre. Face aux éducateurs qui les sollicitent pour des jeunes qu'ils ne parviennent pas à gérer, les psychiatres peuvent répondre: «Qu'est-ce qui vous dit qu'on va faire ça mieux que vous?» Dans nombre de situations, en effet, tout se passe comme si la psychiatrie était amenée à jouer un rôle de soupape face aux autres institutions d'encadrement de la jeunesse en difficulté, qu'il s'agisse de la Protection judiciaire de la jeunesse, de l'Aide sociale à l'enfance, de l'Éducation nationale, des instituts médico-éducatifs.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 €
