Les seize textes réunis dans ce volume visent à aborder l'histoire des pouvoirs dans l'espace français au cours des deux derniers siècles du Moyen Age de façon à la fois variée et précise : historiographie, iconographie, lexicographie, approche quantitative des phénomènes, étude voire édition de textes didactiques et de documents d'ordre diplomatique ou administratif... Les différentes méthodes appliquées par les historiens récents du fait politique reçoivent ici application et illustration. Les exposés synthétiques voisinent à dessein avec les enquêtes menées autour d'une controverse ou d'une péripétie particulière. Figurent aussi bien les conceptions et les représentations des pouvoirs que les mécanismes qu'ils utilisent et les pratiques auxquelles ils ont recours. Sans doute le pouvoir des rois de France, sa nature, son exercice, occupent-ils la première place mais les réactions individuelles ou collectives de leurs sujets, leurs attentes et leurs craintes ont largement retenu l'attention, tandis que se trouve souligné le rôle déterminant des princes, qu'ils appartiennent ou non à la maison de France. Indissolublement liées, quelques questions majeures se posent à propos du royaume de France à la fin du Moyen Age : quels pouvoirs ses souverains étaient-ils en mesure d'exercer ? Quel type de gouvernement s'efforçaient-ils de promouvoir ? Quels contre-pouvoirs, quel autre modèle les princes pouvaient-ils ou souhaitaient-ils leur opposer ? A ces interrogations, des éléments de réponse sont fournis, à partir d'approches originales.
Nombre de pages
270
Date de parution
01/04/2002
Poids
484g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9782728801749
Titre
Des pouvoirs en France. 1300/1500
Auteur
Contamine Philippe
Editeur
ULM
Largeur
157
Poids
484
Date de parution
20020401
Nombre de pages
270,00 €
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Résumé : Après maintes études consacrées à l'histoire politique et militaire de la France et de l'Angleterre pendant la guerre de Cent Ans, il était opportun de confronter les deux pays, les deux peuples, dans leur existence quotidienne. A la lumière des faits, il apparaît qu'en dépit des obstacles linguitiques, des rancunes, des injures prodiguées de part et d'autre, les Anglais débarquant en Normandie, en Bretagne et en Guyenne pour défendre leurs possessions continentales ou tenter de s'emparer du royaume des Valois, et les Français emmenés prisonniers outre-Manche n'avaient pas l'impression de se trouver en terre étrangère. Par leur outillage, leurs techniques, leur façon de vivre le temps, de maîtriser l'espace, de se nourrir et de se vêtir, leur conception de l'organisation sociale, les deux protagonistes ne pouvaient que se sentir très proches - cette parenté même expliquant, sans les justifier, les ambitions conquérantes des Plantagenêts. Durant la période envisagée ici, la vie quotidienne, tout en évoluant peu, fut affectée par une série de grandes catastrophes : guerres, famines, épidémies. Mais tandis que les Français n'en ressentirent à peu près que les aspects négatifs, les Anglais, mettant à profit les circonstances, améliorèrent dans une certaine mesure leur niveau de vie, affirmèrent leur puissance économique, leur originalité culturelle et religieuse, éprouvèrent pour la première fois, la satisfaction d'appartenir à un grand peuple.
Historien, médiéviste, Philippe Contamine a consacré de nombreux ouvrages à la noblesse, la guerre, la politique et l'économie au Moyen Age, ainsi qu'à l'histoire militaire de la France et de l'Europe jusqu'au XVIIIe siècle. Il est membre de l'Institut (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres) et ancien directeur de la Fondation Thiers (Centre de recherches humanistes).
Aux yeux du public, la dimension guerrière du Moyen Âge occidental est d'une évidence massive. Dans cette perspective largement partagée, l'espace médiéval, la société médiévale apparaissent dominés l'un par le château-fort, l'autre par le chevalier. La présente synthèse, visant à évoquer la guerre en tant que phénomène social et fait de mentalité à travers tout un millénaire, ne prétend pas remettre en cause cette vision mais la nuancer, la compléter. Elle s'interroge sur la profondeur de la rupture que les différentes vagues de o grandes invasions » ont entraînée dans le domaine militaire, soupèse les forces et les faiblesses des armées carolingiennes, rappelle le contexte guerrier qui a entouré et en grande partie conditionné la féodalité, examine les changements dans la conduite de la guerre qui ont accompagné et suscité la croissance de l'État. De ce survol ressort l'image d'un Moyen Âge inventif, complexe et mobile, où s'exerça un art militaire moins fruste qu'on ne l'a parfois pensé. Les rapports entre guerre et christianisme font l'objet d'une attention particulière. Même si la conception chrétienne cautionna non seulement l'idée de guerre juste parce que nécessaire mais aussi l'idée de guerre sainte forgée dans l'exaltation de la lutte contre les forces du Mal, elle eut aussi le sens et le souci de la paix, ce qui devait aboutir chez plusieurs courants hétérodoxes aux notions clairement exprimées de pacifisme et de non-violence.
La dénomination approximative, quant aux dates réelles de la Guerre de Cent ans, a le mérite de souligner le principal caractère du conflit opposant la France et l'Angleterre à savoir son exceptionnelle longévité. Une telle durée contribue largement à la complexité de ces hostilités. Cet ouvrage s'attache à clarifier les causes, décrire les grandes phases, exposer les conséquences sans les isoler du cadre historique plus général.
Entre juin 1933 et octobre 1936, Hayashi rédige à la première personne les huit récits réunis dans Jeune printemps. Déjà célèbre, elle revient d'un voyage solitaire en Europe, expérience marquante qui nourrit son écriture, et peine à se reconnaître dans le miroir que lui tend désormais la société. Quelle voie suivre ? Comment écrire ? Ces pages toujours promptes à affronter le réel oscillent entre évocation du présent immédiat et réminiscences d'une jeunesse difficile, mêlant éléments autobiographiques et fictionnels. Témoignage d'une période de crise existentielle et artistique mais aussi d'intense créativité, elles dressent le portrait d'une écrivaine moderne dans le Tôkyô des années 1930, à la veille des bouleversements de l'histoire.
Adorno Theodor W. ; Ricard Marie-Andrée ; Chapouto
Dans la dernière décennie de sa vie, Theodor W. Adorno (1903-1969) revient de manière incisive sur le thème de la personnalité autoritaire développé dès les années 1940 à propos du potentiel fasciste ou, autrement dit, antidémocratique présent dans la société nord-américaine. Ici, en écho à la vague d'actes antisémites perpétrés par de jeunes partisans de l'extrême droite allemande à l'hiver 1959-1960, il essaie de rendre compte de la persistance, en Allemagne, de préjugés "pathiques" à l'endroit d'autres groupes et de la tendance nationaliste agressive qui va de pair. Pour ce faire, il interroge la "psycho¬logie" des personnalités attachées à l'autorité, comme il préfère désormais les appeler. Si la réflexion d'Adorno sur ces problèmes suscite de nouveau notre attention, c'est évidemment en raison de leur regain d'actualité et du besoin de contrer la menace grandissante qu'ils recèlent pour toute l'humanité.