AU TEMPS DE LA GUERRE DE CENT ANS. France et Angleterre
Contamine Philippe
HACHETTE LITT.
17,04 €
Epuisé
EAN :9782012351011
Après maintes études consacrées à l'histoire politique et militaire de la France et de l'Angleterre pendant la guerre de Cent Ans, il était opportun de confronter les deux pays, les deux peuples, dans leur existence quotidienne. A la lumière des faits, il apparaît qu'en dépit des obstacles linguitiques, des rancunes, des injures prodiguées de part et d'autre, les Anglais débarquant en Normandie, en Bretagne et en Guyenne pour défendre leurs possessions continentales ou tenter de s'emparer du royaume des Valois, et les Français emmenés prisonniers outre-Manche n'avaient pas l'impression de se trouver en terre étrangère. Par leur outillage, leurs techniques, leur façon de vivre le temps, de maîtriser l'espace, de se nourrir et de se vêtir, leur conception de l'organisation sociale, les deux protagonistes ne pouvaient que se sentir très proches - cette parenté même expliquant, sans les justifier, les ambitions conquérantes des Plantagenêts. Durant la période envisagée ici, la vie quotidienne, tout en évoluant peu, fut affectée par une série de grandes catastrophes : guerres, famines, épidémies. Mais tandis que les Français n'en ressentirent à peu près que les aspects négatifs, les Anglais, mettant à profit les circonstances, améliorèrent dans une certaine mesure leur niveau de vie, affirmèrent leur puissance économique, leur originalité culturelle et religieuse, éprouvèrent pour la première fois, la satisfaction d'appartenir à un grand peuple.
Nombre de pages
263
Date de parution
15/06/1994
Poids
323g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782012351011
Titre
AU TEMPS DE LA GUERRE DE CENT ANS. France et Angleterre
Auteur
Contamine Philippe
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
130
Poids
323
Date de parution
19940615
Nombre de pages
263,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Historien, médiéviste, Philippe Contamine a consacré de nombreux ouvrages à la noblesse, la guerre, la politique et l'économie au Moyen Age, ainsi qu'à l'histoire militaire de la France et de l'Europe jusqu'au XVIIIe siècle. Il est membre de l'Institut (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres) et ancien directeur de la Fondation Thiers (Centre de recherches humanistes).
La dénomination approximative, quant aux dates réelles de la Guerre de Cent ans, a le mérite de souligner le principal caractère du conflit opposant la France et l'Angleterre à savoir son exceptionnelle longévité. Une telle durée contribue largement à la complexité de ces hostilités. Cet ouvrage s'attache à clarifier les causes, décrire les grandes phases, exposer les conséquences sans les isoler du cadre historique plus général.
Ce volume est le résultat du travail de l'atelier I du programme international de recheches Origins of the Modern State, organisé sous l'égide de la Fondation européenne de la Science. L'objectif de ce programme, qui a regroupé pendant quatre ans une centaine de spécialistes originaires d'une vingtaine de pays différents, est d'offrir une interprétation neuve dans une perspective comparative européenne, embrassant la longue durée et réunissant des spécialistes de diverses disciplines (histoire, philosophie, histoire de l'art, sciences politiques, histoire du droit et sciences juridiques), d'un processus crucial pour l'histoire de l'Europe, à savoir les différents aspects de la formation de l'Etat du XIIIe au XVIIIe siècle. Guerre et concurrence entre les Etats européens du XIVe au XVIIIe siècle expose un fait d'évidence : la guerre fut alors le plus puissant aiguillon dans la croissance du pouvoir d'Etat. Maint épisode montre à l'?uvre d'âpres courses aux armements, sur terre comme sur mer. La guerre conduisit les Etats souverains à mieux exploiter leur territoire. Ils affirmèrent être seuls en droit de la déclarer et d'y mettre fin. Pour financer leurs guerres, ils mirent au point une lourde fiscalité. Non sans mal, les gens de guerre devinrent des militaires. A maintes reprises, les Etats se persuadèrent que leurs guerres revêtaient un caractère sacré. Toutefois, au tableau de cette concurrence souvent implacable des retouches doivent être apportées : au plan des faits et des idées, des forces intervinrent afin de contenir les effets destructeurs de la guerre, le concept d'équilibre européen et de concert des nations ne fut pas étranger aux gouvernants. Les gouvernés, eux, attendirent de plus en plus de l'Etat un rôle dépassant le domaine militaire. Tout se passe comme si les Etats n'avaient été que rarement jusqu'au bout de l'exercice de leur puissance. A travers les cinq siècles envisagés, une respiration se dessine qui devait aboutir au XVIIIe siècle à l'idée que la guerre représentait une phase dépassée dans l'histoire de l'Europe.
Aux yeux du public, la dimension guerrière du Moyen Âge occidental est d'une évidence massive. Dans cette perspective largement partagée, l'espace médiéval, la société médiévale apparaissent dominés l'un par le château-fort, l'autre par le chevalier. La présente synthèse, visant à évoquer la guerre en tant que phénomène social et fait de mentalité à travers tout un millénaire, ne prétend pas remettre en cause cette vision mais la nuancer, la compléter. Elle s'interroge sur la profondeur de la rupture que les différentes vagues de o grandes invasions » ont entraînée dans le domaine militaire, soupèse les forces et les faiblesses des armées carolingiennes, rappelle le contexte guerrier qui a entouré et en grande partie conditionné la féodalité, examine les changements dans la conduite de la guerre qui ont accompagné et suscité la croissance de l'État. De ce survol ressort l'image d'un Moyen Âge inventif, complexe et mobile, où s'exerça un art militaire moins fruste qu'on ne l'a parfois pensé. Les rapports entre guerre et christianisme font l'objet d'une attention particulière. Même si la conception chrétienne cautionna non seulement l'idée de guerre juste parce que nécessaire mais aussi l'idée de guerre sainte forgée dans l'exaltation de la lutte contre les forces du Mal, elle eut aussi le sens et le souci de la paix, ce qui devait aboutir chez plusieurs courants hétérodoxes aux notions clairement exprimées de pacifisme et de non-violence.
Qui est Fouad Chouki? Aux côtés de Bob Tahri et de Mehdi Baala, Fouad Chouki a écrit parmi les plus belles pages du demi-fond français. D'ailleurs, murmurent les spécialistes, il ne serait pas le moins doué des trois. Pourtant à l'adolescence, entre dérives et tentations légitimes, Chouki trébuche et refuse les contraintes qu'exige la vie monacale d'un athlète de haut niveau. Après deux ans d'errements, il reprend une nouvelle fois le chemin de l'entraînement et s'offre un retour de premier plan qui le conduit jusqu'à la finale du 1 500 mètres des championnats du monde à Saint-Denis en août 2003. Sa course en enfer! Car, entre-temps, il a cédé aux sirènes du dopage... Pour la première fois un athlète international raconte comment il est amené, comme beaucoup de ses rivaux, à franchir la ligne jaune. Un choix qui mettra fin à ses rêves de champion et va complètement bouleverser sa vie. Car c'est dans l'obscurité d'une cellule de prison qu'il vivra les jeux Olympiques de Pékin, où son talent aurait pu lui permettre de monter sur le podium.
Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner, ou en recevoir ? Et il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ... Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ? ... Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener. Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière. Dans ce premier volume, et parce que toute descente en soi est une descente aux enfers, on le découvre aux prises avec l'ennui, le dégoût, la peur, le marasme, la haine de soi, la menace d'une issue tragique. Mais rien ne peut le détourner de poursuivre sa quête. Armé d'une inflexible résolution, il s'acharne à se désentraver, se mettre à nu, explorer l'un après l'autre chacun des recès de son labyrinthe. Dans le second volume, la ténèbre s'éclaircit, et on le verra commencer à fouler la terre lointaine qu'il portait en lui. Celle où il pourra durablement enfouir et déployer ses racines.