Psychologie analytique et théologie catholique peuvent-elles débattre ensemble de l'origine du bien et du mal ? C'est à cet exercice que C. G. Jung et le père dominicain Victor White se livrent de 1945 à 1960 dans leur correspondance. Les deux hommes ont vécu deux guerres et parlent à chaud. Dans une de ses lettres d'après-guerre, White demande à la secrétaire de Jung un rasoir car il souffre à Londres du ravitaillement. On connaît aussi les prémonitions de Jung de la Première Guerre mondiale et le fait qu'il gardait à l'époque un revolver dans sa table de nuit. Sans aucun doute, les deux hommes savent le mal. Mais comment l'expliquent-ils ? Quand White voit l'origine du mal chez l'homme, il ne convainc pas Jung. Aussi quand Jung la devine chez un Dieu complet et non parfait, le blasphème est trop grand pour White. Malgré leur admiration réciproque, les deux hommes ne cesseront de creuser cet écart théorique et ce n'est que l'amitié qui finira par les réunir avant la mort de White. Dans sa préface, Nathalie Pilard propose de réexaminer l'analyse jungienne du mal notamment proposée dans sa Réponse à Job ainsi que la position chrétienne grâce aux éclairages protestant de Barth, et catholique de Journet et Maritain.
Date de parution
05/05/2023
Poids
401g
Largeur
140mm
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EAN
9782825710746
Titre
Lettres Jung-White. Correspondance (1945-1960)
Auteur
Conrad Lammers Ann
Editeur
GEORG
Largeur
140
Poids
401
Date de parution
20230505
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Jung Carl Gustav ; White Victor ; Conrad Lammers A
Cet ouvrage propose une traduction des lettres échangées entre le Prof. C. G. Jung et le Père Victor White entre 1945 et 1960. Il s'agit de la troisième collection majeure de la correspondance de Jung à être publiée. On y découvre ainsi une autre facette de la personnalité de Jung et de son birllant esprit. Les deux hommes discutent essentiellement de la relation entre psychologie et religion. Cette correspondance retrace aussi la trajectoire de leur relation personnelle, du grand intérêt et de l'excitation de leur reconnaissance mutuelle au début, jusqu'à la prise de conscience de différences cruciales d'attitudes et d'engagements philosophiques au milieu, au sentiment mutuel d'avoir été trahi et à la mésentente à son dénouement.
Avec L'Agent secret, Conrad part d'un fait historique, la tentative, avortée, de détruire par une bombe l'Observatoire de Greenwich. Nous entraînant dans les quartiers sordides de Londres, il fait le portrait d'un microcosme agité et dérisoire, celui des militants anarchistes et socialistes rongés par les luttes intestines, tandis que les gouvernements tirent les ficelles au profit d'intérêts diplomatiques. Roman politique, à l'instar de Nostromo, L'Agent secret exhibe la médiocrité généralisée de l'humanité, il en révèle la désolation, la folie et le désespoir, que Conrad peint avec une grande habileté, une ironie amicale et l'art délicat qu'on lui connaît. Réédité en tirage limité, le roman de Joseph Conrad est ici accompagné d'un DVD du film Agent secret d'Alfred Hitchcock. Réalisé en 1936, il s'agit de l'un des films les plus noirs du génie du suspense. Un enfant transporte une bombe; une femme lutte avec son mari; les personnages n'obéissent plus aux convenances morales mais subissent les lois fatales de la psychologie.
« Pour les Blancs de la côte et les commandants de navires, il était Jim - rien d'autre. Evidemment, il avait une identité plus complète, mais il n'acceptait pas de l'entendre mentionner. Son incognito - qui était aussi percé qu'un tamis - ne visait pas à dissimuler une personne, mais un fait. Lorsque celui-ci traversait le masque, il quittait sans délai le port où il se trouvait et partait pour un autre, généralement plus loin vers l'Est.Jim en appelait à la fois aux deux versants de l'âme - celui qui regarde constamment la lumière du jour et celui qui, telle la face cachée de la lune, reste sournoisement tapi dans une obscurité perpétuelle, avec parfois seulement une furtive lueur brumeuse venant caresser ses bords.Son attitude mystérieuse me fascinait, comme s'il avait été un prototype de sa race, comme si la vérité obscure qu'il recelait était assez grave pour affecter la conception que l'humanité se fait d'elle-même. »J. C.Postface de Sylvère Monod.Notes Biographiques : Joseph Conrad, de son vrai nom Teodor Józef Konrad Korzeniowski h. Nalecz, né le 3 décembre 1857 à Berditchev (Ukraine - Empire russe) et mort le 3 août 1924 à Bishopsbourne (Kent - Angleterre), d'origine polonaise, il est considéré comme l'un des plus importants écrivains anglais du XXe siècle.
L'objectif de cet ouvrage est d'offrir une réflexion approfondie sur les enjeux éthiques et anthropologiques liés à l'usage des robots sociaux auprès des personnes âgées dans le cadre des soins gériatriques de longue durée, notamment en établissements médico-sociaux (EMS). La question centrale posée est la suivante : peut-on véritablement prendre soin du corps vécu de ces personnes à travers ce que l'on pourrait appeler une "robot-thérapie" ? Et si cela est possible, sous quelles formes et selon quelles modalités ? Comment se manifeste le "prendre soin" lorsqu'il est médiatisé par une technologie robotique ? Que signifie "prendre soin" quand cet acte est accompli non par un humain, mais par une machine ? Le robot peut-il réellement incarner une posture de soin ? Les différentes contributions réunies dans ce volume - rédigées par des professionnels de la santé ainsi que par des philosophes et éthiciens - proposent des perspectives variées, parfois divergentes. Elles traduisent les inquiétudes, les attentes et les défis que pose à notre société le vieillissement de la population, conjugué à l'augmentation des maladies chroniques telles que les démences. Et si, au-delà des débats sur la technologie, cette interrogation de fond offrait l'opportunité de mieux comprendre le vécu singulier et les besoins pluriels des personnes concernées ...
Fehr Pierre-Emmanuel ; Jacques Perrin ; Fehr Charl
Des dessins aussi sarcastiques que les folies qui emportent le monde du vin actuel : snobisme, hygiénisme, vignerons élevés au rang de stars, spéculation effrénée. Le vin y a remplacé l'art dans les discussions de bonne société, nourrit des égos démesurés et alimente la frénésie des buveurs d'étiquettes. Le coup de crayon impitoyable de Charles Fehr s'en empare, à partir des scènes vécues par son fils Pierre-Emmanuel. Avec une affectueuse moquerie, le duo épingle les grands collectionneurs, les trop sérieux dégustateurs et les maîtres-savants du vin.