
GILBERT DRU. Un chrétien résistant
Gilbert Dru a été abattu par la Gestapo à Lyon sur la place Bellecour le 27 juillet 1944 en plein midi, avec quatre autres résistants, en représailles d'un attentat anti-allemand. Etudiant en lettres de 24 ans, responsable de la Jeunesse étudiante chrétienne, il était devenu un des animateurs de la résistance chrétienne dans le Sud-Est. Disciple généreux de Péguy et d'Emmanuel Mounier, il lisait aussi avec enthousiasme les poètes de la Résistance; Aragon lui a dédicacé son fameux poème " Celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas ". Intellectuel lucide et organisateur méthodique, il projetait de mener, dans la France libérée, une action politique originale en associant les chrétiens résistants aux autres républicains soucieux de progrès social.
| Nombre de pages | 238 |
|---|---|
| Date de parution | 03/05/1998 |
| Poids | 314g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782701013749 |
|---|---|
| Titre | GILBERT DRU. Un chrétien résistant |
| Auteur | Comte Bernard ; Domenach Jean-Marie ; Rendu Christ |
| Editeur | BEAUCHESNE |
| Largeur | 135 |
| Poids | 314 |
| Date de parution | 19980503 |
| Nombre de pages | 238,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Une utopie combattante. L'école des cadres d'Uriage (1940-1942)
Comte BernardL'aventure vécue de 1940 à 1945 par les membres de l'équipe d'Uriage _ quelques dizaines d'hommes et de femmes _ et partagée ou côtoyée par quelques centaines d'amis et collaborateurs a, depuis l'origine, suscité la curiosité, soulevé des interrogations et des controverses. Il y a d'abord l'apparence mystérieuse, un peu ésotérique, de cette étrange communauté de moines-soldats pédagogues animant un camp scout qui devient laboratoire idéologique et foyer de rébellion, inspiré par une mystique qui se prétend révolutionnaire.Mais c'est surtout l'ambiguïté de leur position idéologique et politique qui a provoqué, pendant la guerre comme après la Libération, les appréciations les plus contradictoires: institution officielle de Vichy (et fournissant au régime un alibi, pensent certains), l'Ecole a été aussi un foyer d'opposition à la collaboration (et donc une antichambre de la Résistance, pensent les autres); liée pour une part à une tradition aristocratique, prônant les valeurs d'élite et de hiérarchie plus que d'émancipation et de droits de l'individu, elle a voulu être l'instrument d'une action révolutionnaire capable de rivaliser avec le communisme en le " dépassant ". Les uns jugent contradictoire, hésitante ou naïve une attitude d'ensemble qui pour d'autres, à commencer par les acteurs, incarne équilibre, honnêteté et profondeur.L'échec apparent de l'Ecole des cadres d'Uriage dissimule la fécondité de ce laboratoire d'innovations où l'on a sans doute peu inventé mais beaucoup étudié et emprunté, en associant des précédents et des expériences hétérogènes. Ainsi, la méthode d'éducation constituait une synthèse de la tradition universitaire et d'expériences militantes menées dans les universités populaires ou les Equipes sociales; les officiers qui dirigeaient en 1940 " une école des chefs " dans un esprit d'obéissance aux ordres du Maréchal en ont fait une incarnation, sinon une vitrine du projet personnaliste, si bien qu'on ne peut faire l'histoire du mouvement " Esprit " ou des non-conformistes des années trente ans faire une place à cette réalisation; quant à l'humanisme révolutionnaire qu'on a recherché et esquissé à Uriage, il a réussi pendant un temps à déborder les anciens clivages entre croyants et athées, bourgeois et peuple, droite et gauche.Bernard Comte est maître de conférences d'histoire à l'Institut d'études politiques de Lyon.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER43,75 € -

Jean Lannes, lectoure 2009
Comte Bernard ; Léoutre PierreL'histoire du Lectourois Jean Lannes, maréchal d'Empire, ami de Napoléon, en bande dessinée, à partir des documents et dessins de Bernard Comte, et des dessins et du scénario de Pierre Léoutre.Impression à la demandeCOMMANDER15,00 € -

DIEU EST-IL LAIQUE ? Recherche de sens et laïcité
Barlow Michel ; Comte Bernard ; Descouleurs BernarDans le cadre de la Faculté de théologie à l'Université catholique de Lyon, quatre hommes et une femme, tous engagés dans l'enseignement secondaire ou universitaire, ont mené durant trois ans une réflexion commune à partir de leur expérience de croyants catholiques et laïques. Car pour eux, la laïcité ne rend pas la foi muette mais invite le croyant à l'exprimer autrement. Elle le rend attentif à des approches de Dieu ou à des modalités de la vie en Eglise qu'il ne soupçonnait pas. Ainsi, l'expérience de la pratique de la laïcité peut être vécue comme une chance. Chance de surprendre sa foi confrontée à une mise en ?uvre concrète du respect de l'autre et du sens de la liberté de conscience ; chance de voir les questions sur l'existence réveillées, les proclamations de foi renouvelées, les modes de vie ecclésiaux positivement revisités. Mutation culturelle significative, la laïcité ne saurait se confondre avec la neutralité. Et elle ne doit pas non plus conduire à une neutralisation de l'humanité face aux questions de son origine, ses choix éthiques, son devenir, son vivre ensemble.EpuiséVOIR PRODUIT22,55 € -

Entretiens 1926-1944. Emmanuel Mounier
Mounier Emmanuel ; Comte Bernard ; Roullière YvesDe 1926 à 1936 puis de 1940 à 1942, Emmanuel Mounier a consigné dans des carnets ces "entretiens" qui sont des transcriptions de ses rencontres intellectuelles et personnelles. Il s'agit souvent de comptes rendus, écrits parallèlement à son activité d'étudiant puis de directeur de revue, qui lui permirent, à des moments-clés de son existence, d'éclairer ses choix. Ils constituent en ce sens de véritables dialogues intimes. Ces textes, dont seuls quelques extraits avaient été publiés, sont d'une valeur exceptionnelle pour mieux cerner la personnalité contrastée et l'action de Mounier. Austère étudiant en philosophie ? Mais aussi écrivain talentueux, brossant à la perfection impressions de voyages et portraits de personnages. Penseur politique de la génération du krach boursier de 1929 ? Mais aussi mystique, contemplatif. Fondateur, en 1932, d'une revue ouverte : Esprit ? Mais avec un certain purisme, à ses débuts, qui en effarouchera plus d'un. Tête solide, santé à toute épreuve ? Mais profondément perturbées par de longues fiançailles toujours au bord de la rupture. Catholique fervent ? Mais suspecté d'hétérodoxie par le Vatican qui menace plusieurs fois de mettre Esprit à l'Index. Hésitant sur l'attitude à adopter face à Vichy en 1940 ? Mais pour tenter d'infléchir la collaboration avec les nazis et la législation antisémite. Enfin, patriote jusqu'au-boutiste ? Mais pour insuffler à la France des valeurs spirituelles, qui lui vaudront d'être arrêté en janvier 1942. En prison, il fait une grève de la faim durant laquelle il prend des notes ici reproduites. Exceptionnels, ces documents le sont également pour qui s'intéresse à l'effervescence des années 1920-1940. Soucieux de comprendre son temps, Mounier est allé à la rencontre de toutes sortes de milieux en Espagne, Belgique, Ecosse, Italie, Tunisie, mais surtout en France qu'il parcourt de long en large. Il y croise les intellectuels les plus en vue dans les cercles de Jacques Chevalier, Jacques Maritain, Nicolas Berdiaev, puis ceux qu'il regroupe lui-même autour d'Esprit. Philosophes, écrivains, théologiens, historiens, éditeurs, politiques, ecclésiastiques, ou simples témoins, nombreux, arrachés à l'anonymat : tous sont approchés par Mounier dans un même souci de restituer la vérité de chaque personne.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER32,00 €
Du même éditeur
-

Les fondements charismatiques de la bureaucratie. La référence à l'Esprit dans l'ecclésiologie médié
Fontbonne AlexisDans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER44,00 € -

Littérature et pensée scolastique (XIIIe-XVe siècles)
Fasseur Valérie ; Valette Jean-RenéScolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER44,00 € -

Recherches dans la foi. Trois études sur Origène, Saint Anselme et la philosophie chrétienne
Lubac Henri deUne exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER35,00 € -

Aux origines de la congrégation du Saint-Esprit
Michel JosephEn octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.EpuiséVOIR PRODUIT18,00 €
