Philippe de Commynes (1447-1511) a joué en son temps un rôle politique tel que cela seul aurait suffi à faire de ses Mémoires un texte de première importance. Serviteur et agent de Charles le Téméraire, qu'il abandonne pour conduire, auprès de Louis XI, le jeu diplomatique de la France, " Commynes l'Européen " restera une figure majeure sous trois rois de France. Mais ces Mémoires sont bien autre chose qu'un document majeur sur l'histoire du temps vue par un de ses principaux acteurs. Avec eux, entre Moyen Age et Renaissance, nous découvrons une écriture et un genre nouveaux. La langue n'est plus raide ni convenue, mais familière et comme rythmée par un continuel va-et-vient du récit à la réflexion, de l'action au jugement. Avec Commynes, les masques tombent, les vérités, parfois cruelles, se disent, et le genre littéraire des Mémoires fait sa véritable apparition. Ce volume, à travers une édition entièrement nouvelle, offre pour la première fois la version intégrale des Mémoires en livre de poche.
Nombre de pages
894
Date de parution
19/09/2001
Poids
440g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782253066774
Titre
Mémoires
Auteur
Commynes Philippe de
Editeur
LGF
Largeur
110
Poids
440
Date de parution
20010919
Nombre de pages
894,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Commynes connaît bien l'Italie : en 1478, il a effectué pour Louis XI une ambassade dans la Florence des Médicis ; par la suite, il a beaucoup fréquenté à la cour les émissaires transalpins, négociateurs avisés ; en 1494, alors qu'il atteint sa pleine maturité, il est envoyé à Venise par le roi Charles VIII. De cette dernière aventure italienne témoignent les livres VII et VIII des Mémoires qui sont, certes, une chronique précise des années 1494-1495, mais aussi un approfondissement de la pensée politique de leur auteur. S'il reconnaît chez les grands princes les qualités essentielles du sens et de la vertu (c'est-à-dire de la fermeté dans l'action), Commynes met surtout en valeur ces professionnels du savoir politique que sont les conseillers et les ambassadeurs. Parce qu'ils font quotidiennement l'expérience des contraintes et des nécessités dans le feu des batailles ou à la table des pourparlers, ils incarnent l'intelligence qui convient à ce monde perçu - intuition novatrice - comme contingent. Avant Machiavel, Commynes se livre à une analyse d'une lucidité prémonitoire : la question du politique n'est pas de savoir quel est le meilleur gouvernement possible, mais comment promouvoir une pratique de la politique fondée sur des compétences spécifiques.
Comme l'exprime le Prologue, les Mémoires de Commynes étaient destinées, dans l'esprit de leur auteur, à servir de matériau à l'archevêque de Vienne, Angelo Cato, pour une histoire de Louis XI qu'il se proposait d'écrire en latin. Commynes se borne donc à consigner des souvenirs. De là le caractère très libre de sa rédaction.L??uvre se compose de deux parties : l'une, comprenant les livres I à VI, se rapporte au règne de Louis XI ; l'autre, comprenant les livres VII et VIII et présentée comme une suite de la première, se rapporte au règne de Charles VIII.La qualité littéraire de ses Mémoires a assis rapidement l'autorité de Philippe de Commynes. Cette autorité se justifie par une sincérité qui paraît constante, par un goût de l'analyse psychologique qui nous vaut les révélations les plus pénétrantes sur la mentalité des personnages, par un sens du pittoresque capable de donner aux épisodes une fraîcheur de coloris incomparable, enfin par une connaissance directe, étendue, profonde des hommes et des choses. Commynes lui-même est bien de son temps. Son esprit, aussi « subtil » que celui de Louis XI, se meut à travers les intrigues compliquées de ses contemporains. Il nous donne, par cela même, plus qu'aucun autre témoin, la sensation exacte du croisement incessant de ces « marchés », de ces « besognes », dont se tisse la trame de la politique quattrocentiste, aussi bien au pays de Commynes qu'au pays de Machiavel.
1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Avant le vol des bons de la Défense nationale et les assassinats qui suivirent, la renommée de Victor, de la Brigade mondaine, n'excédait pas le cercle restreint de ses chefs et de ses collègues. Il fallut, pour le mettre en évidence, qu'apparût brusquement en face de lui cet extraordinaire, ce formidable personnage d'Arsène Lupin, qui allait donner à cette ténébreuse affaire sa signification et son intérêt spécial. Les qualités déjà remarquables du vieil inspecteur furent portées à leur paroxysme par le prodigieux adversaire que lui opposaient les circonstances. C'est leur lutte sournoise, ardente, implacable, poursuivie dans l'ombre d'abord, puis en pleine clarté, que nous raconte Victor, de la Brigade mondaine.
Antonine?? Clara?? laquelle de ces deux figures constituait la véritable personnalité de l'être charmant qu'il avait rencontré? Elle avait à la fois le sourire le plus franc et le plus mystérieux, le regard le plus candide et les yeux les plus voluptueux, l'aspect le plus ingénu et l'air le plus inquiétant. "Arsène Lupin, dit Raoul, résout, bien sûr, le premier, une ténébreuse affaire de meurtre, et avec quelle maestria! Amoureux, il risque sa vie. Ingénieux, il s'échappe alors qu'il est cerné par la police ou les truands. Insolent, il joue des tours aux deux.Le gentleman-cambrioleur est au mieux de sa forme pour notre plus grand bonheur. "