Allemagne d'aujourd'hui N° 231, janvier-mars 2020 : Le système export allemand : bilan et perspectiv
Commun Patricia
PU SEPTENTRION
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EAN :9782757431269
Les succès commerciaux allemands sont aujourd'hui connus. Pour 2018, les exportations ont encore augmenté de 3% par rapport à 2017, affichant une insolente somme d'exportations de biens (¤1318 milliards) et un excédent commercial que la France en déficit commercial chronique (-59,9 milliards pour 2018) ne peut que lui envier (¤227 milliards pour 2018). Face à ce succès commercial international qui est au fondement des miracles économiques allemands successifs, les critiques se sont élevées de la part des partenaires occidentaux : principalement français et américains, deux nations qui souffrent d'un déficit commercial chronique avec l'Allemagne. Autre problème : depuis l'introduction de l'Euro, le mécanisme de compensation monétaire (dévaluation de la monnaie activée par les pays en déficit commercial qui permettait de baisser le prix des exportations mais renchérissait celui des importations) qui entrait en jeu en cas de déséquilibres commerciaux ne peut plus fonctionner. Tandis que les critiques se multiplient face aux excédents commerciaux allemands, les nuages s'amoncellent à l'horizon, mettant gravement en danger le moteur de l'export allemand : le gouvernement américain accumule les menaces de rétorsion protectionnistes, les incertitudes liées au Brexit commencent à peser lourdement sur les exportations allemandes vers le RU, et surtout les entreprises chinoises commencent à entrer en concurrence frontale avec les entreprises allemandes. Par ailleurs, l'industrie automobile allemande, moteur principal des exportations allemandes et branche systémique de l'économie allemande, vacille sous les coups des menaces protectionnistes américaines, d'un Brexit sans accord, mais aussi de normes environnementales de plus en plus sévères. Il est donc utile de revenir sur ce qui fait à la fois les spécificités, les forces et les faiblesses du "système export allemand". Si les causes des succès économiques des entreprises allemandes à l'international sont déjà amplement connues (grâce, entre autres, aux nombreux travaux du CIRAC et de l'IFRI sur le sujet), certaines raisons essentielles de ce succès ont été éludées que ce dossier se propose de traiter.
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Nombre de pages
174
Date de parution
03/06/2020
Poids
292g
Largeur
160mm
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EAN
9782757431269
Titre
Allemagne d'aujourd'hui N° 231, janvier-mars 2020 : Le système export allemand : bilan et perspectiv
Auteur
Commun Patricia
Editeur
PU SEPTENTRION
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160
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Date de parution
20200603
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Résumé : Récente "crise grecque", prospérité qui ne se dément pas outre-Rhin, orientations économiques de Bruxelles : sans cesse l'actualité rappelle l'influence toujours agissante, louée ou critiquée, des ordolibéraux allemands. Cet ouvrage vient donc à son heure pour faire, avec toute la rigueur nécessaire alliée à un grand souci de clarté pédagogique, un point inédit et actualisé sur le sujet - au-delà des clichés et polémiques habituels. Patricia Commun ne s'y contente pas d'utilement revenir sur l'histoire intellectuelle et politique de l'Allemagne des années 1930-1960 pour contextualiser l'itinéraire de ces économistes et sociologues antinazis (Walter Eucken, Wilhelm Röpke, le futur Chancelier Ludwig Erhard en particulier) à l'origine de la pensée ordolibérale. Elle expose ce que sont les piliers doctrinaux de l'"économie sociale de marché" qui en découle : ancrage dans un ordre (d'où le terme "ordo") juridique du respect des règles assurant la libre concurrence sur fond de liberté des prix et des échanges, de stabilité monétaire, d'équilibre budgétaire et d'une fiscalité modérée. Et souligne ses heureux effets : cogestion pragmatique permettant d'éviter les pièges d'un Etat-providence, cohésion sociale arrimée à un tissu de PME créatives. L'auteur montre enfin en quoi ce libéralisme pratique, consensuel et original à l'allemande qui répudie aussi bien le dirigisme et le "constructivisme" que le laissez-faire a profondément renouvelé la pensée libérale classique et refondé son assise épistémologique.
Le titre ne doit pas tromper: dans la perspective de Wilhelm Röpke (1899-1966), l'un des chefs de file de l'influente école allemande de l'"ordo-libéralisme" pendant les années 1935-1965, aller "au-delà de l'offre et de la demande" ne revient pas à dépasser et encore moins répudier l'économie de marché, mais à la réintégrer dans un lien social et un ordre moral aux connotations parfois très conservatrices. Et s'il récuse le laissez-faire utilitariste, l'auteur ne ménage pas davantage ses critiques à l'encontre de Keynes et surtout de l'Etat providence et du "socialisme fiscal" - accusés de conduire à un collectivisme liberticide et ruineux. Donnant accès à la pensée parvenue à pleine maturation d'un néolibéral "social", cette réédition de la traduction de Jensseits von Angebot un Nachfrage (1958) jamais republiée depuis 1961 vient d'autant plus à son heure qu'elle éclaire le sens originel de l'idée d'"économie sociale de marché" (dont Röpke fut, avec Walter Eucken et Ludwig Erhard, le promoteur intellectuel) convoquée dans les récents débats sur la Constitution européenne puis ceux relatifs à la crise économique commencée en 2008.
Ordre français le plus prestigieux, la Légion d'honneur est également la plus ancienne décoration en vigueur en France. La Convention supprime, en 1792, toute distinction honorifique. Bonaparte, Premier Consul, crée le 19 mai 1802 une nouvelle institution, la Légion d'honneur, corps d'élite destiné à réunir le courage des militaires aux talents civils, formant ainsi, après quinze années de bouleversements révolutionnaires et d'instabilité politique, la base d'une nouvelle société au service de la Nation. Au gré de ses conquêtes, Napoléon crée des royaumes alliés, plaçant sur les trônes des membres de sa famille, qui eux aussi, instituent des ordres nationaux. Comme pour le reste de la France, il reconstruit en Corse les structures administratives et religieuses pratiquement annihilées par la Révolution. Durant tout le XIXe siècle quelques personnalités insulaires, récipiendaires de l'ordre, vont marquer l'histoire locale, voire nationale.
Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.
Envois et Dédicaces constitue une réflexion sur le don du livre, qu'il se manifeste par un ex-dono, un envoi manuscrit ou une dédicace imprimée. Si cette dernière a été étudiée à propos de tel ou tel auteur, il nous manquait encore une réflexion d'ensemble sur celle-ci. Quant à l'envoi, jugé marginal et mondain, il n'a guère été abordé, hormis par les bibliophiles. On en trouvera ici un "bref traité" qui en souligne toute la richesse. Pas plus qu'il n'existe d'éléments insignifiants dans la vie psychique, ainsi que Freud nous l'a appris, il n'existe dans le livre de détail dépourvu de valeur. La modernité s'est intéressée longuement à la signature, beaucoup moins à l'envoi et à la dédicace, parce qu'elle estimait la littérature intransitive. Elle transite cependant et s'adresse à quelqu'un. Et ce qui semble à première vue accessoire joue un rôle non négligeable, sinon capital, dans la constitution du sens d'un livre. Telle est l'hypothèse d'Envois et Dédicaces, et son pari. Sa première partie, "Perspective cavalière" s'interroge, entre autres, sur la position en tiers du lecteur ainsi que sur la place de la dédicace, premiers mots d'un livre qui se révèlent souvent aussi ses derniers mots. La seconde, "Couleurs locales", examine la façon dont quelques auteurs se sont appropriés ce geste: un musicien, Bach, et cinq écrivains, Voltaire, Hugo, Baudelaire, Montherlant, Goffette, ce dernier nous offrant, en guise de conclusion, un poème inédit adressé "à ceux qui partent".
Habbard Anne-Christine ; Message Jacques ; Colette
Cet ouvrage, qui réunit chercheurs français et étrangers, présente un éclairage renouvelé sur la question de l'éthique chez Kierkegaard. Souvent présentée comme une étape intermédiaire entre l'esthétique et le religieux, l'éthique se révèle chez Kierkegaard à la fois la matière et le fruit d'une intense problématisation de ce que signifie être humain: est enjeu la possibilité d'une compréhension éthique de l'exigence d'un "rapport absolu à l'absolu". L'oeuvre étudiée, fondée sur des expériences déterminées autant que sur une culture immense, multiplie sources d'interrogation et terrains d'analyse. Sa forme même implique en matière éthique une réflexion irréductible à une doctrine, tout lecteur se trouvant engagé dans une relation originale avec les questions exigeantes qu'elle pose; cependant, aussitôt suscitée, cette relation échappe à la rassurante ordonnance de la communication entre deux entités finies, non qu'y jouent quelque subjectivisme (supposé par tous ceux qui n'ont pas compris le rationalisme de Kierkegaard) ou certaine haine du moi acclimatée en climat luthérien (alors que Kierkegaard analysa comme désespoir la haine du fini pour le fini), mais parce que les conditions uniques de sa mise en scène appellent un acte patient de lecture, et ouvrent le lecteur à son histoire propre. Que ce soit dans la vulnérabilité d'une relation à autrui, l'écoute musicale, la tension de l'amour, l'expérience du vertige, le travail d'écriture, l'épreuve du religieux ou même dans les échecs de la vie morale, les auteurs s'attachent à comprendre l'intensité paradoxale de cette expérience de soi fondamentale qu'est l'éthique, et que Kierkegaard a su, de façon lumineuse et inédite, magistralement penser.
En dehors des polémiques, cet ouvrage interroge les notions de rayonnement et de retenue appliquées à l'Allemagne contemporaine qui est accusée tour à tour d'être hégémonique et de pratiquer une trop grande retenue. Des spécialistes issus des sciences politiques, de l'histoire, de l'économie, des études littéraires et culturelles allemandes proposent un tableau nuancé et sans complaisance invitant à la réflexion.