Un matin de septembre 2004, le commissaire divisionnaire Ange Baghioni s'était aventuré jusque dans l'antre de l'inspecteur José Sanchez : - On vient de trouver le corps d'un type dans la maison où il habitait seul. Il s'agit apparemment d'un suicide, mais j'ai un doute : on peut l'avoir aidé à mourir... Je ne sais rien de cette affaire si ce n'est que l'homme était originaire d'Algérie... " Ce fut ainsi que l'inspecteur Sanchez s'aventura bien plus loin qu'il ne l'imaginait, de Versailles à des banlieues moins bourgeoises, et jusqu'à une vieille baraque délabrée, en lisière d'un hameau perdu au fond du Cantal... Peut-être parce qu'il était à la recherche des souvenirs de son enfance de pied-noir, passée à Bab El Oued, il oublia presque ce cadavre, à la recherche du lien qui l'unissait à une autre mort, celle d'un jeune officier tué en Algérie cinquante ans plus tôt, le lieutenant Jean-Pascal Compagnon.
Nombre de pages
220
Date de parution
02/05/2005
Poids
310g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782747584760
Titre
La guerre d'Algérie et ses fantômes
ISBN
2747584763
Auteur
Cômes Jean-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
310
Date de parution
20050502
Nombre de pages
220,00 €
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Conte philosophique plus que roman de science-fiction, ce texte raconte l'histoire de Moderna, une planète inconnue appartenant à une galaxie inconnue, Tenebrarium. Un être étrange, Vertueux le Modernien, rend visite au navigateur solitaire d'un voilier, avec la mission de lui conter l'histoire de Moderna, que les Anthropiens n'ont pas su préserver, pour éviter que la Planète Bleue, notre Terre, subisse un sort identique à celui de Moderna.
Né en 1933, l'auteur a participé aux combats d'Algérie durant quatre années, au sein de deux régiments parachutistes, mais aussi, pendant plus d'une année, dans un D.O.P (Détachement Opérationnel de Protection), celui de Sétif, l'un de ces organismes ayant pour mission d'obtenir des renseignements quels que soient les moyens utilisés. Là, il a approché la torture avant de la refuser à ses risques et périls, pour en rester marqué pour la vie. Depuis, en toutes circonstances, il a conservé son libre arbitre, au lieu de toujours se soumettre.
Ange Rey, commissaire divisionnaire en retraite, revit son passé le jour où il rejoint le ministre de l'Intérieur. Avant cela, il était chef de la police judiciaire de Lyon. Alors qu'il occupait cette fonction, il avait connu l'un de ses rares échecs : il n'avait pas réussi à identifier l'assassin d'un crime odieux, celui d'un commerçant juif de Lyon. Tout au long du récit, on voit les rapports entre le ministre et le Président de la République se détériorer, en même temps que les banlieues s'agitent. Ce livre, roman « politico-policier », laisse deviner les rapports et les ambitions propres au monde politique.
Durant quatre ans, l'auteur a pris part à la guerre d'Algérie dans deux régiments parachutistes, mais aussi durant quinze mois au DOP de Sétif. Là, il prend le risque de refuser d'obéir et de participer à des actes qu'il considère en contradiction avec l'éthique de l'officier. Témoin privilégié à la tête d'une compagnie du 3e RPIMa, il apporte notamment un éclairage intéressant sur la fusillade de la rue d'Isly du 26 mars 1962.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...