La Fabrique de Pinaffo & Pluvinage, cinquième volume de la collection Prisme, est constitué de plusieurs entretiens menés par Tony Côme avec le duo de designers Marion Pinaffo et Raphaël Pluvinage. Cette publication marque l'ouverture de la collection sur le travail d'une jeune génération de designers récemment diplômés, et permet d'explorer de nouvelles méthodes de travail, à deux ou en groupe. Canalisateurs des gouttes d'eau (Château d'eau, 2017), des grains de sable (En cascade, 2023) et des panaches de fumée (Sfumato, 2023), férus de codes et d'automatismes, concocteurs de recettes de papiers et d'encres conductrices (Papier machine, 2018) ou pyrotechniques (Affiches artifices, 2021), le duo de designers Marion Pinaffo et Raphaël Pluvinage appartient à une nouvelle génération de designers qui éveille la curiosité. À la manière d'alchimistes, ils ont développé au fil des années une approche singulière du design, à la frontière de la technologie, de l'art et de la pédagogie. Leur travail se distingue par une exploration ludique des objets et des matériaux, souvent smitulée par des concepts scientifiques qu'ils rendent accessibles et interactifs. Dans cet entretien, Marion Pinaffo et Raphaël Pluvinage, qui travaillent ensemble depuis 2015, reviennent sur leur rencontre et leur formation à l'Ensci. Ils donnent à voir leur conception d'un design pluridisciplinaire, à la croisée du design d'objet, du design graphique mais aussi du design d'interaction. Ce livre détaille leurs méthodes de travail, leurs sources d'inspiration ainsi que les liens qu'ils ont pu nouer avec des professionnels du monde du design ou d'autres milieux connexes au fil des projets. Illustré avec une quarantaine de photographies couleur, l'ouvage donne à voir certains exemples représentatifs du travail du duo Pinaffo Pluvinage et intégre des documents d'archive inédits (croquis, outils, prototypes, etc.).
Nombre de pages
96
Date de parution
23/05/2025
Poids
300g
Largeur
147mm
Plus d'informations
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EAN
9782494983250
Titre
La fabrique de Pinaffo & Pluvinage
Auteur
Côme Tony
Editeur
B42
Largeur
147
Poids
300
Date de parution
20250523
Nombre de pages
96,00 €
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deValence est un studio de design graphique fondé à Paris en 2001. Publié à l'occasion de son exposition à la galerie ddd de Kyoto, ce livre présente une sélection de travaux conçus pour le théâtre, l'architecture, le design, l'édition et l'art contemporain. deValence porte une attention particulière à la typographie et à la création de formes. En parallèle de son activité prolifique, le studio a fondé une maison d'édition associée, B42, qui produit des ouvrages et cherche à stimuler des réflexions et discussions sur les thèmes de la culture visuelle ou du design, ainsi que sur le rôle du designer dans la société. À l'occasion de cette première exposition au Japon entièrement dédiée au studio, la Kyoto ddd Gallery présente une sélection de projets qui illustrent la contribution de deValence au processus de renouvellement du design graphique contemporain. Un essai rédigé par l'historien du design Tony Côme ainsi qu'un entretien entre Kiyonori Muroga, Alexandre Dimos et Ghislain Triboulet reviennent sur les créations les plus emblématiques du studio et analysent le design ainsi que les processus de production implémentés ces dernières années.
Le confort, une discipline douce ? Tomas Maldonado pose la question dès les premières pages de cette anthologie. Les textes rassemblés ici - inédits, nouvellement traduits, dispersés ou difficilement accessibles - abordent cette notion clef à travers la conception du cadre de vie et de l'environnement domestique. Qu'ils témoignent d'une expérience ou affirment des postures théoriques, les écrits d'architectes et de designers répondent à différents points de vue de scientifiques : historien, sociologue, anthropologue, psychologue, médecin, etc. Des faudesteuils médiévaux aux réfrigérateurs connectés, du zazen au tourisme spatial : le spectre du confort se dévoile au fil de ces pages - parfois mou, souvent flou, omniprésent, insaisissable.
En 1968, la Hochschule fur Gestaltung d'Ulm, école allemande que l'on présente comme la principale héritière du Bauhaus, est menacée de fermeture. L'idée de son possible transfert à Paris émerge alors sous le nom d'" Institut de l'environnement". Un bâtiment, expressément élaboré par Robert Joly avec la complicité de Jean Prouvé, est inauguré un an plus tard, rue Erasme, sur le terrain de l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD). Voulue par André Malraux, cette nouvelle institution aux allures de laboratoire pédagogique revendique une orientation pluridisciplinaire totalement singulière dans le paysage français. Des praticiens d'horizons différents y évoluent : accompagnés par un " collège d'enseignants-chercheurs ", de jeunes urbanistes, architectes, designers industriels, spécialistes en communication visuelle et théoriciens en sciences humaines apprennent à collaborer dans la perspective d'améliorer l'aménagement du cadre de vie. Deux promotions de quatre-vingts " stagiaires ", dont l'artiste Daniel Dezeuze et le collectif de graphistes Grapus font partie, garderont un souvenir ému de cette aventure ? certains n'hésitant pas à parler de l'Institut de l'environnement comme d'une véritable " abbaye de Thélème ". Ce temple de la fertilisation croisée, à la fois giron de la recherche en design en France et lieu de violentes joutes politiques, fut démantelé dès l'été 1971, reconfiguré en un centre de recherche spécialisé, cloisonné. Le "bâtiment Erasme " fut finalement récupéré par l'ENSAD en 1975 et détruit au début des années 1990 ? malgré un intéressant projet de réhabilitation esquissé par Roger Talion. Fruit d'une longue enquête, nourri par des documents d'archives inédits ainsi que par de nombreux témoignages d'anciens acteurs de l'Institut de l'environnement, l'ouvrage de Tony Côme propose de revenir en détail sur l'histoire de cette expérience institutionnelle exceptionnelle, mais à présent oubliée.
Au cours de sa carrière aussi discrète qu'exceptionnelle, Gérard Ifert fut à la fois graphiste, scénographe d'exposition, concepteur de mobilier et photographe, encouragé en cela par sa formation à l'école des Arts et Métiers de Bâle (Allgemeine Gewerbeschule) à la fin des années 1940, puis par son intégration dans l'équipe pluridisciplinaire des expositions du Plan Marshall à Paris au tout début des années 1950. Né à Bâle en 1929, arrivé à Paris en 1949, et décédé en 2020, Ifert a passé l'essentiel de sa vie professionnelle en France, avec quelques retours temporaires en Suisse, en 1952-1953 dans le fameux service de communication des laboratoires Geigy, puis en 1963-1964 lorsqu'il contribue à la conception de l'un des secteurs de l'exposition nationale suisse de Lausanne. De 1953 à 1960, il rejoint le service des expositions de l'ambassade américaine à Paris, puis du Centre culturel américain. Il s'installe ensuite à son compte, accompagné par Rudi Meyer à partir de 1964. Malgré ces multiples casquettes et si l'on considère les nombreuses occurrences de publications et d'expositions de son travail au cours de sa carrière, on peut s'étonner que l'addition de ces marques d'intérêt n'ait finalement pas permis à Gérard Ifert d'accéder à une reconnaissance égale à celle d'autres designers de sa génération. L'une des raisons en est certainement, et paradoxalement, une pratique très diversifiée qui a pu nuire à une identification claire de son activité. Cet ouvrage monographique entreprend ainsi de retracer sa carrière à travers quatre textes. Sous des angles différents, chacun d'entre eux revient sur l'approche pluridisciplinaire du « Suisse de Paris» et interroge d'une façon singulière sa façon d'exercer le design, propre au contexte de la deuxième moitié du XXe siècle. Ces contributions s'appuient sur des échanges inédits entre les auteurs et Gérard Ifert, sur ses archives personnelles, et sont nourris d'une iconographie riche reproduite ici pour la première fois.
Largement tributaire des possibilités qu?offrent la photographie, la programmation, les procédés d?impression, de diffusion, de reproduction, notre environnement visuel est traversé de part en part par la technique. Pourtant ces opérations sont bien souvent maintenues dans l?ombre de questions plus nobles portant sur les graphistes, leurs démarches et les formes qu?ils produisent. Le rôle historique et opératoire de la technique ne semble pas encore avoir été étudié dans le champ du design graphique avec autant d?assiduité que dans d?autres domaines. Les différentes contributions de cet ouvrage montrent selon plusieurs éclairages complémentaires, que la technique n?est pas réductible à des opérations quantifiées ou à des objets fonctionnels, mais qu?elle revêt plus largement une dimension anthropologique beaucoup plus ancienne et profonde que ce que nos environnements technologiques ne laissent imaginer. La technique croise des pratiques, des normes, des habitudes et des « manières de faire », c?est-à-dire tout une somme de choses qui font partie intégrante des processus de création sans forcément y apparaître explicitement. Interroger la fabrication, la conception et les outils en design graphique, c?est tenter de redonner une lisibilité à ces questions pour mieux comprendre les formes visuelles de notre environnement quotidien. Cet ouvrage témoigne de la multiplicité des approches possibles sur le sujet et de la fertilité d?une thématique qui reste encore largement à défricher, au croisement du design, des études visuelles et des humanités numériques.Table des matières : sommaire Introduction Quelques éclairages non techniques sur la technique Vivien Philizot Mémoire des techniques Trous de mémoire Témoignage de Jean-Noël Lafargue Les révolutions techniques et leurs conséquences sur le dessin de lettres Indra Kupferschmidt Politiques numériques Faire avec ? Pour une pratique informée des programmes Kevin Donnot Le design de la transparence : une rhétorique au c?ur des interfaces numériques Loup Cellard, Anthony Masure Pourquoi le design. Une évidence problématique dans le domaine des humanités numériques Nicolas Thély Dynamiques visuelles Le regard captif. Montage et économie de l?attention, aux origines du concept moderne de graphisme Max Bonhomme Du diagramme circulaire au réseau : comment bien digérer un camembert ? Fabrice Sabatier Formes de l?invention Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique Bruno Bachimont La technique est-elle sédimentaire ? Entretien entre Pierre-Damien Huyghe et Vivien Philizot Conclusion Design graphique. Projet pour un glossaire Vivien Philizot
La gentrification des esprits est un retour captivant sur les « années SIDA » et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coûts et du prolifique mouvement artistique qui se développait au c'ur de Manhattan ; remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse. Sarah Schulman décrit avec précision et engagement le « remplacement d'une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du SIDA. Schulman fait revivre pour nous son Lower East Side tel qu'elle l'a connu. Elle emplit les pages de ce livre de la réminiscence vivace de ses ami?e?s de l'avant-garde queer, autant que de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du SIDA, telles que vécues par une politiste. Les souvenirs personnels s'entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société américaine. Schulman rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l'imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.