Gérard Ifert, antihéros du design. Edition bilingue français-anglais
Smet Catherine de ; Côme Tony ; Cecco Ascanio
B42
29,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782494983267
Au cours de sa carrière aussi discrète qu'exceptionnelle, Gérard Ifert fut à la fois graphiste, scénographe d'exposition, concepteur de mobilier et photographe, encouragé en cela par sa formation à l'école des Arts et Métiers de Bâle (Allgemeine Gewerbeschule) à la fin des années 1940, puis par son intégration dans l'équipe pluridisciplinaire des expositions du Plan Marshall à Paris au tout début des années 1950. Né à Bâle en 1929, arrivé à Paris en 1949, et décédé en 2020, Ifert a passé l'essentiel de sa vie professionnelle en France, avec quelques retours temporaires en Suisse, en 1952-1953 dans le fameux service de communication des laboratoires Geigy, puis en 1963-1964 lorsqu'il contribue à la conception de l'un des secteurs de l'exposition nationale suisse de Lausanne. De 1953 à 1960, il rejoint le service des expositions de l'ambassade américaine à Paris, puis du Centre culturel américain. Il s'installe ensuite à son compte, accompagné par Rudi Meyer à partir de 1964. Malgré ces multiples casquettes et si l'on considère les nombreuses occurrences de publications et d'expositions de son travail au cours de sa carrière, on peut s'étonner que l'addition de ces marques d'intérêt n'ait finalement pas permis à Gérard Ifert d'accéder à une reconnaissance égale à celle d'autres designers de sa génération. L'une des raisons en est certainement, et paradoxalement, une pratique très diversifiée qui a pu nuire à une identification claire de son activité. Cet ouvrage monographique entreprend ainsi de retracer sa carrière à travers quatre textes. Sous des angles différents, chacun d'entre eux revient sur l'approche pluridisciplinaire du « Suisse de Paris» et interroge d'une façon singulière sa façon d'exercer le design, propre au contexte de la deuxième moitié du XXe siècle. Ces contributions s'appuient sur des échanges inédits entre les auteurs et Gérard Ifert, sur ses archives personnelles, et sont nourris d'une iconographie riche reproduite ici pour la première fois.
Nombre de pages
180
Date de parution
05/09/2025
Poids
300g
Largeur
252mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782494983267
Titre
Gérard Ifert, anti-héros du design
Auteur
Smet Catherine de ; Côme Tony ; Cecco Ascanio
Editeur
B42
Largeur
252
Poids
300
Date de parution
20250905
Nombre de pages
180,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Comment concevoir un musée et son contenu ? Comment façonner cet outil de médiation de l'art et des savoirs ? Des années 1920 aux années 1960, Le Corbusier s'interroge, échangeant avec des conservateurs, des responsables politiques et des artistes. Outre la création d'une forme à "croissance illimitée", il défend un "musée de la connaissance" et l'utopie d'une version "électronique" pour l'Inde, inspirée par la cybernétique.En s'appuyant sur ses écrits et ses archives, ce livre examine les positions de Le Corbusier et en analyse les ressorts, entre pragmatisme et opportunisme, fascination technologique, paternalisme néocolonial et convictions humanistes. Hybride, mobile et démultipliable, son modèle idéal tient à la fois du livre et du spectacle, et ses intuitions visionnaires entrent étonnamment en résonance avec les réflexions d'aujourd'hui sur le musée.
Pour une critique du design graphique rassemble dix-huit essais écrits par l'historienne du design Catherine de Smet depuis le début des années 2000. Publiée pour la première fois en 2012, cette édition revue et actualisée inclue trois nouveaux textes, jusqu'à présent inédits ou épuisés. Cette anthologie envisage le design graphique sous sa double dimension créative et fonctionnelle et, puisque telle est sa raison d'être, dans ses relations avec d'autres champs. Les objets étudiés - livres, affiches et imprimés divers, mais aussi logos, caractères typographiques ou systèmes signalétiques - impliquent des secteurs variés de la culture, et souvent plusieurs d'entre eux simultanément ? : l'architecture (de Le Corbusier à Rem Koolhaas), le jazz (à travers ses pochettes de disques), l'art contemporain (Thomas Hirschhorn), le livre jeunesse (une collection photographique) ou encore la littérature (Philippe Millot). Trois essais traitent de l'identité visuelle des musées ou des centres d'art, à travers le travail de Jean Widmer et de ses successeurs pour le Centre Pompidou, celui de Wim Crouwel pour le Stedelijk Museum d'Amsterdam et les expérimentations de Vier5 pour le Museum für Angewandtekunst de Francfort ainsi que pour le Cac Brétigny. Plusieurs autres essais interrogent les conditions mêmes de la recherche et de la construction du discours dans ce domaine ? : sont abordés de ce point de vue les archives et collections spécialisées, la place du design graphique dans l'histoire de l'art, son enseignement, et la question féminine dans l'historiographie du graphisme. La nouvelle édition revue et actualisée incluera "? New Extreme Violet. Hommage à une couleur potentielle ? " un texte qui revient sur un projet non abouti d'identité visuelle pour le Nouveau Festival au Centre Pompidou et analyse l'histoire contestée du violet dans la création. "? Neue Grafik et la France ? " analyse le regain d'intérêt en France pour la revue Neue Grafik, pourtant oubliée. Et enfin, "? Joseph Müller-Brockmann. La grille de l'Histoire ? " éclairera le succés du livre Système de grille de Müller-Brockmann. Une même interrogation sous-tend chacun de ces textes : comment écrire l'histoire du design graphique ? Le premier ouvrage général à ce sujet - History of Graphic Design de Philip Meggs - a paru il y a une quarantaine d'années. D'autres lui ont succédé, cherchant à embrasser, avec une ambition quasi encyclopédique, l'étendue de cette pratique créative. A l'opposé de tels projets totalisants, le présent recueil propose une suite discontinue de micro-récits qui tentent d'éclairer quelques portions infimes d'un immense territoire, dressant de celui-ci un panorama fragmentaire, mais néanmoins traversé de nombreuses correspondances.
Dans le Paris des années 1950, les façades géométriques et bariolées des marchands de couleurs attirent l'oeil du jeune Bâlois Gérard Ifert. Alors au tout début d'une carrière au croisement du design, du design graphique et de la scénographie, Ifert pratique aussi, en flâneur, la photographie. Il enregistre ainsi ces compositions chromatiques qu'il rapproche des oeuvres de l'art concret suisse. Cette étonnante collection d'images révèle un art anonyme de la rue aujourd'hui disparu et fournit matière à réflexion sur les liens entre l'art et le design, sur les transformations du paysage urbain et l'esthétique du quotidien.
Comment le logo du Centre Pompidou a-t-il été créé? Une théorie urbaine peut-elle s'exprimer dans la conception matérielle d'un livre? Le design graphique a-t-il servi la cause des femmes? En quoi consistent les archives spécialisées? Les textes réunis ici racontent des histoires de signes et d'objets: identités visuelles, affiches et imprimés divers, livres, pochettes de disque ou caractères typographiques. La production de nombreux graphistes est examinée à travers des champs variés, de l'architecture au jazz, de l'art contemporain à la littérature et à l'édition pour la jeunesse. Composant majeur de la culture visuelle contemporaine, le design graphique façonne notre environnement: il requiert donc la plus grande attention.
Largement tributaire des possibilités qu?offrent la photographie, la programmation, les procédés d?impression, de diffusion, de reproduction, notre environnement visuel est traversé de part en part par la technique. Pourtant ces opérations sont bien souvent maintenues dans l?ombre de questions plus nobles portant sur les graphistes, leurs démarches et les formes qu?ils produisent. Le rôle historique et opératoire de la technique ne semble pas encore avoir été étudié dans le champ du design graphique avec autant d?assiduité que dans d?autres domaines. Les différentes contributions de cet ouvrage montrent selon plusieurs éclairages complémentaires, que la technique n?est pas réductible à des opérations quantifiées ou à des objets fonctionnels, mais qu?elle revêt plus largement une dimension anthropologique beaucoup plus ancienne et profonde que ce que nos environnements technologiques ne laissent imaginer. La technique croise des pratiques, des normes, des habitudes et des « manières de faire », c?est-à-dire tout une somme de choses qui font partie intégrante des processus de création sans forcément y apparaître explicitement. Interroger la fabrication, la conception et les outils en design graphique, c?est tenter de redonner une lisibilité à ces questions pour mieux comprendre les formes visuelles de notre environnement quotidien. Cet ouvrage témoigne de la multiplicité des approches possibles sur le sujet et de la fertilité d?une thématique qui reste encore largement à défricher, au croisement du design, des études visuelles et des humanités numériques.Table des matières : sommaire Introduction Quelques éclairages non techniques sur la technique Vivien Philizot Mémoire des techniques Trous de mémoire Témoignage de Jean-Noël Lafargue Les révolutions techniques et leurs conséquences sur le dessin de lettres Indra Kupferschmidt Politiques numériques Faire avec ? Pour une pratique informée des programmes Kevin Donnot Le design de la transparence : une rhétorique au c?ur des interfaces numériques Loup Cellard, Anthony Masure Pourquoi le design. Une évidence problématique dans le domaine des humanités numériques Nicolas Thély Dynamiques visuelles Le regard captif. Montage et économie de l?attention, aux origines du concept moderne de graphisme Max Bonhomme Du diagramme circulaire au réseau : comment bien digérer un camembert ? Fabrice Sabatier Formes de l?invention Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique Bruno Bachimont La technique est-elle sédimentaire ? Entretien entre Pierre-Damien Huyghe et Vivien Philizot Conclusion Design graphique. Projet pour un glossaire Vivien Philizot
La gentrification des esprits est un retour captivant sur les « années SIDA » et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coûts et du prolifique mouvement artistique qui se développait au c'ur de Manhattan ; remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse. Sarah Schulman décrit avec précision et engagement le « remplacement d'une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du SIDA. Schulman fait revivre pour nous son Lower East Side tel qu'elle l'a connu. Elle emplit les pages de ce livre de la réminiscence vivace de ses ami?e?s de l'avant-garde queer, autant que de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du SIDA, telles que vécues par une politiste. Les souvenirs personnels s'entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société américaine. Schulman rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l'imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.