Emmanuel a dix-huit ans. Il est autiste. Un mot pour tout résumer. Il souffre de " graves troubles du comportement ". C'est la formule usuelle pour commencer à préciser le diagnostic. Autant dire qu'il souffre. Et qu'il ne parle pas. De nombreux jours, de nombreuses nuits, ont été pour lui bien difficiles à vivre. Beaucoup ont été effrayants. Pour évoquer dix-huit ans de désastre quotidien, il faut se contenter d'un mot ou il faut en faire un livre. Or depuis juin 1996, Emmanuel a réussi à taper sur un clavier d'ordinateur en communication facilitée plus de deux cents pages qui forcent l'attention en même temps qu'elles soulèvent un intérêt grandissant. Ce travail semble traduire l'alternance ou le chevauchement de différents niveaux de conscience. Il offre avant tout à Emmanuel le moyen de s'exprimer sur des registres émotionnels et affectifs qui autrement resteraient douloureusement méconnus. Il atteint enfin, au-delà du témoignage sur l'autisme et grâce aux impressionnantes qualités d'écriture des extraits retenus ici, une dimension poétique à la beauté singulière et bouleversante. Sans vouloir remplacer la parole consciente et discursive, les poèmes enjambent le silence et participent directement aux réalités psychiques. Ils ne les décrivent pas, ils les prolongent. Et nous tracent un chemin au profond d'une vie. " Je suis le fastueux parieur qui ne dit mot Du matin jusqu'au soir mes paroles s'envolent Silencieuses farandoles dubitatives et folles Fuyantes comme le vent qui domine les âmes "
Nombre de pages
103
Date de parution
22/05/2003
Poids
154g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782913376120
Titre
Le silence des mots
Auteur
Combaluzier Emmanuel
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
150
Poids
154
Date de parution
20030522
Nombre de pages
103,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Combaluzier Sylvain ; Nomblot Jocelyne ; Pommier P
Évaluer des compétence: qu'est-ce que cela signifie...Depuis quelques années, les commandes institutionnelles sont claires. Il s'agit de faire acquérir, par les élèves, les compétences prévues par le socle commun. Le rôle du professeur d'école est alors d'assurer un apprentissage adéquat et d'évaluer les acquis réels de ses élèves. Pour autant, ces précisions ne sont pas nécessairement suffisantes et débouchent, bien souvent, sur d'autres questions. Que signifie exactement le terme de compétence(s)? Et celui d'évaluation? Que faut-il exactement évaluer et comment s'y prendre? Que faire, après une évaluation, lorsque l'on s'aperçoit que certains élèves n'ont pas compris? Nous proposons dans cette introduction un rapide détour par les apports universitaires pour fournir quelques précisions très simples sur un certain nombre d'aspects souvent mal compris.Qu'est-ce que l'évaluation...Les références actuelles convergent vers une définition de l'évaluation proche de celle-ci: évaluer signifie recueillir des informations en vue de prendre des décisions. La deuxième partie de cette définition nous renseigne sur la fonction globale de l'évaluation: d'un point de vue général, elle sert à «prendre des décisions». Par exemple, à certains moments de la scolarité, il est légitime d'évaluer si les compétences exigibles sont acquises. C'est le rôle, par exemple, des évaluations institutionnelles réalisées à certains niveaux de la scolarité. Elles fournissent à nos décideurs des informations susceptibles d'aider au pilotage du système éducatif (ajuster les programmes, lancer un plan destiné à améliorer l'enseignement de telle ou telle discipline, etc.).À son niveau, un enseignant a maintes fois l'occasion (et même l'obligation!) de prendre des décisions dont les implications sont très variables.° À la fin d'un cycle, il doit par exemple décider du passage de chacun de ses élèves dans le cycle suivant ou du maintien de certains d'entre eux dans le même cycle. Il s'appuie alors logiquement sur des évaluations.° De manière moins solennelle, il doit s'assurer régulièrement des acquis de ses élèves en référence aux instructions officielles, parmi lesquelles les programmes et le socle commun. Cela le conduit à renseigner l'élève lui-même et sa famille le plus souvent par l'intermédiaire d'un livret individuel d'évaluation. Les recommandations officielles indiquent que «les évaluations ne doivent intervenir que lorsque les élèves sont prêts». Il s'agit donc d'évaluations menées en fin d'apprentissage.° Pour autant, tout enseignant consciencieux n'attend pas la fin d'un apprentissage pour évaluer si ses élèves suivent, comprennent, progressent. Si tel n'est pas le cas pour tout ou partie d'entre eux, il va chercher immédiatement à adapter son enseignement pour tenir compte de ce qu'il a repéré. L'intention ici est claire: il s'agit d'évaluer en cours d'apprentissage pour repérer les difficultés et tenter d'y remédier le plus vite possible en régulant son enseignement. C'est l'évaluation formative sur laquelle nous allons apporter quelques précisions tant elle est importante pour la réussite scolaire.Nous voyons donc que l'acte consistant à évaluer recouvre un ensemble de fonctions très vaste, qui ne se limite pas au contrôle des connaissances que l'on mène à la fin d'un apprentissage.(...)
Mazereau Philippe ; Leboiteux Dominique ; Rose Pie
Il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins. La phobie scolaire est un processus plus complexe que les autres phobies (de situation) par la diversité de ses manifestations. La question de la non adhésion de certains enfants aux normes sociales, celle d'une inadaptation à la règle ou à la loi ou encore celle du refus de l'école, lié ou non à des faits de harcèlement, méritent d'être posées, au-delà de la définition psychopathologique classique. C'est pourquoi il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins singuliers, qui peuvent, par exemple, prendre la forme de l'aménagement des modalités d'accueil à l'école, au collège, au lycée. Si l'enfant ou l'adolescent éprouve des difficultés à construire le lien avec l'autre, la mise en œuvre d'adaptations, dans le cadre scolaire, permettant une meilleure adéquation entre la demande de l'école et lui-même peut contribuer à résoudre le problème et à surmonter la crise.