Il y a vingt ans, le numéro un de la CGT était obligatoirement membre de la direction du Parti communiste français. C'est fini. Il y a vingt ans, négocier et encore plus signer un compromis avec les patrons voulait dire se compromettre dans la novlangue cégétiste. Désormais, le stylo n'est plus tabou. Il y a vingt ans, elle snobait ses homologues, les autres organisations syndicales françaises, à commencer par la CFDT. La page est tournée. Il y a vingt ans, enfin, l'hémorragie des adhérents d'une CGT que d'aucuns estimaient en danger de mort paraissait sans fin. Ses effectifs remontent désormais. Les exemples sont légion de la profondeur de la mue qui a démarré en 1992 lorsque Louis Viannet a succédé à Henri Krasucki. Et s'est poursuivie et amplifiée depuis lors avec Bernard Thibault. Non sans péripéties, comme le raconte ce livre, jusqu'à l'invraisemblable psychodrame de la succession de ce dernier avant le choix de Thierry Lepaon pour le remplacer. L'auteur propose par là même, nombreux témoignages inédits à l'appui, un portrait du premier syndicat français. Faisant apparaître les défis auxquels il est aujourd'hui confronté dans un monde du travail lui aussi en profonde évolution.
Nombre de pages
459
Date de parution
14/02/2013
Poids
533g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782207109946
Titre
Les vingt ans qui ont changé la CGT
Auteur
Comarmond Leïla de
Editeur
DENOEL
Largeur
142
Poids
533
Date de parution
20130214
Nombre de pages
459,00 €
Disponibilité
Epuisé
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C'est quand qu'on va où ? demande un gamin à son père parlant de son école dans une chanson de Renaud. Elodie, l'héroïne de ce roman, professeure et non pas élève pourtant, écoute avec intérêt les paroles de cette chanson et surtout ce refrain "C'est quand qu'on va où ? " qui dit la faillite de l'école tant dans la forme incorrecte de la question que dans l'interrogation posée, si pertinente, si évocatrice du mur qui est au bout. Elodie retrace donc dans ces pages sa carrière de professeure depuis ses débuts jusqu'à sa retraite. Un parcours quelque peu atypique qui nous emmène dans le Nord de la France, à Madagascar, à la Réunion, en Italie... Un parcours qui nous fait découvrir plusieurs facettes de l'enseignement : tour à tour amusée, ahurie, mais aussi révoltée, Elodie nous fait revivre ses expériences professionnelles, souligne les absurdités et les faiblesses du système. Néanmoins derrière un ton léger et humoristique tout au long du récit, elle dénonce la faillite grandissante de l'école que ce soit dans l'hexagone même, dans les départements d'Outremer ou dans les établissements gérés par la France à l'étranger. C'est quand qu'on va où ? se demande-t-elle amère et désabusée.
Jeune professeur dans le sud de la France, Hélène hérite d'un lointain grand-oncle. La voilà propriétaire d'une mine de graphite perdue dans la forêt malgache. Elle ne connaît rien à cette île fabuleuse, ni à ce minerai obscur. D'abord résolue à vendre ce legs encombrant, elle tombe amoureuse de ce cadre époustouflant et de ses habitants. Contre les éléments et les hommes, elle relève ce défi inouï, comme une chance de nouvelle vie. Elle ne sait pas qu'en même temps que ce filon, elle hérite d'une histoire ancienne et douloureuse... À Madagascar, au fil de terribles déconvenues et de petites victoires, Hélène va faire, d'une épreuve à l'autre, l'apprentissage d'un métier mais surtout d'un peuple énigmatique et d'une terre luxuriante. Ballottée mais curieuse, effrayée mais courageuse, rabrouée puis amoureuse, la jeune femme résiste à l'ombre de deux somptueux ravenales, les "arbres du voyageur", chargés de lourds souvenirs.
Sous une plume sensible, qui aborde avec évidence l'essence des choses, émotions et souvenirs abondent à fleur de page. En livrant les mots de ses blessures, de ses joies, de ses peurs et de ses batailles, Florène Comarmond offre sa vie en partage, parlant d'elle-même comme elle parlerait de nous. Autour de thèmes universels tels que l'amour, le temps ou la quête de soi, le coeur éclot alors, source d'inspiration poétique et promesse de renaissance perpétuelle.
À 21 ans, Lucas Coutenot, étudiant mauricien à Rouen, plonge dans les eaux sombres des souvenirs de son enfance et ramène à la surface les épaves de sa vie brisée d'enfant victime de pédophilie. Le coupable : son oncle Henri, la Bête, qu'il décide d'aller tuer à Holbrook en Australie. Y arrivera-t-il ? Le plus important, c'est qu'il ose briser le silence qu'il a gardé pendanttoutes ces années en acceptant que son histoire, depuis sa naissance jusqu'à, ce qu'il appelle, sa mort et sa résurrection, soit publiée. Lucas Coutenot nous laisse parcourir les méandres insoupçonnés de sa pensée, nous fait explorer les profondeurs de son âme, parfois croyante, souvent incroyante, vulnérable et nue... Il ne fait plus semblant. Il nous dit tout ou presque, car il veut témoigner aux victimes de viol, d'inceste, de pédophilie que la parole, dite ou écrite, libère...
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...