Le Pari de la guerre. Guerre préventive, guerre juste ?
Colonomos Ariel
DENOEL
23,35 €
Epuisé
EAN :9782207260869
C'est peu dire, la guerre fait retour. Elle n'est plus une affaire d'États en faillite qui guerroient en périphérie de la démocratie et du droit, mais implique désormais les puissances occidentales. Et lorsque les Etats-Unis partent en guerre contre l'Irak, lorsque Israël frappe le Liban en 2006 puis Gaza en 2008. les armes donnent une nouvelle jeunesse à la vieille idée de la guerre préventive. Pourtant celle-ci demeure bien mystérieuse. Il est donc urgent d'accorder attention et réflexion à la guerre préventive pour reconsidérer la condamnation a priori et sans appel de l'action américaine fondée sur l'idée qu'elle ne serait que l'émanation de la volonté de puissance. Comprendre la guerre préventive, c'est avant tout faire l'analyse de sa justification. Pour des raisons évidentes, la guerre préventive se veut juste et pourtant elle n'est pas strictement défensive. Les Etats-Unis sont une grande puissance, un hegemon. Israël est une puissance régionale. pourtant ils ont tous deux besoin de convaincre et élaborent une doctrine de la prévention dont les termes se recoupent. Ce livre montre comment la guerre préventive est indissociable de sa justification en relevant de nombreuses occurrences historiques qui font mieux comprendre les problèmes contemporains posés par la politique de prévention. Il fait voir quel est le trajet de cette idée en suivant les méandres de la tradition de la guerre juste et les âpres querelles juridiques qui opposent les défenseurs des droits de l'homme aux juristes militaires. Dans les faits, il montre comment la tentation de justifier l'action préventive est plus forte aujourd'hui, alors même que les armes sont plus précises, ce qui rend le calcul des chances d'obtenir un succès militaire à moindres frais plus engageant. Cette tendance actuelle à saisir sa chance au jeu de la guerre laisse entrevoir une question aussi simple que forte: la guerre est envisagée comme un pari, dans sa réalisation comme dans sa justification. Mais peut-on vraiment faire le pari de justifier une guerre qui parmi les guerres est la plus hasardeuse qui soit... Biographie de l'auteur Ariel Colonomos est directeur de recherche au CNRS. Membre du Centre d'études et de recherches internationales ( CERI ), il enseigne à Sciences Po Paris et a été professeur associé de 2005 à 2007 à l'université Columbia de New York
Nombre de pages
356
Date de parution
12/03/2009
Poids
406g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782207260869
Titre
Le Pari de la guerre. Guerre préventive, guerre juste ?
Auteur
Colonomos Ariel
Editeur
DENOEL
Largeur
141
Poids
406
Date de parution
20090312
Nombre de pages
356,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Quel est le prix d'une vie ? Bien loin de n'être qu'une métaphore, cette expression renvoie à des questions qui sont au coeur de notre conception du politique. Le prix d'une vie correspond à son équivalent matériel, qu'il soit monétaire ou constitué par d'autres biens, des intérêts économiques ou politiques, des conquêtes militaires. Tout se paie et s'échange, et la conversion se fait dans les deux sens : des vies sont rapportées à des biens matériels et des biens matériels sont obtenus au prix de nombreuses vies. L'État n'est pas le seul à attribuer une valeur aux vies humaines. C'est également le cas du marché, mais aussi, en raison de la solidarité entre ses membres, de toutes les communautés auxquelles les individus appartiennent. Cet ouvrage décrit avec minutie les équivalences matérielles des vies humaines en ayant pour ligne de mire une réflexion sur leur caractère juste ou injuste. Poser la question du juste prix de la vie, c'est encourager la préservation des existences, mais c'est aussi risquer de trouver certains compromis trop coûteux. L'égalité en droit des vies humaines ne signifie pas que les moyens pour les sauver ou les protéger soient et doivent être identiques. La tension est profonde entre les exigences de l'humanisme et les contraintes du matérialisme. Quelles contreparties céder pour sauver ou protéger des vies, et combien faut-il de vies pour gagner une guerre ...Table des matières : Introduction - L'incontournable équivalence matérielle des vies humaines Chapitre 1 Marchandages à Venise Chapitre 2 Henry V : un roi mesuré dans ses paris ? Chapitre 3 La proportionnalité : mesure de la mesure Chapitre 4 Le poids des otages Chapitre 5 L'État dans la tourmente des réparations Chapitre 6 Une théorie politique de l'otage : le patriarcalisme Chapitre 7 Une théorie politique de la victime : le philanthropisme Chapitre 8 Vies passées et vies futures Chapitre 9 Les vies lointaines Conclusion La responsabilité du prix des autres Des prix qui engagent Que faire ? Bibliographie
Dans quelle mesure les Eglises internationales (catholiques, protestantes, et les divers courants se réclamant du christianisme) font-elles aujourd'hui le choix du réseau pour définir leur action, diffuser leur message d'une société autre, se constituer en tant qu'acteurs politiques ? Les institutions et en premier lieu les Etats sont-ils les acteurs uniques du théâtre international ? Comment les réseaux transnationaux ont-ils pris leur essor sur le terrain des Eglises réformes, mais aussi au sein même du catholicisme contemporain ?
Et si les think tank et les agences de notation financières n'étaient que la version contemporaine des oracles delphiques de l'Antiquité ? Dans cet ouvrage original qui croise sciences politiques, sociologie et philosophie, Ariel Colonomos s'intéresse aux rapports que nos sociétés entretiennent avec le futur et à leurs paradoxes. Alors même que le futur résiste à la science et que devrait logiquement s'imposer une diversité des opinions contradictoires, une " vision " du futur prévaut qui fait largement consensus. Les intérêts des penseurs et des décideurs convergent dans un conservatisme troublant. Est-ce parce que les " gardiens du temple du futur " ont souvent un pied dans le scénario dont ils annoncent la venue ? Est-ce parce que la stabilité devient l'antidote utile à des changements menaçants (parce qu'imprévus) et qu'il y aurait finalement une sorte de " prime à l'inaction " ? La mondialisation, nous dit-on, engage une accélération et une turbulence des changements. Illusion d'optique, répond Ariel Colonomos, qui s'engage ici à revaloriser, contre le monopole que s'arrogent certaines paroles oraculaires, la pluralité des voix, et contre la frilosité dominante : le désir du futur. Comment construire un débat public sur le futur qui soit véritablement un théâtre à plusieurs voix ...
Biographie de l'auteur Docteur en sciences politiques, spécialiste de l'éthique des relations internationales, Ariel Colonomos est chercheur au CNRS affilié au CERI (Centre d'études et de recherches internationales) et maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est en outre professeur invité à l'Université Columbia de New York.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...