Victor Hugo les appelait " écumeurs d'aventures " ou " chasseur d'expédients ". L'homme de la rue leur donnait des noms plus poétiques : aigrefins, chevaliers d'industrie, écornifleurs... Tous étaient de géniaux artisans de l'entourloupe et de l'arnaque, des magiciens de rêve, capables de fabriquer du vrai avec du faux, de l'or avec du vent. A travers seize destins d'exceptions, Roger Colombani chronique les plus grandes escroqueries de l'histoire. Collection surprenante de ruses et de turpitudes, où la malignité des voyous n'a d'égale que la naïveté des victimes. Au XIXe siècle, c'est le marquis de Rayes qui vend au prix fort un mythique Eldorado du Pacifique, la Nouvelle-Irlande, dont on découvre à l'arrivée qu'il s'agit d'une île insalubre, où la plupart des colons laisseront leur vie. C'est aussi, sous la Régence, le génial banquier John Law qui change l'or en assignats et provoque la première faillite de la Banque de France. C'est encore le gendre du président Jules Grévy qui monte un trafic de fausses Légion d'honneur. Ou Thérèse Humbert qui, dix-sept ans durant, vécut richement, mais à crédit, en faisant miroiter l'héritage d'un imaginaire oncle d'Amérique. Artistes de la filouterie, leurs noms sont encore dans les mémoires : Marthe Hanau, Bolo Pacha, Albert Oustric, Fernand Legros, Michael Milken, Joseph Joanovici, Marius Jacob, Paul Dellapina, le Comte Lustig, Michele Sîndona...
Nombre de pages
234
Date de parution
01/11/1998
Poids
295g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782080676214
Titre
DES ESCROCS MAGNIFIQUES. Les grands destins
Auteur
Colombani Roger
Editeur
FLAMMARION
Largeur
152
Poids
295
Date de parution
19981101
Nombre de pages
234,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Femmes fortes femmes d'argent, femmes d'affaires ou même femmes légères, les femmes évoquées dans ce livre sont des pionnières. Elles ont tenté, dans leur diversité, de briser le carcan de l'ordre établi pour donner libre cours à leurs aspirations. Comédiennes, écrivains, cantatrices, exploratrices, reines de la Haute Couture ou du music-hall, elles ont fait avancer, par leur comportement et leur réussite, le moment où la libération de la femme et l'égalité des sexes s'imposeraient à la société. Ce ne fut pas facile. Car jusque-là, comme l'avait affirmé Napoléon, " la femme est la propriété de l'homme, comme l'arbre à fruits celle du jardinier ". Mais pouvait-on dire cela de Coco Chanel ou d'Alexandra David-Neel, Mistinguett, Peggy Guggenheim, la Belle Otero, Josephine Baker ou Eva Peron ... A travers les péripéties, les aventures, les luttes, les difficultés et les joies qu'elles ont rencontrées, Roger Colombani fait découvrir l'esprit créatif, la force de persuasion, l'originalité dont ont fait preuve, avant de pouvoir simplement affirmer leur différence, ces belles indomptables.
Dans la suite de son premier roman "La tresse", Laetitia Colombani nous embarque ici en Inde aux côtés de Léna. Avec la justesse folle qui caractérise sa plume, l'autrice nous dresse à nouveau des portraits croisés de femmes avec des histoires fortes qui les constituent. Le tout sur le fond d'une ode à l'éducation des jeunes indiennes. Un très bon roman emprunt d'humanisme !
Révoltant, poignant, scandaleux et écœurant ! Le traitement de la condition féminine s’est améliorée au cours de ces dernières décennies, pourtant, ces quatre histoires de femmes rappellent que le combat n’est pas fini. Certains pays ont encore de gros efforts à faire pour l’égalité, et l’humanité. « Féminisme n’est pas une insulte ! »
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.