Cinq ans après son accession au pouvoir suprême, François Mitterrand demeure une énigme : attaqué à droite comme homme de gauche, à gauche comme homme de droite, a-t-il réalisé les transformations qu'il souhaitait pour la France ou s'est-il contenté de gérer l'inévitable ? A-t-il résolu, cherche-t-il seulement à résoudre ses contradictions ? Est-il victime de son habileté ?... La devise de Pierre Mendès France était claire : "Gouverner, c'est choisir". Celle de François Mitterrand serait-elle simplement : "Gouverner, c'est doser" ? Sur son bureau à l'Elysée, le président garde trois photos : celles de Victor Hugo, de Jean Jaurès et de Georges Clemenceau. Trois symboles : le romantisme républicain, le socialisme, le sens de l'Etat, qui manifestent clairement l'image que François Mitterrand veut laisser dans l'histoire. Mais en fait son action semble souvent allier les contraires : pragmatisme et maximalisme idéologique, archaïsme et modernisme. Le dessein de ce républicain de gauche est clair : "Une gauche apte au gouvernement, un parti socialiste large et solide qui ait vocation à l'alternance". Quel que soit le jugement que l'on porte sur lui, il faut reconnaître que cet homme d'Etat, homme de mouvement, restera comme l'instrument d'une mutation de la société française. Relevant les propos et les actes du président de la République, contant, analysant sans complaisance ni parti pris, Jean-Marie Colombani nous dresse de celui-ci un portrait passionnant, où l'esprit critique n'exclut pas la sympathie.
Nombre de pages
228
Date de parution
14/10/1985
Poids
280g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070705030
Titre
Le portrait du président
Auteur
Colombani Jean-Marie
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
280
Date de parution
19851014
Nombre de pages
228,00 €
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Résumé : La République est un trop beau combat pour que l'on consente à la voir confisquée par mi étrange parti qui va de Jean-Pierre Chevènement à Charles Pasqua, en passant par Max Gallo, Régis Debray, Pierre Bourdieu on Philippe Séguin. Car telle est la leçon que ces bons maîtres voudraient nous inculquer: la France, c'est la République jacobine recyclée par l'Empire ; ce modèle serait aujourd'hui le seul rempart contre l'horreur économique du capitalisme mondial ; et quiconque - fût-ce par Corse interposée - écornerait l'Etat nation un et indivisible nous livrerait à la férocité du marché. Et si le véritable risque n'était pas là ? Et s'il était moins dans l'autonomie des régions, on dans le pouvoir nouveau des juges, que dans l'assoupissement nostalgique d'une France rêvée ? Entre le nihilisme moral et la restauration jacobine, entre les chimères de la pensée identitaire et la résurrection d'un néo-bonapartisme, il v a place pour les héritiers d'une tradition girondine, qui entendraient rénover et refonder une République inachevée. En revisitant la question corse comme miroir et lapsus du modèle français, Jean-Marie Colombani remonte au c?ur du malaise politique contemporain et propose une certaine idée de la République - démocrate, plurielle et girondine.
La France, à peine sortie du référendum sur le traité de Maastricht, s'interroge déjà sur le nom du successeur de François Mitterrand. Sans prendre garde qu'elle est non seulement en train de sortir du mitterrandisme mais aussi de changer d'époque et d'univers. Elle ne peut plus se contenter d'être une honnête intermédiaire entre l'Est et l'Ouest ni d'exploiter la rente de situation politique qui lui donnait, depuis 1945, une prime sur l'Allemagne. La voici qui risque à son tour de succomber au vertige identitaire et flirte avec la tentation autoritaire qui, aujourd'hui, menace l'Europe de l'Est. Qui, au sein d'une gauche à "refonder" ou d'une droite à "rénover", sera le mieux à même d'affronter cette mutation et de répondre aux attentes de cette "France sans Mitterrand" ? Qui saura le mieux la garder de la tentation d'un Etat brutal et vaincre sa dépression nerveuse collective ? Entre l'impossible retour à l'âge d'or de l'Etat-nation et l'abdication dans une impuissance collective, il y a place pour le choix d'une France qui se réveille et se réforme. Pour lui éviter une évolution régressive, maîtriser le royaume des humeurs qu'est devenue la démocratie française, résister à la tentation du temps des purges, il faut à la fois changer de République, refaire l'Etat et recomposer la France. Pour donner enfin aux Français ce qu'ils sont en droit d'attendre de la politique : une volonté de refaire le lien social.
Résumé : La chute du mur de Berlin a sonné le glas du bloc soviétique, mais elle a aussi gravement ébranlé la social-démocratie européenne, dont la raison d'être avait été la lutte contre un communisme hégémonique et fidèle à Moscou. Ainsi, le reflux électoral de la gauche démocratique ces dix dernières années s'est trouvé doublé d'une crise d'identité, liée précisément à cette perte des références anticommunistes. Aujourd'hui, l'ancienne gauche " non communiste " doit faire face à un double défi : se redéfinir, retrouver une légitimité, et renouer avec les origines du mouvement socialiste. Avec la même rigueur d'analyse, la même ampleur de vues qui a fait le succès de ses précédents ouvrages, Jean-Marie COLOMBANI se penche ici sur les raisons profondes -crise identitaire et panne du modèle social-démocrate classique- du recul de la gauche, à la fois en France et en Europe. Tirant les leçons de l'histoire du socialisme, il s'efforce de définir la ligne de partage entre le parti de l'ordre et celui du mouvement et de cerner les raisons du retour possible de la gauche. Celle-ci, pour rester fidèle à elle-même, doit survivre aux socialistes : seule une nouvelle synthèse, à la fois libérale et sociale, permettra de faire face à la menace national-populiste.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.
Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
Fin février 2020, lors de fouilles dans le gouffre de Legarrea en Navarre. Nash Elizondo, psychologue médico-légale, et son équipe de chercheurs découvrent à cinquante mètres de profondeur une dépouille de brebis, une guirlande de minuscules roses desséchées et le corps d'une jeune fille : Andrea Dancur, portée disparue depuis trois ans. Parmi ses proches, chacun a quelque chose à cacher, et la silhouette menaçante du grand-père fait obstacle aux confidences. Mêlant approche scientifique et sensibilité aux croyances et aux légendes locales. Nash entame une enquête discrète, soutenue par Amaia Salazar, désormais inspectrice de la Police forale de Navarre. Mais l'annonce du confinement ne va pas lui faciliter la tâche.
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