Collomb Michel ; Gullentops David ; Héron Pierre-M
PU RENNES
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EAN :9782753578043
La réflexion critique sur les rapports entre la littérature et la guerre avait longtemps privilégié, en France, les oeuvres portant sur la Seconde Guerre mondiale. La commémoration du Centenaire de la Grande Guerre a permis de rattraper ce retard en faisant éclore un grand nombre de publications et, surtout, en croisant l'approche littéraire avec celles des sciences humaines. Cocteau ne pouvait être oublié par ces travaux, lui qui voulut participer à la lutte dès le premier jour bien qu'il fût exempté, et qui, devenu mobilisable en 1916, passa six mois comme infirmier sur le front belge. De son côté, la perception publique de ses années d'Occupation est largement saturée par le regrettable "Salut à Breker", en 1942, que beaucoup voulurent lire comme un insupportable "Salut à Hitler" valant profession de collaboration. Ce volume voudrait corriger cette image simplificatrice en privilégiant l'approche par les discours et les oeuvres : le journal Le Mot, Parade, les grands poèmes de guerre (Le Cap de Bonne-Espérance, Discours du grand sommeil), Thomas l'imposteur ; les adresses aux jeunes écrivains, les textes sur la chanson, Allégories, La Machine à écrire, L'Éternel retour... En temps de guerre, la critique tend à surpolitiser le champ culturel et à en observer les effets sur l'inspiration des écrivains et leurs comportements publics, notamment médiatiques. Le cas de Cocteau montre qu'il n'est pas moins intéressant d'étudier les résistances d'un écrivain à cette surpolitisation, ses retraits, ses dilemmes, voire ses refus, lien ressort l'image d'un homme assez esthète pour voir la guerre comme un théâtre, assez marqué par la Grande Guerre pour approuver la "paix honteuse" des accords de Munich, assez anarchiste pour se tenir à l'écart des idéologies totalitaires, assez humain pour s'indigner du racisme d'État, assez pacifiste pour s'accommoder de la "paix honteuse" des années d'Occupation, assez Français pour défendre les "territoires de l'Espril" contre Vichy, et assez individualiste pour défendre plus que tout sa création.
Nombre de pages
257
Date de parution
17/10/2019
Poids
414g
Largeur
155mm
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EAN
9782753578043
Titre
Cocteau d'une guerre à l'autre
Auteur
Collomb Michel ; Gullentops David ; Héron Pierre-M
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
414
Date de parution
20191017
Nombre de pages
257,00 €
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Paul Morand pouvait être antipathique, infatué de sa personne, insultant envers ses collègues écrivains, avec des bouffées d'antisémitisme, de misogynie ou d'homophobie. Sa défense du colonialisme et, sous l'Occupation, de la politique collaborationniste de Vichy fut délibérée et constante. La publication de son Journal inutile avait fait scandale, et la reprise de ses ?uvres en Pléiade en 2005 fit de même. Et pourtant Paul Morand est indéniablement un grand écrivain. L'un de ceux qui sont capables, en une formule concise, de retrouver un style, d'évoquer un univers ou une atmosphère. Poursuivie sur près de soixante ans, l'?uvre littéraire de Paul Morand est considérable et embrasse tous les genres. Trente ans après la mort de son auteur, en 1976, elle n'a pas encore fait l'objet d'une étude d'ensemble. Les quatorze chapitres qui composent cet ouvrage associent étroitement l'étude de la biographie et celle des ?uvres littéraires, en faisant appel à des correspondances et des documents inédits ; ils apportent des mises au point précises sur divers aspects controversés de Morand, tout en s'efforçant de replacer sa production littéraire sous l'éclairage des grands débats idéologiques qui furent ceux de son temps.
Cet ouvrage prend le pari que des connaissances rigoureuses sur le bébé et son environnement peuvent éclairer des pratiques professionnelles respectueuses du bébé et de ses parents. Il veut contribuer au développement de la psypérinatalité dont l'ambition est de soigner les parents souffrant de troubles psychiques pour prendre soin des bébés, et inversement. Pour cela, il s'appuie sur le socle fondamental qui consiste à reconnaître que les soins corporels au bébé, chargés d'émotions, sont ainsi des soins psychiques (Myriam David), que le corps est le berceau du langage (André Bullinger), qu'il y a connaissance du langage dans l'interaction parents-bébé dès les proto-conversations (Colwyn Trevarthen). Favoriser la construction d'une relation indissociablement corporelle et langagière entre le bébé et ses parents, entre le bébé et ses soignants, entre les parents et les soignants exige une éthique de la considération qui promeut le respect du bébé et des parents dans leurs corps, leurs rythmes, leur intégrité et la parole qui leur est adressée. Le déploiement de ces questions convoque les pratiques des professionnels des métiers de la périnatalité et leur ambition de prodiguer des soins suffisamment bons. L'alliance entre des disciplines aussi différentes que la psychanalyse, la sensori-motricité, l'histoire, l'anthropologie, la psychologie du développement et une clinique rigoureuse irrigue les réflexions et les pratiques de ces professionnels des mille et un jours, de la conception aux deux ans de l'enfant.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.