La Bretagne dans l'Etat royal. Classes sociales, Etats provinciaux et ordre public de l'Edit d'Union
Collins James-B ; Aubert Gauthier ; Hamon Philippe
PU RENNES
22,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753502338
James Collins, historien américain spécialiste de la France moderne, fournit ici une analyse très stimulante de la société bretonne des XVIe et XVIIe siècles. Étudiant successivement l'économie, la société et les institutions bretonnes, il donne une interprétation renouvelée du mode d'intégration du duché de Bretagne au royaume et des relations entre cette province, à la personnalité affirmée, et la monarchie des derniers Valois et des premiers Bourbons. La Bretagne et plus largement la France des XVIe-XVIIe siècles apparaissent comme des sociétés beaucoup plus instables et mouvantes qu'on ne l'a cru jusqu'ici. L'absolutisme existe davantage en théorie qu'en pratique. La Couronne et les élites provinciales, noblesse en tête, font des compromis mutuellement profitables pour assurer leur mainmise conjointe sur la société bretonne. Dans ce cadre, J. Colons éclaire les rapports de domination entre les différentes catégories de la population, à travers l'étude des prélèvements seigneuriaux et fiscaux. Un ordre nouveau s'élabore, non sans conséquences sur des structures de base comme le lien entre famille et individu, le rôle de la femme ou la propriété. L'ordre public demeure cependant fragile et les tensions qui traversent la société bretonne débouchent en 1675 sur les révoltes du Papier Timbré et des Bonnets Rouges, attentivement scrutées par l'auteur. Cette traduction du livre de J. Collins, Classes, Estates and Order in Early Modern Brittany, paru en 1994, est enrichie d'une mise à jour bibliographique et d'une table ronde qui a réuni en 2004 plusieurs historiens français autour de J. Collins pour débattre de l'actualité de son livre.
Nombre de pages
392
Date de parution
08/06/2006
Poids
501g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753502338
Titre
La Bretagne dans l'Etat royal. Classes sociales, Etats provinciaux et ordre public de l'Edit d'Union
Auteur
Collins James-B ; Aubert Gauthier ; Hamon Philippe
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20060608
Nombre de pages
392,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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