Les mots du génocide met en lumière les mécanismes linguistiques qui mènent à la mort et survivent au mal perpétré: des mots détournés pour préparer le crime et des euphémismes pour le masquer, des mots dissimulés entre les lignes qui servent aux négationnistes pour nier les paroles des rescapés, tressées d'indicible. Il faut lire ces mots, les traduire, en débattre et les transmettre par une sorte d'apprentissage afin d'éviter confusion, double langage, propagande et manipulations de toutes sortes. Issu d'une série de rencontres qui ont eu lieu à L'arc (Littérature et atelier de réflexion contemporaine), à Romainmôtier, cet ouvrage part du témoignage de Victor Klemperer sur la langue du IIIe Reich pour entamer une réflexion sur les rapports entre langage et génocide, ou comment les mots participent de la logique et de la mise en application du plus grand des crimes. Les contributions ici réunies, signées par des écrivains, des philosophes, des journalistes, des psychanalystes et des témoins rescapés, abordent ces terribles événements dont on ne se détournera jamais: la Catastrophe des Arméniens, la Shoah, la guerre en ex-Yougoslavie et le génocide des Tutsi au Rwanda.
Nombre de pages
224
Date de parution
18/10/2011
Poids
310g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9782940406241
Titre
Les mots du génocide
Auteur
Collin David ; Waintrater Régine
Editeur
METISPRESSES
Largeur
143
Poids
310
Date de parution
20111018
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
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Un homme qui a tout oublié est retrouvé par une caravane dans le désert de Gobi. Avec l'aide d'un chaman, il essayera de se réapproprier son passé, de reconstruire sa vie, de comprendre l'homme qu'il est devenu. Pour cela, il lui faudra parcourir le monde, jusqu'à se retrouver en Argentine. Des bribes de souvenirs l'aideront à retisser une identité. Insidieusement, ces événements fantastiques seront troublés par une atroce réalité politique, le souvenir des enfers de la dictature militaire des années soixante-dix. Sous les différents masques qu'il a peut-être portés, puis écartés, arrivera-t-il a retrouver son vrai visage? David Collin a écrit un roman d'enchantement, d'une grande intelligence et d'une subtile invention, plein de tournures étonnantes et truffé de clins d'oeil littéraires, dans la grande tradition des romans d'aventures fantastiques argentins. Les Cercles mémoriaux prouve que les destins littéraires sont mystérieux: c'est en France, et non en Amérique du Sud, que les grands créateurs Bioy Casares, Cortazar et Borges ont trouvé leur talentueux disciple." Alberto Manguel
Il était une fois l'histoire de pères fantômes, qui de ruptures en ruptures se sont croisés sans se connaître - mon enfance est un conte des mille et une nuits. Des silhouettes grises frôlent les murs d'un vaste palais oriental, elles murmurent, se glissent dans mon ombre, dérivent entre mes souvenirs, annoncent un secret qu'il me faudra dégager sous des tonnes de sable, sous des monceaux de rêves - vagues certitudes. De grandes ombres paternelles, obscures lueurs aux visages indiscernables, rôdent dans les chambres du palais. Nous nous croisons, nous nous parlons sans nous voir, nous nous regardons dans la nuit, et nous découvrons au matin que nous étions, les uns et les autres, objets de ces regards, proches et lointains, père(s) et fils." Biographie: David Collin, né en France en 1968, vit en Suisse, à Fribourg. Train fantôme est son premier roman.
David Maurice ; Collin David annie ; David Jacques
Souvenirs d'un intellectuel qui a sillonné la France et l'Afrique du Nord rencontrant au hasard de ses postes des écrivains et artistes de son temps : Mauriac, Montherlant, Jules Romains... A Quimper, il se lie d'amitié avec un jeune sous-préfet, artiste : Jean Moulin. Nommé vice-recteur à Alger, il est révoqué fin 40 pour avoir, lui, refusé de révoquer les instituteurs juifs et communistes. Rétrogradé à Montpellier, il s'engage dans la résistance. Que cherchait-il dans cette vie ? L'ambition ? L'argent ? Non ! c'était Lui, son for intérieur. Il avait besoin de se connaître. Dans son livre sur Conrad, il va jusqu'à écrire : "Rien d'humainement grand n'est né de la réflexion. L'action seule peut nous révéler à nous-mêmes". Au travers de ses rencontres et de ses lectures, on découvre un homme de la première moitié du XXe siècle qui s'interroge avec distance et malice sur lui même. Maurice David, né en 1891 à Tonneins, était enseignant, pédagogue et administrateur. A la Libération il est nommé Directeur Général de l'enseignement de la Seine et Inspecteur général de l'Education Nationale. Il est l'auteur d'un roman et de plusieurs essais sur des écrivains et sur la pédagogie. Il est décédé en 1974.
Krähenbühl Etienne ; Collin David ; Humaydane-Youn
Ce livre donne à sentir le poids du drame libanais, non dans sa réalité documentaire, mais dans sa dimension vécue. Etienne Krähenbühl, en visite au Liban en 2000, prend la mesure de ce qu'a été la guerre. Le pays, champ de blessures ouvertes, le fascine, l'attire, l'atterre. Dans la petite ville d'Aley, il marche sur un tapis d'obus. Hypnotisé, il lève un éclat dans la lumière du soleil qui filtre à travers les branches du seul cèdre qui demeure en ces lieux. Il décide d'en figer l'élan. Il fixera ces fragments meurtriers sur de longues tiges souples. Il dressera les éclats devenus fleurs ou épis, il les élèvera en un champ de mille fleurs du mal, suspendues dans la mémoire des vents. Les textes tissent une réflexion tour à tour poétique, narrative et analytique autour de l'ouvre, des résonances qu'elle appelle, de l'histoire qui remonte à la surface de la mémoire. Une terre, une mémoire, une infinité de possibilités fracassées : il s'agit de dire, d'exprimer et de témoigner. AUTEURS : Etienne Krähenbühl, plasticien suisse formé à l'Ecole des beaux-arts de Lausanne puis à Paris et Barcelone, vit aujorud'hui en Suisse. David Collin, français d'origine et suisse d'adoption, a publié en 2007 son premier récit, Train Fantôme, aux éditions du Seuil. Il est producteur et réalisateur à la Radio Suisse Romande. Imane Humaydane-Younes, libanaise, anthropologue, a enquêté sur les disparus de la guerre civile. À travers recherches et écriture, elle effectue un patient travail de mémoire. Elle a publié trois romans.
Durant l'été 1923, Deskaheh Levi General, Chef Cayuga représentant les Six Nations de la Confédération Haudenosaunee - les Cayuga, les Seneca, les Onondaga, les Oneida, les Mohawk et les Tuscarora - embarqua à New York pour la Société des Nations à Genève. Sa mission auprès de la Société des Nations était de taille : convaincre les puissances mondiales de reconnaître les Haudenosaunee comme un Etat frère. L'histoire de Deskaheh est marquée par des obstacles insurmontables, mais sa campagne a insufflé la philosophie Haudenosaunee à la toute nouvelle Société des Nations, une organisation qui apprenait alors à gouverner comme le peuple de Deskaheh le faisait depuis des millénaires. L'oeuvre de Deskaheh a donné naissance au mouvement pour les droits des Peuples Autochtones, et les Haudenosaunee continuent aujourd'hui de faire entendre leur voix aux Nations Unies. Un siècle après le voyage de Deskaheh, la Ville de Genève et le Docip commémorent la force de cette amitié née entre un homme, le génie diplomatique de son peuple et la ville qui l'a accueilli, célébrant un héritage de résistance et de détermination, et l'évolution des relations entre Genève et les Peuples Autochtones du monde entier.