Giorgio Colli est mort le 6 janvier 1979, laissant une oeuvre philosophique étroitement liée à son activité éditoriale et universitaire, comme éditeur, entre autres, des oeuvres complètes de Nietzsche (avec Mazzino Montinari) et professeur de philosophie antique à l'Université de Pise. Ce troisième volume des Carnets posthumes rapporte l'ensemble des fragments sur Nietzsche. Ils viennent en contre-point des préfaces qu'il a données aux différentes éditions de Nietzsche en Italie, rassemblées sous le titre Ecrits sur Nietzsche (1980), et de son Après Nietzsche (1974). Et se fait jour ici, sous forme de notes rapides, acérées, énigmatiques, la relation privilégiée d'un homme avec une oeuvre sans équivalent dans la littérature philosophique de ces derniers siècles. Si "Nietzsche a tout dit et le contraire de tout", peu importe alors de le comprendre ou de l'interpréter. Le "comprendre" véritablement, c'est "faire quelque chose" dans sa direction. Se succèdent alors, au jour le jour, les différents moments de cette "action Nietzsche", qui confirment que sur le plan de l'honnêteté philosophique, nous ne sommes pas encore allés "après Colli".
Nombre de pages
220
Date de parution
24/02/2000
Poids
313g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782841620395
Titre
NIETZSCHE CAHIERS POSTHUMES III
Auteur
Colli Giorgio
Editeur
ECLAT
Largeur
150
Poids
313
Date de parution
20000224
Nombre de pages
220,00 €
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Giorgio Colli est mort le 6 janvier 1979, laissant une ?uvre philosophique étroitement liée à son activité éditoriale et universitaire, comme éditeur, entre autres, des ?uvres complètes de Nietzsche et professeur de philosophie antique à l'Université de Pise. Quatre livres seulement ont paru de son vivant, et cette méfiance vis-à-vis de l'écriture et de la publication, fait l'objet d'une réflexion au jour le jour dans ces cahiers rédigés entre 1955 et 1977, publiés en Italie en 1982 et qui commencent à paraître aujourd'hui en français. Philosophie de la distance rassemble ces notes sur le rapport de l'écrit à l'oral et, d'une manière générale, sur cette distance entre substance et expression. S'y ajoute un ensemble sur les rapports de l'Etat à la culture et à l'éducation. Ces cahiers posthumes nous introduisent dans le laboratoire de la pensée de Giorgio Colli. Ils apparaissent comme son véritable "héritage" philosophique, en contrepoint personnel et secret des différents livres qu'il a publiés, traduits ou édités. Bien qu'hostile à toute philosophie systématique, Colli ne se révèle pas moins, dans le cours de son élaboration théorétique, un extraordinaire architecte, qui peu à peu ajoute à son édifice les justes pierres, à l'exacte mesure.
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