Philosophes plus qu'humains précédé de Philologie pas morte
Colli Giorgio ; Farazzi Patricia ; Barbera Sandro
ECLAT
24,99 €
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EAN :9782841622214
Ce volume propose deux écrits de jeunesse de Giorgio Colli, destinés originellement à faire partie d'un livre dont le plan avait été établi en 1940, mais qui ne sera jamais mené à terme. Pourtant, dans ces deux essais d'un jeune homme de 23 ans s'affirme déjà toute la thématique à venir de l'ouvre de Colli, Nietzsche, les Grecs, et se dessine un " programme de vie pour la connaissance ", celui-là même qui fut réalisé par Colli dans les années à venir et jusqu'à la fin de sa vie trop brève : jeter les bases d'une approche nouvelle de la grécité, à travers les prismes successifs de Nietzsche et de Schopenhauer, en vue d'une réhabilitation du mysticisme comme réalisation cognitive ultime. Entre le jeune homme de 1940, qui ne craint pas d'inscrire déjà Nietzsche ou panthéon de ses " maîtres " quand il est encore aux mains d'un régime honni, ou de désigner la part mystique de la connaissance quand la rationalité domine la pensée occidentale, et le professeur de l'université de Pise qui exhorte ses élèves à vivre la philosophie avant de l'étudier, un seul instant s'est écoulé. Instant rempli des figures tutélaires des premiers Grecs, mais aussi et surtout de celle, tourmentée et familière, du Maton de Soaote, frère dans la douleur de ne pas pouvoir dire la vérité.
Nombre de pages
286
Date de parution
18/11/2010
Poids
246g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782841622214
Titre
Philosophes plus qu'humains précédé de Philologie pas morte
Auteur
Colli Giorgio ; Farazzi Patricia ; Barbera Sandro
Editeur
ECLAT
Largeur
110
Poids
246
Date de parution
20101118
Nombre de pages
286,00 €
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Giorgio Colli est mort le 6 janvier 1979, laissant une ?uvre philosophique étroitement liée à son activité éditoriale et universitaire, comme éditeur, entre autres, des ?uvres complètes de Nietzsche et professeur de philosophie antique à l'Université de Pise. Quatre livres seulement ont paru de son vivant, et cette méfiance vis-à-vis de l'écriture et de la publication, fait l'objet d'une réflexion au jour le jour dans ces cahiers rédigés entre 1955 et 1977, publiés en Italie en 1982 et qui commencent à paraître aujourd'hui en français. Philosophie de la distance rassemble ces notes sur le rapport de l'écrit à l'oral et, d'une manière générale, sur cette distance entre substance et expression. S'y ajoute un ensemble sur les rapports de l'Etat à la culture et à l'éducation. Ces cahiers posthumes nous introduisent dans le laboratoire de la pensée de Giorgio Colli. Ils apparaissent comme son véritable "héritage" philosophique, en contrepoint personnel et secret des différents livres qu'il a publiés, traduits ou édités. Bien qu'hostile à toute philosophie systématique, Colli ne se révèle pas moins, dans le cours de son élaboration théorétique, un extraordinaire architecte, qui peu à peu ajoute à son édifice les justes pierres, à l'exacte mesure.
Benjamin Walter ; Scholem Gershom ; Adorno Theodor
Les deux volumes de la correspondance de Walter Benjamin, édités en 1966 et préfacés par Gershom Scholem et Theodor W. Adorno, proposent un choix de plus de 300 lettres, écrites entre 1910 et 1940. L'édition française a paru pour la première fois en 1978. La traduction avait été réalisée par Guy Petitdemange qui clôturait le volume par une courte postface intitulée « Treize facettes de Walter Benjamin au fil de ses lettres». L'ensemble a été révisé et mis à jour pour notre édition par Pierre Rusch, qui comprend un corpus de lettres de 1913 à Ludwig Strauss sur la question du sionisme, qui a été retrouvé après la première édition allemande et n'a pu être intégré dans les éditions successives.Même si cette édition est incomplète par rapport à la grande édition allemande en six volumes établie par Christoph Gödde et Henri Lonitz (Suhrkamp, 1996), elle a le mérite d'avoir été éditée par deux proches amis de Benjamin, et leurs notes témoignent de cette amitié aussi fidèle que compliquée et de «l'exceptionnelle aisance dans le genre épistolaire qui lui était comme naturelle» écrit Scholem. Elle éclaire en tout cas suffisamment et d'un jour nouveau l??uvre de Benjamin qui a marqué durablement la pensée du 20e siècle et est chaque jour redécouverte par une nouvelle génération de lecteurs et d'exégètes. La liste des correspondants donne bien la mesure de son importance: outre les deux éditeurs, dont plusieurs lettres sont également reproduites, on trouve Hannah Arendt, Hugo von Hoffmansthal, Bertolt Brecht, Max Horkeimer, Martin Buber, Adrienne Monnier, Rainer Maria Rilke etc. Toute la pensée du 20e siècle est là, avec son cortège de drames et d'espérances.