D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours vu mon père écrire. Et quand je dis écrire, j'entends beaucoup écrire. "Derrière son indispensable machine à écrire, au cliquetis métallique si caractéristique, André Collet ne se contentait pas de rédiger des bulletins scolaires. Il donnait aussi à lire ses lettres ouvertes, ses éditos, ses billets d'humeur et autres courriers destinés aux journalistes, fort qu'il était de ses convictions. Maire, directeur d'école et surtout militant, il rédigeait quantité de textes pour lutter contre le nucléaire naissant, le militarisme et l'injustice sociale.Grâce à une correspondance oubliée, son fils aîné retrace le parcours d'un " révolté tranquille ", de la grande époque des rassemblements du Larzac jusqu'à la fin de sa vie. À travers la biographie et l'hommage se dessine une réflexion intimiste sur la paternité. Les idéaux et les convictions sont aussi un héritage précieux.
Date de parution
07/06/2026
Poids
190g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782414825714
Auteur
COLLET JEAN-PIERRE
Editeur
EDILIVRE
Largeur
148
Date de parution
20260607
Disponibilité
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Aujourd'hui, je ne peux affirmer, qu'avant de me connaître, ma belle-mère ait été une farouche partisane de l'énergie nucléaire. Je m'abstiendrai de ce genre de commentaire définitif. Comme la plupart des gens, elle demeurait partagée sur cette délicate question. Et elle a avancé dans la vie, sans plus d'interrogations. Jusqu'à ce que Tchernobyl vienne semer la zizanie dans les esprits. Jusqu'à ce que l'irréparable balaie toutes nos certitudes. Il est possible d'affirmer que notre rencontre a joué un rôle évident dans son approche du problème. Pas au point de la transformer en militante acharnée, non. Mais suffisamment pour qu'elle considère mon engagement d'un oeil bienveillant. Disons que j'ai débarqué dans son quotidien (et dans celui de sa fille) à un moment crucial de sa vie. Ce qui ne l'empêche pas de demeurer critique à bien des égards. En même temps, on parle bien d'une belle-mère. "
La violence a toujours investi les images. L'art intègre la violence, il ne la refuse pas, il compose avec elle. De Lascaux à Picasso, la violence fait hurler la lumière et la pierre. Mais c'est pour la fixer, la retenir, la déployer dans des formes et dans un temps qui permettent de la comprendre. Précisément parce qu'elle fascine, la violence ne peut être filmée directement, mais réfléchie, mise en forme par le détour d'un art. L'auteur de L'Homme qui tua Liberty Valance n'a filmé toute sa vie que des situations violentes. Sans s'y complaire, il inscrit la violence dans un temps, celui du western, celui du conte, et l'appréhende par le regard des hommes qui ont à la déjouer, à lui répondre. Répondre à la violence, c'est inventer une parole juste, une parole qui fait loi. Le cinéma de John Ford est cette parole. Elle vaut également pour la survie d'une civilisation et la vitalité d'un art qu'il serait urgent de redéfinir comme une réponse possible à la fascination de la violence.