Joseph Mallord William Turner (1775-1851) est aujourd'hui considéré comme le plus grand - car le plus novateur, sans doute - des peintres anglais de paysages et l'un des maîtres de la peinture européenne au XIXe siècle. En effet, il a su opérer dans ses tableaux, et particulièrement dans ses oeuvres ultimes, un dépassement radical de la forme et de la fonction classiques du paysage par une dilution dans la lumière. "Oui, mon style, c'est l'atmosphère", a-t-il pu déclarer! Cependant, ce révolutionnaire est aussi bien un héritier, un continuateur et un compagnon de route. La profonde singularité de son oeuvre s'est en effet constamment nourrie de son dialogue avec les autres peintres, tant les maîtres anciens que ses contemporains. L'exposition "Turner et ses peintres" - fruit et aboutissement des travaux de nombreux chercheurs depuis plusieurs années - propose pour la première fois une remarquable confrontation entre l'artiste britannique et "ses" peintres. Dans ce catalogue, on trouvera en regard de ses productions les oeuvres des maîtres qui l'ont inspiré - Claude Lorrain, évidemment, mais encore Canaletto, Poussin, Rembrandt, Rubens, Ruisdael, Téniers, Titien, Watteau -, ainsi que celles de ses contemporains, Bonington, Constable, Girtin et Wilkie.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
288
Date de parution
18/02/2010
Poids
1 442g
Largeur
232mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782711857036
Titre
TURNER ET SES PEINTRES
Auteur
Solkin David ; Warrell Ian ; Nicholson Kathleen ;
Editeur
RMN
Largeur
232
Poids
1442
Date de parution
20100218
Nombre de pages
288,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Joseph Mallord William Turner (1775-1851) est aujourd'hui considéré ~-: comme le plus grand - car le plus novateur, sans doute - des peintres anglais de paysages et l'un des maîtres de la peinture européenne au xixe siècle. En effet, il a su opérer dans ses tableaux, et particulièrement dans ses oeuvres ultimes, un dépassement radical de la forme et de la fonction classiques du paysage par une dilution dans la lumière. "Oui, mon style, c'est l'atmosphère", a-t-il pu déclarer! Cependant, ce révolutionnaire est aussi bien un héritier, un continuateur et un compagnon de route. La profonde singularité de son oeuvre s'est en effet constamment nourrie de son dialogue avec les autres peintres, tant les maîtres anciens que ses contemporains. L'exposition "Turner et ses peintres" - fruit et aboutissement des travaux de nombreux chercheurs depuis plusieurs années - propose pour la première fois une remarquable confrontation entre l'artiste britannique et "ses" peintres. Dans ce catalogue, on trouvera en regard de ses productions les oeuvres des maîtres qui l'ont inspiré - Claude Lorrain, évidemment, mais encore Canaletto, Poussin, Rembrandt, Rubens, Ruisdael, Téniers, Titien, Watteau -, ainsi que celles de ses contemporains, Bonington, Constable, Girtin et Wilkie.
Solkin David ; Beyer Jonas ; Fend Mechthild ; Gott
This catalogue accompanies the first exhibition devoted to a fascinating group of drawings by the Anglo-Swiss Henry Fuseli (1741-1825), one of eighteenth-century Europe's most idiosyncratic, original and controversial artists. Best known for his notoriously provocative painting The Nightmare, Fuseli energetically cultivated a reputation for eccentricity, with vividly stylised images of supernatural creatures, muscle-bound heroes, and damsels in distress. While these convinced some viewers of the greatness of his genius, others dismissed him as a charlatan, or as completely mad. Fuseli's contemporaries might have thought him even crazier had they been aware that in private he harboured an obsessive preoccupation with the figure of the modern woman, which he pursued almost exclusively in his drawings. Where one might have expected idealised bodies with the grace and proportions of classical statues, here instead we encounter figures whose anatomies have been shaped by stiff bodices, waistbands, puffed sleeves, and pointed shoes, and whose heads are crowned by coiffures of the most bizarre and complicated sort. Often based on the artist's wife Sophia Rawlins, the women who populate Fuseli's graphic work tend to adopt brazenly aggressive attitudes, either fixing their gaze directly on the viewer or ignoring our presence altogether. Usually they appear on their own, in isolation on the page ; sometimes they are grouped together to form disturbing narratives, erotic fantasies that may be mysterious, vaguely menacing, or overtly transgressive, but where women always play a dominant role. Among the many intriguing questions raised by these works is the extent to which his wife Sophia was actively involved in fashioning her appearance for her own pleasure, as well as for the benefit of her husband. By bringing together more than fifty of these studies (roughly a third of the known total), The Courtauld Gallery will give audiences an unprecedented opportunity to see one of the finest Romantic-period draughtsmen at his most innovative and exciting. Visitors to the show and readers of the lavishly illustrated catalogue will further be invited to consider how Fuseli's drawings of women, as products of the turbulent aftermath of the American and French Revolutions, speak to concerns about gender and sexuality that have never been more relevant than they are today. The exhibition showcases drawings brought together from international collections, including the Kunsthaus in Zurich, the Auckland Art Gallery in New Zealand, and from other European and North American institutions.
Le narrateur n'a connu dans son enfance ni mère, ni frère, ni soeur, ni tante, ni cousine, mais uniquement un père auquel le lie une intimité extraordinaire qui ne peut pas même être nommée, car il s'agit d'un amour exclusif, calmement attaché à la vie grise de tous les jours et cependant métamorphosé par le rayonnement amoureux. Père et fils s'accordent à la manière dont on dit que des instruments de musique sont au diapason l'un de l'autre. Dans leur minable pavillon de banlieue où les mots, les objets prennent une place magique, les deux hommes sont heureux, librement enfermés dans leur univers de passion. Pour l'enfant, le monde, c'est les mots, les choses, les rites, plutôt étranges d'ailleurs, que lui apprend son père. Le reste n'existe pas. A la mort de son père, le fils essaie de venir au monde. Après quelques vaines tentatives de relations avec des femmes, dont la présence est à peine perçue, il s'enfonce avec délices dans la solitude de ses souvenirs parfaitement préservés, trop heureux de trouver dans l'échec la dérision de la réalité et la supériorité du père.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".