Savoir-faire. La variante dans le dessin italien au XVIème siècle
Boubli Lizzie
RMN
19,50 €
Epuisé
EAN :9782711846054
Exceptionnellement nombreux en Italie, les dessins du Quattrocento et du Cinquecento permettent de suivre assez clairement les permanences, les mutations et les ruptures dans l'histoire. Après la Renaissance, l'usage de la variante est devenu un lieu commun jusqu'à nos jours : la variante est-elle une expression universelle, une voie d'accès particulièrement propice à l'imaginaire ? Appartient-elle à une maturation lente, souvent fastidieuse, forgée à force de flux et de reflux dans le cheminement de l'artiste ? La variante n'est-elle alors qu'un déchet, qu'un rebut des états transitoires d'un processus immatériel, uniquement visible et accessible dans l'?uvre ou le travail menés à terme, comme dans l'?uvre littéraire ? Ne représente-t-elle plus aujourd'hui qu'un héritage ancien, qu'un académisme toujours actuel dans le dessin contemporain ? On constate que la variante fut une pratique bien vivante et ancrée dans le dessin artistique en Italie dès l'origine. et c'est par une approche soucieuse de la réalité concrète, et toujours difficile à cerner, de la formation dans l'atelier ou bottega, qu'on mesure la portée d'un tel procédé. Aussi a-t-on cherché ici à amorcer une analyse du dessin comme un " savoir-faire ", notion et réalité sociale qui expliquent tant d' " habitudes ", au sens donné par Pierre Bourdieu. Ce qui est une évidence pour les historiens est pourtant rarement étudié en isolant les éléments qui mettraient au jour les faits relevant du dessin.
Nombre de pages
126
Date de parution
10/05/2003
Poids
596g
Largeur
211mm
Plus d'informations
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EAN
9782711846054
Titre
SAVOIR-FAIRE - LA VARIANTE DANS LE DESSIN ITALIEN AU XVIE SIECLE
Auteur
Boubli Lizzie
Editeur
RMN
Largeur
211
Poids
596
Date de parution
20030510
Nombre de pages
126,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le procédé de la variante, c'est-à-dire le dessin de plusieurs alternatives d'un même sujet, destiné ou non à une composition, est une méthode de travail omniprésente dans l'histoire des arts, dans l'Antiquité ou au Moyen Âge dans les manuscrits à peinture. C'est à partir de ce procédé que cet ouvrage se propose d'étudier le dessin italien à la Renaissance. Tant dans l' " invention " du sujet que dans l'exécution du dessin, diverses catégories de variantes peuvent être distinguées : de la progression d'un motif ou d'une composition sur une feuille (" variante de progressive ") à l'étude de leur disposition (" variante de disposition ") ou de leur mouvement. Chez Véronèse et Cigoli prédominent les variantes progressives, tandis que les dessins de Léonard, de Raphaël ou de Michel-Ange intéressent quasiment toutes les catégories de variante. Le lecteur peut ainsi saisir la réalité du travail de l'atelier : du fonds commun d'images à un atelier peuvent naître des modes conventionnels comme la copie ou des pratiques novatrices comme l'esquisse.
Tout le monde ne sait pas que "? esquisse ? " vient de l'italien "? schizzo ? " (giclure, jet), mais personne ne pense ignorer de quoi il s'agit : un dessin préparatoire, fait à grands traits, où l'artiste fixe une première version approximative de l'oeuvre qu'il imagine, qui lui servira de modèle pour se guider dans l'exécution du tableau proprement dit. Sorte de brouillon graphique, dont les origines sont sans doute aussi anciennes que la peinture elle-même, l'esquisse est reconnaissable au premier coup d'oeil, et se présente comme une pratique sans mystère pour quiconque s'intéresse aux arts plastiques... A moins que ces fausses évidences ne nous cachent sa véritable histoire et ses vrais enjeux ? L'esquisse a sans doute été pratiquée sur toutes sortes de support depuis la Préhistoire, mais on n'en a gardé aucune trace avant la fin du Moyen Age. C'est en Italie, au milieu du XVe ? siècle et au cours du XVIe, que tout change. Non seulement les artistes (peintres, sculpteurs, architectes) multiplient les esquisses et se mettent à les conserver précieusement, mais le concept même de schizzo devient l'objet de vastes débats théoriques qui vont irradier dans toute l'Europe : l'Italie de la Renaissance invente l'esquisse comme processus intellectuel majeur de la création. Hollanda, Vasari, Vinci, Armenini, etc. en cherchent la définition et en explorent la diversité (inspiration initiale, rapidité d'exécution, mouvement, imperfection, première pensée, premier jet, tache, modèle, etc.) Ce sont ces sources que Lizzie Boubli rassemble ici pour analyser en profondeur cette révolution artistique et théorique qui nous a légué un immense trésor : les dessins de travail qui recèlent les secrets de l'oeuvre à l'état naissant. Un riche portfolio commenté permet de confronter les concepts et les réalisations, en se promenant librement dans le cabinet des plus grands maîtres.
En France, les violences faites aux enfants ne sont pas des faits isolés : elles constituent un scandale systémique, longtemps nié, minimisé, protégé par le silence. Politiser cette réalité, c'est reconnaître que les enfants sont des sujets et que leur mise en danger engage toute la société. À partir de l'expérience de Mouv'Enfants, une association portée notamment par Arnaud Gallais et Suzanne Frugier, ce livre montre comment transformer la colère en organisation : mobiliser, former, structurer, interpeller. Un manuel de lutte ancré dans le terrain, où la formation devient une arme politique pour contraindre les institutions à agir.
Some of the most iconic and influential images of nineteenth-century French painting, including Gustave Courbet's famous The Meeting ("Bonjour, Monsieur Courbet!"), highlight the celebrated Bruyas Collection from the Musée Fabre in Montpellier. With tastes ranging from romanticism to realism, Alfred Bruyas (1821-1877) collected both traditional and what was then avant-garde art. Featuring nine masterpieces by Courbet, as well as important painting, drawings, and sculptures by such leading artists of the period as Delacroix, Ingres, Géricault, Millet, Corot, Rousseau, and Barye, this book examines Bruyas's role as one of the foremost collectors of contemporary art in France, and the significance of his patronage of living artists.
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.