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Revue française de sociologie N° 62-2, avril-juin 2021 : Varia
Dubuisson-Quellier Sophie ; Dubois Michel
SCIENCES PO
24,99 €
Épuisé
EAN :9782724637021
Comment les réseaux de relations personnelles ont-ils évolué dans le temps ? En répliquant, en 2017, une enquête réalisée en 2001, Guillaume Favre et Michel Grossetti montrent que la taille et la composition des réseaux personnels sont remarquablement stables entre les deux enquêtes. Pourtant, les relations personnelles continuent de refléter les évolutions récentes de la société française. Quelles sont les propriétés sociales des individus "contre-mobiles" ? Marta Veljkovic analyse, à partir de l'enquête "Formation et qualification professionnelle" , les caractéristiques des individus qui, après avoir connu une mobilité de carrière, retournent à leur position sociale d'origine. Cette contre-mobilité, qui concerne en France un homme sur quatre et une femme sur cinq, est notamment liée au niveau d'éducation. Comment le gaz de schiste devient-il un problème public en France ? Sébastien Chailleux et Philippe Zittoun étudient les épreuves au coeur du processus de mise à l' "ordre du jour" du gaz de schiste. Ils soulignent l'importance des dynamiques caractéristiques de l'administration, du monde professionnel des hydrocarbures, des médias et des arènes militantes. A partir des données de l'enquête "Formation et qualification professionnelle" , Serena Vigezzi, Lidia Panico, Sébastien Grobon et Delphine Remillon s'interrogent sur les effets d'une exposition précoce au bilinguisme. Contrairement à une idée reçue, il et elles montrent que pour les adultes qui ont suivi la totalité ou la majeure partie de leur scolarité dans le système éducatif français, cette exposition est avant tout synonyme de difficultés scolaires.
Nombre de pages
357
Date de parution
22/06/2022
Poids
326g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782724637021
Titre
Revue Française de Sociologie T62-2
Auteur
Dubuisson-Quellier Sophie ; Dubois Michel
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
151
Poids
326
Date de parution
20220622
Nombre de pages
357,00 €
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Manger, bouger", "J'éco-rénove, j'économise", "Ces génériques, c'est génial !", "Fumer tue"... Que fait l'Etat lorsqu'il s'immisce ainsi dans nos vies privées et cherche à orienter nos pratiques ? A-t-il une légitimité pour le faire ? Quels sont les acteurs et les instruments de ce gouvernement des conduites ? Comment les intéressés réagissent-ils ? Dans sa lutte contre l'obésité, le réchauffement climatique, le surendettement ou encore le déficit de la Sécurité sociale pour ne citer que quelques exemples, l'Etat cherche moins à exercer un contrôle direct sur les individus ou à transférer sa responsabilité qu'à intervenir dans la régulation économique. A agir par plutôt que sur la demande. Finement articulés à des instruments plus classiques comme la contractualisation ou la réglementation, taxes, labels, prix, nudges ou autres étiquettes lui permettent de s'appuyer sur les mécanismes du marché que sont l'intérêt et la concurrence, d'orienter les pratiques des entreprises, et in fine les comportements des citoyens...
Achats bio, boycott, refus de la publicité, éco-villages, véganisme... Multiforme, la consommation engagée fait du marché un lieu de contestation politique contre les excès du capitalisme et de la société d'accumulation. Dès le XVIIIe siècle apparaît l'idée que les citoyens peuvent, en unissant leurs efforts individuels, infléchir les tendances délétères de la société. Depuis, ce mouvement n'a cessé de grandir et d'étendre ses prérogatives. Aux causes de justice sociale se sont désormais ajoutées les luttes contre la dégradation de l'environnement, pour les circuits courts, contre la souffrance animale, pour l'éthique dans les échanges, etc. Critique à la fois contre et dans le marché, avec lequel elle entretient une relation ambiguë, la consommation engagée s'impose aujourd'hui comme un mouvement puissant, capable d'influencer les gouvernements, les législateurs et les acteurs économiques.
Résumé : Achats bio, boycott, refus de la publicité, éco-villages, véganisme... Multiforme, la consommation engagée fait du marché un lieu de contestation politique contre les excès du capitalisme et de la société d'accumulation. Dès le xviiie siècle apparaît l'idée que les citoyens peuvent, en unissant leurs efforts individuels, infléchir les tendances délétères de la société. Depuis, ce mouvement n'a cessé de grandir et d'étendre ses prérogatives. Aux causes de justice sociale se sont désormais ajoutées les luttes contre la dégradation de l'environnement, pour les circuits courts, contre la souffrance animale, pour l'éthique dans les échanges, etc. Critique à la fois contre et dans le marché, avec lequel elle entretient une relation ambiguë, la consommation engagée s'impose aujourd'hui dans l'espace public comme un moyen d'influencer les acteurs économiques et les gouvernements. Mais les consommateurs peuvent-ils réellement changer les règles du jeu ? Sociologue, Sophie Dubuisson-Quellier est directrice de recherche au CNRS et directrice du Centre de sociologie des organisations de Sciences Po (CSO, CNRS). Elle a notamment dirigé Gouverner les conduites, aux Presses de Sciences Po (2016).
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.