Si la musique, placée sous l'autorité de Pythagore, fait partie en tant que science théorétique du quadrivium, elle est pourtant dès l'origine également liée aux artes sermonicales, comme le montre l'étude des textes fondateurs de la musique et de la rhétorique, tels que les ont établis de façon diverse Platon, Aristote, Aristoxène, Quintilien, Cicéron, Saint Augustin, Zarlino, jusqu'à Kircher même. Mais cette tension entre nombre et verbe n'est qu'apparente car la musique, de la paideia aux studia humanitis, placée sous l'égide de la ratio, n'est qu'une propédeutique aux sciences suprêmes que sont Philosophie et Théologie. La mosaïque complexe de l'image que la musique donne d'elle-même de l'Antiquité à la Renaissance est ainsi unifiée par un lien très fort : celui de l'excellence et de la très haute place au sein de la culture humaine que lui donna en ses commencements l'humanisme classique. Non autonome, et tirant son plus haut prestige de cette non autonomie, la musique n'est pas le règne du virtuose mais de l'homo cantans ; non pas une technique, mais un art de vivre. C'est ce dont voudrait témoigner le présent ouvrage.
Nombre de pages
187
Date de parution
01/12/2002
Poids
396g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782840502272
Titre
Musica rhetoricans
Auteur
Durosoir Georgie ; Malhomme Florence
Editeur
SUP
Largeur
152
Poids
396
Date de parution
20021201
Nombre de pages
187,00 €
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En 1995, Paroles de poilus avait révélé la vibration de l'âtre de ces combattants de 14-18 que furent nos hères, nos grands-pères, nos arrière-grands-pères lorsqu'ils prenaient la Plume pour exprimer leurs frayeurs, leur désespoir, leurs états d'âme... Parmi eux, Maurice Maréchal, le plus grand violoncelliste de la première moitié du XXe siècle, qui, dans le présent recueil, unit sa voix à celle de son ami le violoniste Lucien Durosoir. Ces deux virtuoses, plongés au c?ur des plus grandes tueries de la Première Guerre mondiale, auraient pu être poètes, peintres ou écrivains. Ils ont l'âme à fleur de peau. C'est tout l'intérêt des lettres de Durosoir à sa mère comme celui des carnets intimes de Maréchal. La boue, les rats, le froid, les gaz, la peur, la bêtise humaine, la camaraderie aussi... Ces deux textes, dont chacun suffirait à tout révéler, entrent dans une puissante synergie parce que leurs auteurs firent cette guerre ensemble, la vécurent dans une proximité quotidienne, rejoignant entre deus assauts le quatuor créé par le général Mangin. Pendant que le canon continuait à répandre sur les tranchées sa mélodie funèbre.
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Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.