L’animal est au cœur d’interrogations politiques, sociales, écologiques et ontologiques qui éclairent le passé de manière profondément contemporaine. Si une « question animale » a bien émergé à l’âge classique et aux Lumières, inspirant de nombreux travaux, traités et autres publications, les recherches académiques des dernières décennies ont cependant connu une évolution fondamentale dans le champ historique. Qualifiées d’animal turn, elles sont caractérisées par le passage d’une vision de l’animal comme « objet » à celle d’un animal agissant, véritable acteur silencieux et souvent discret au cœur de multiples processus sociaux. Dans ce paysage prolifique qui cherche à produire une histoire des animaux, avec les animaux, ou par les animaux, la place et le rôle des médias sont quant à eux assez peu interrogés, du moins rarement spécifiquement. Les animaux occupent pourtant une place de choix sur la scène médiatique, des affiches illustrées et grands quotidiens du XIXe siècle à la circulation de mèmes et gifs sur les réseaux socio-numériques au XXIe siècle, en passant par les magazines TV animaliers ou les films et les albums jeunesse du XXe siècle. Ils apparaissent sous l’angle des représentations, des interactions avec les hommes, de leurs rôles et fonctions dans les sociétés, dans l’espace politique comme public. La question animale peut surgir dans les médias à l’occasion d’un détournement, d’une information, d’arguments commerciaux, d’enjeux de protection ou encore à travers ces animaux vedettes qui peuplent notre quotidien. Que nous apprend l’histoire de la diversité de ses fonctions, de ses usages et de ses imaginaires déployés dans les médias ? Ce dossier du Temps des médias invite à penser les animaux dans le temps long de l’histoire des médias.
Nombre de pages
310
Date de parution
30/05/2023
Poids
442g
Largeur
150mm
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EAN
9782380943931
Titre
Le Temps des Médias N° 40, printemps-été 2023 : L'animal médiatique
Fantin Emmanuelle ; Fevry Sébastien ; Niemeyer Kat
La nostalgie est devenue une ressource fondamentale de la culture médiatique contemporaine. Les séries télévisées au look rétro, l'amour du vintage et des meubles patinés, le déferlement du rétro-gaming ou encore les commémorations (muséales) d'un passé souvent idéalisé peuplent désormais notre quotidien. La nostalgie est pourtant bien plus qu'une simple rétrogradation temporelle, et c'est ce que les auteur·e·s de cet ouvrage entendent démontrer à travers des réflexions critiques et des cas d'études originaux et inédits. Comment comprendre la passion pour les photographies de maisons en ruines ? Qu'est ce qui nous pousse à regarder en boucle nos séries préférées ou celles de notre enfance ? Pourquoi écrire aujourd'hui une carte postale qui sera reçue en 2042 ? Voici quelques-unes des nombreuses questions auxquelles cet ouvrage collectif transdisciplinaire - le premier en langue française - propose d'offrir des pistes de réponse.
Corbillé Sophie ; Fantin Emmanuelle ; Wrona Adelin
Comment les médias ont-ils fabriqué Paris, qui devient une ville-monde au 19e siècle ? Comment la capitale a-t-elle de son côté imposé sa marque au monde du journal et de l’information ? Les réponses dans l’ouvrage Paris, capitale médiatique !Depuis deux décennies, Paris se peuple d'incubateurs de start-ups créatives, tandis que les grands médias traditionnels ne cessent de déménager, investissant de nouveaux quartiers. Si ces acteurs transforment l'espace urbain par leur empreinte matérielle, ils sont aussi porteurs de discours et d'imaginaires sur les médias et la capitale. Cette dynamique présentée par leurs promoteurs comme novatrice, s'inscrit en réalité dans l'histoire du capitalisme médiatique, liée au Paris du XIXe siècle, période qui voit le surgissement foisonnant des médias de masse et des industries culturelles. La « capitale de la modernit? n'est donc pas seulement celle de l'industrie, de la culture et du luxe, mais aussi des médias. L'ouvrage Paris capitale médiatique, rédigé par des chercheur.e.s issu.e.s de plusieurs disciplines, explore la naissance d'une territorialité médiatique parisienne au XIXe siècle. Quels rôles les médias, mais aussi les industries culturelles, marchandes et publicitaires, jouent-ils dans la fabrique de la capitale qui, selon Balzac, offre « le spectacle dramatique incessant » de ses « combats déchirants pour l'existence » ? Et quelle place Paris occupe-t-elle dans les mutations médiatiques ? Une attention particulière est accordée à Émile de Girardin, à la fois entrepreneur de presse, homme d'affaires, politique et auteur à succès, traité en tant que pionnier et parangon de ce capitalisme médiatique parisien.
La démarche Lean permet à toute organisation d'atteindre l'excellence en termes de qualité des produits, de service aux clients et d'optimisation des coûts. La première partie du livre décrit les comportements et le changement culturel à opérer, pour tout type d'organisation. Elle présente un mode de pensée Lean, ciblé sur l'élimination systématique du gaspillage et l'acquisition de savoir-être individuels et collectifs et le respect des personnes. La deuxième partie est consacrée aux outils fondamentaux et aux modes de management permettant de structurer l'amélioration continue. La troisième partie, plus particulièrement ciblée sur l'industrie manufacturière, présente les outils d'optimisation des flux de production et d'information à mettre en oeuvre pour maîtriser la qualité au quotidien, pour améliorer la performance et la fiabilité des équipements et pour réduire les délais de traitement et d'acheminement. Le dernier chapitre est consacré à l'extension de la démarche Lean aux services supports et plus généralement au secteur tertiaire. Par une présentation pédagogique et pratique des outils et méthodes et avec de nombreux exemples et simulations, l'ouvrage permet à un large public, étudiant et professionnel, à vocation technique ou managériale, de comprendre la démarche. Il constitue une véritable référence pour l'animateur du Lean.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
Qu'est-ce qu'un bien de l'enfant ? Un jouet ? Certes, mais pas seulement. Un objet qui lui est destiné? Sa propriété? Un élément présent dans sa chambre, un objet qu'il utilise ? Cet ouvrage se propose, à partir d'une enquête qui mobilise l'histoire ancienne et plus récente, la sociologie et l'anthropologie, les sciences de l'éducation et de la gestion, d'analyser ces objets et les stratégies marketing des marchands et des fabricants. En visitant les domiciles et les chambres d'enfants, il est intéressant de voir quels sont les objets que l'enfant considère comme siens et quelle place ils occupent. De quelle manière adresse-t-on un objet à l'enfant (et à ses parents) ? Comment ceux-ci le réceptionnent-ils, se l'approprient-ils ? Cette approche pluridisciplinaire nous permet d'accéder de façon originale aux mondes des enfants, à ce que l'on fait pour l'enfant et à ce que l'enfant en fait.