Les laques du Japon. Collections de Marie-Antoinette
Kopplin Monika ; Baulez Christian
RMN
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EAN :9782711843022
Pour la première fois est présenté un ensemble unique parmi les collections de la reine Marie-Antoinette : les laques du Japon. Exceptionnellement préservés, grâce aux dispositions que prit la reine avant de quitter Versailles en octobre 1789, ces objets précieux à l'esthétique raffinée - boîtes, écritoires, encensoirs, coffrets - sont aujourd'hui la possession de trois musées le Louvre, le musée Guimet et le château de Versailles. Outre leur qualité remarquable, ils avaient pour Marie-Antoinette une grande valeur sentimentale : leur majeure partie provenait, en effet, du legs de sa mère, l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche. Reflet de l'engouement pour les arts d'Extrême-Orient au XVIIIe siècle, ces pièces rares, soigneusement disposées dans le cabinet doré de la reine, formaient l'une des plus belles collections de laques de l'Ancien Régime.
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Nombre de pages
240
Date de parution
13/10/2001
Poids
901g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782711843022
Titre
LAQUE JAPON COLL MARIE ANTOINE
Auteur
Kopplin Monika ; Baulez Christian
Editeur
RMN
Largeur
240
Poids
901
Date de parution
20011013
Nombre de pages
240,00 €
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Forray-Carlier Anne ; Kopplin Monika ; Saché Marce
Résumé : Vers la fin du XVIIe siècle, le coût de plus en plus élevé de la production des laques japonaises et la qualité moindre des laques chinoises conduisent les Européens à vouloir s'approprier la maîtrise de cette matière. En Allemagne, en Angleterre, en Hollande et en France, des artisans cherchent à retrouver son aspect velouté et profond et à imiter avec talent les réalisations orientales. A Paris, les frères Martin figurent parmi les plus célèbres peintres vernisseurs: leur nom est bientôt associé à cette technique, puis à l'ensemble des objets en laques produits en France. La virtuosité technique, l'introduction de la couleur - aux fonds noirs et rouges succèdent des fonds jaune, bleu, vert, blanc ou or - et le renouvellement de l'iconographie, qui s'applique à tous types de support et à des objets de toutes les tailles, font du vernis Martin un sommet du raffinement de l'art du XVIIIe siècle français.
La laque est une résine issue de la sève d'arbustes de la Famille des Anacardiacées qui, en séchant, forme un revêtement solide, résistant aux intempéries. Utilisée dès le néolithique en Chine pour protéger divers objets, elle procède d'un savoir-faire millénaire. Aujourd'hui, il existe plusieurs gammes de laque, réunies par une esthétique commune dont la spécificité est le jeu des textures, des reflets, des brillances et des transparences. Art unique, la laque est pourtant riche d'une multitude de traditions nées de lieux et de matériaux différents. C'est à une exploration de ces nombreuses facettes que convie le présent ouvrage. Richement illustré, il commence par retracer l'histoire de la laque dans le monde et à travers les âges, de son utilisation millénaire en Asie à son arrivée en Europe où de nouvelles formules ont été élaborées. Il présente ensuite différentes techniques de laque, en proposant pour chacune d'elles des pas-à-pas pour comprendre comment sont réalisées les oeuvres. Enfin, une importante partie consacrée à la laque contemporaine permet de découvrir le travail de nombreux artistes laqueurs en France et dans le monde. Page après page, la laque se raconte en images, portée par ses oeuvres les plus remarquables.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".