Futuro-Arab invite à rentrer de plain-pied dans le monde onirique de l'anticipation arabe. Cet ouvrage ouvre la porte vers de nouvelles formes d'inconnu et témoigne de la richesse esthétique, intellectuelle et narrative de la science-fiction dans le monde arabe et ses diasporas. Il accompagne l'exposition éponyme qui présentera plus de 20 artistes vidéastes, plasticiens, performeurs, qui renouvellent les perspectives, redéfinissent les identités et cherchent à offrir des nouveaux possibles au réel. Mondialisation, modernité, écologie, migrations, genre et décolonisation sont quelques-uns des sujets de prédilection de cette scène dans laquelle les artistes utilisent des motifs de la science-fiction ou du fantastique pour remettre en cause les certitudes et les acquis. Au-delà de la présentation des ?uvres exposées et de la démarche artistique de chacun, cet ouvrage est une introduction aux recherches les plus actuelles sur les créations SF et les nouvelles narrations présentes dans tous les champs de l'art et portées par les artistes de culture arabe. Des chercheurs et des universitaires francophones, anglophones et arabophones, spécialistes des sciences sociales, de linguistique, de littérature, de cinéma ou d'arts plastiques, de culture classique autant que contemporaine, ont été convié à écrire des textes qui viennent éclairer cette tendance forte et peu connue en France de l'art contemporain arabe.
Catalogue de l'exposition qui se tiendra à l'IMA puis au MUba de Tourcoing, cet ouvrage constitue une plongée dans l'histoire des communautés chrétiennes du Proche et Moyen-Orient. De la naissance du christianisme en Palestine et en Jordanie et du développement des premières communautés après l'évangélisation vers la Syrie, l'Irak, l'Egypte et la péninsule Arabique, jusqu'à la diaspora chrétienne orientale dans le monde... c'est l'ancrage historique des chrétiens dans le monde arabe qui est ici mis en exergue. L'exposition s'organisera autour d'une sélection méticuleuse d'objets liturgiques antiques, d'icônes médiévales et contemporaines, d'oeuvres d'art, de documents d'archives familiales ou diplomatiques, mis en perspective par des films, extraits sonores et documentaires permettant de traduire l'aspect vivant du christianisme oriental.
L'institut du monde arabe (IMA) organise une exposition consacrée à la création contemporaine des identités LGBT+ et Queer dans le monde arabe dans les espaces d'exposition de l'Institut du monde arabe qui se tiendra du 28 septembre 2022 au 20 février 2023 (dates provisoires).
Née en 1927 au Havre, Colette Brunschwig vit et travaille à Paris. Formée après-guerre à l'Académie Julian, puis, entre 1946 et 1949, chez Jean Sourbevie et André Lhote dont les ateliers sont intégrés à l'École des Beaux-Arts de Paris, Colette Brunschwig présente sa première exposition personnelle en 1952 à la galerie Colette Allendy. Elle y exposera régulièrement, jusqu'à la fin des années 1950, peintures et gouaches, alliant recherches formelles du trait, de la compression et de l'expansion de la matière picturale et de l'encre, et motifs abstraits, exploration d'un espace-surface dynamique, qui la rapproche des artistes de sa génération de l'École de Paris, mais dont, pourtant, elle se singularise.En dialogue direct ou indirect avec Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Arpad Szenes, André Marfaing, Yves Klein, Ung-No Lee, Pierrette Bloch, Marcelle Cahn, entre autres, proche également du philosophe Emmanuel Levinas, Colette Brunschwig s'inscrit très vite sur la scène artistique et intellectuelle française des années 1950-1960, et au-delà. Si Colette Brunschwig compte jusqu'à aujourd'hui de nombreuses expositions personnelles en galeries (Nane Stern dans les années 1970, galerie Clivages dans les années 1980-1990, etc.) et dans des lieux d'art en France et à l'étranger, si ses ?uvres sur papier et acryliques sont entrées dans les collections publiques (Musée d'art moderne de la Ville de Paris, FNAC), aucune monographie n'est venue, à ce jour, rendre compte de la richesse formelle de cette ?uvre singulière (et reconnue par la critique), qui pose la question de la dissolution de l'image et d'un possible recommencement.
Le travail de Guillaume Constantin, né en 1974, se construit à partir d'anachronismes. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation. Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l??uvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d'installation, il conçoit régulièrement des dispositifs d'exposition ou réalise des interventions sur des dispositifs d'exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l??uvre ou à l'objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L'artiste remet ainsi littéralement en jeu l'exposition en même temps qu'il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. (R.Brunel, A.Marchand et A-L. Vicente)