Aux portes du palais disparu des Tuileries, le grand jardin, d'un côté, et l'ancienne cour du Carroussel, de l'autre, réunifiés mais séparés, témoignent de l'histoire de Paris. Au moment où les jardins des Tuileries et du Carroussel accomplissent leur dernière métamorphose, où les paysagistes, Pascal Cribier et Louis Benech d'une part, Jacques et Peter Wirt de l'autre renouvellent la nature, le temps est venu de faire le point sur quatre siècles d'histoire en ce lieu de mémoire. Jardin d'Etat, retraite du souverain, laboratoire du grand jardin classique français sous la direction de Le Nôtre, il devient le lieu de la promenade élégante et le prototype du jardin public, avant d'être l'un des grands parcs métropolitains ; Mais le poumon vert du centre de Paris est aussi un espace politique : celui des fêtes royales, puis impériales, puis nationales, avant que ne déferle la vague étourdissante des fêtes répétées au XIXe siècle ; celui des manifestations et des grands mouvements de l'histoire, depuis la chute de la monarchie le 10 août 1792 jusqu'aux révolutions, aux tragédies et aux guerres. Maintenant la jouissance du public a pris le pas sur les troubles du passé. Mais demeure cette longue continuité de création, et cette quête passionnée de recréation d'une nature domestiquée.
Les sculpteurs de la première moitié du XVIIe siècle, avant l'épanouissement de l'art de cour versaillais, restent encore trop souvent méconnus. Pourtant, les créations et monuments prestigieux des sculpteurs du roi à Paris à cette période, qui entretiennent souvent des liens familiaux étroits, témoignent de la vitalité de la sculpture française après la seconde Ecole de Fontainebleau. Grande spécialiste de cette période, Geneviève Bresc-Bautier, directrice honoraire du département des Sculptures du musée du Louvre, consacra une partie de sa carrière à cette thématique. A l'occasion de l'hommage qui lui a été rendu au salon Fine Art Paris 2021, cet ouvrage publie un florilège de ses meilleurs articles sur le sujet.
Historienne de l'art et conservateur général du Patrimoine, Geneviève Bresc-Bautier a été directrice du département des Sculptures du musée du Louvre. Initiatrice au musée de la section "Histoire du Louvre", elle a écrit plusieurs publications sur le sujet, dont Mémoires du Louvre (Gallimard,1989), Le Louvre, une histoire de palais (Musée du Louvre éditions/Somogy, 2008) et a contribué à L'Histoire du Louvre (Musée du Louvre éditions/Fayard, 2016).
Some of the most iconic and influential images of nineteenth-century French painting, including Gustave Courbet's famous The Meeting ("Bonjour, Monsieur Courbet!"), highlight the celebrated Bruyas Collection from the Musée Fabre in Montpellier. With tastes ranging from romanticism to realism, Alfred Bruyas (1821-1877) collected both traditional and what was then avant-garde art. Featuring nine masterpieces by Courbet, as well as important painting, drawings, and sculptures by such leading artists of the period as Delacroix, Ingres, Géricault, Millet, Corot, Rousseau, and Barye, this book examines Bruyas's role as one of the foremost collectors of contemporary art in France, and the significance of his patronage of living artists.
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.