Henri Hauser (1866-1946). Humaniste, Historien, Républicain
Marin Séverine-Antigone ; Soutou Georges-Henri
SUP
26,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782840504573
Professeur d'Histoire économique à la Sorbonne durant l'entre-deux-guerres, Henri Hauser a laissé une ?uvre immense dans des domaines très variés : histoire de la Réforme, histoire économique et sociale des périodes moderne et contemporaine mais aussi histoire politique, histoire des relations internationales, géographie. D'une façon générale Henri Hauser a enseigné et écrit dans de nombreux secteurs des sciences sociales. Il a d'ailleurs largement contribué à acclimater en France la théorie et la pratique du concept même de " sciences sociales " comme un ensemble pluridisciplinaire. On peut le considérer comme l'un des pères spirituels de l'École des Annales. La Prépondérance espagnole, l'un de ses grands livres, est un classique de l'historiographie française et témoigne de l'actualité de son ?uvre. D'autre part les origines familiales d'Henri Hauser, sa vie et sa carrière, son engagement dans la crise de l'Affaire Dreyfus, apportent une contribution très éclairante à l'histoire de la place des Juifs dans la société française depuis la fin du XIXe siècle. Cette exceptionnelle personnalité a en outre joué un rôle important pendant la Grande Guerre dans le cadre de ses fonctions au ministère du Commerce et de l'Industrie. Il a en effet contribué à définir les grandes lignes de la guerre économique, de la coopération interalliée, de la préparation économique et administrative de l'après-guerre. Universitaire accompli mais aussi homme de réalisations, grand érudit pleinement engagé dans son époque, patriote exigeant, en même temps ouvert sur le monde d'une façon exceptionnelle, polyglotte d'une culture réellement universelle, représentant achevé d'une pensée profondément libérale, si un homme mérite d'être considéré comme un exemple de grand universitaire et de grand savant, c'est bien lui.
Nombre de pages
352
Date de parution
08/06/2006
Poids
623g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782840504573
Titre
HENRI HAUSER HUMANISTE HISTORIEN REPUBLICAIN. HUMANISTE HISTORIEN REPUBLICAIN
Auteur
Marin Séverine-Antigone ; Soutou Georges-Henri
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
623
Date de parution
20060608
Nombre de pages
352,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : En Grèce, on peut encore admirer aujourd'hui de nombreuses ruines de temples construits dans l'Antiquité, où l'on vénérait dieux et déesses de la mythologie grecque. Cet ouvrage présente les principaux personnages du mont Olympe : Zeus, Athéna, Poséidon, Hadès, Déméter, Hermès, Apollon, Artémis... On apprend pourquoi chacun est connu et quels sont leurs célèbres attributs. Les dieux et déesses prennent vie sous le trait pétillant et joyeux de Jess Pauwels ! Pour apprendre "mine de rien" du vocabulaire (qu'est-ce qu'un oracle, une métamorphose ? ) et des informations documentaires en lien avec chaque dieu ou déesse : d'où vient le nom "Athènes" , comment les Grecs anciens justifiaient l'apparition des saisons... Un arbre généalogique de la famille olympienne en début d'ouvrage permet de retrouver les différents personnages et leur lien de parenté.
Sommes-nous tous malades ? La médecine, ses approches de l'humain, son vocabulaire ont pénétré dans notre univers quotidien. Une telle médicalisation de notre existence n'est pas sans effet. Les problèmes du corps et de l'âme se voient systématiquement redéfinis en pathologies et les différentes phases de la vie accompagnées de l'aide technique médicale. Celle-ci esquisse la figure d'un homme amélioré par les biotechnologies, débarrassé des aléas des passions, maîtrisant ses colères et ses pulsions : un homme sans fièvre. Ainsi paradoxalement, à mesure que la médecine identifie toujours plus de maladies, les hommes rêvent de parfaite guérison et en font à la fois une exigence personnelle et un idéal social. Guérir la société de ses blessures, nous défaire de notre vulnérabilité ; telle est la manière dont est interprétée trop rapidement l'idée d'une société du soin proposée par de nouvelles philosophies. Pourtant, soigner n'est pas un geste anodin, guérir ne se fait pas sans souffrance et généraliser le modèle médical, c'est aussi prendre le risque de banaliser sa violence spécifique.
Rupture amoureuse, rupture familiale, deuil, accident, perte de travail. La rupture génère un bouleversement complet de l'identité. Elle nous morcelle, nous extrait de ce que nous connaissons et nous oblige à nous redéfinir, la déchirure en plus, pas toujours forcément guérie. Avec ce texte apaisant, qui résonnera chez tout le monde, Claire Marin met des mots sur la douleur et nous invite à appréhender la rupture dans notre vie, à lui donner la place qu'il faut et, malgré tout, à renaître après chaque catastrophe. Une magnifique invitation philosophique au cœur de nos chagrins.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.