Né en 1821 à Beaune, Félix Ziem a constitué jusqu'à sa mort en 1911 une véritable mémoire de sa vie entre réel et fiction. Ses voyages en Russie, en Hollande, en Orient, en Méditerranée, se mêlent à d'incessantes allées et venues dans le Midi, sur la Riviera, à Venise, Barbizon, Paris... Ces déplacements s'apparentent à la production de peintures, esquisses, dessins, carnets, photographies, et l'amènent à l'écriture de son Journal : je commence à écrire afin de pouvoir m'édifier sur ma peinture et masser mes idées, détruire mes perplexités et suivre une marche réglée et absolue... (27 novembre 1854). Première monographie biographique et synthétique consacrée à Félix Ziem, cette publication porte sur l'?uvre un regard libéré des usages et des réflexes de ses contemporains. Dans Tracés de ciels : percés par l'écume, Frédérique Verlinden enracine l'élan du peintre au revers des flux et des reflux de son époque. Gérard Fabre encre le chemin vers Ziem dans La traversée d'un siècle et Luca Marchetti plaide pour lé ralliement des générations dans Une lecture déréglée. Entre abandons et arrivées, la peinture délivre des mirages. Indispensable complément de l'édition papier illustrée par 160 reproductions en couleurs d'?uvres choisies, de pages manuscrites et de documents d'archives, un catalogue électronique complet sur CD-Rom vous est offert. Il comprend l'ensemble du fonds Félix Ziem du musée de Martigues, soit près de 4 000 peintures, ?uvres graphiques et carnets.
L'approche socio-historique adoptée dans cet ouvrage fait le lien entre des épidémies très différentes et dégage leur singularité. Par cette mise en perspective, la réflexion sur le sida gagne en originalité et en profondeur. Ce sont les moments forts de l'imaginaire du mal contagieux en Occident qui sont ainsi articulés. La contagion suscite deux grands modes de réacion : la peur et le déni. Biologique, le malheur devient social aussitôt qu'il touche les êtres humains. C'est pourquoi la contagion met une société à l'épreuve, aiguise ses tensions, accuse ses faiblesses tout en révélant ses forces. Issu de plusieurs recherches en archives ou sur des terrains actuels, cet ouvrage en présente un bilan synthétique, sous forme d'essai. Il s'ouvre donc à un large public intéressé par la santé et les maladies. Les étudiants en sciences anthroposociales trouveront ici les repères majeurs sur l'impact des épidémies dans l'évolution de nos sociétés.
Cet ouvrage présente une confrontation des approches de la littérature développées par Lucien Goldmann, Mikhaïl Bakhtine et Roland Barthes, de manière à en tirer à la fois les forces et les faiblesses. Les horizons théoriques de leurs approches sont éloignés au point de les rendre difficilement conciliables. Mais chacune contribue à sa façon à l'élaboration actuelle d'une sociologie littéraire soucieuse autant de l'oeuvre elle-même que de sa production et de sa réception.
Fabre Gérard ; Fenzy Rémy ; Gervasoni Jean-Luc ; V
Le recueil du musée Ziem de Martigues s'ouvre sur la santé des restes. Les collections dans leur éclectisme en sont la dédicace, l'offrande. Tout y est utile : la chair, le sang, la graisse, la peau, les os, les tripes... Quant à l'âme, une fois numérisée à l'inventaire, elle demeure au c?ur d'un catalogue... Les restes densifient l'espace à saturation, traquent les traces et dépoussièrent l'exposé. La temporalité de la présentation en finit avec le carnage des dates, la hiérarchie des goûts. La programmation est une migration entre la mort et la vie, d'une ?uvre disponible aux autres. Les choix oscillent entre les artistes édités et les oubliés, non parus... L'exposition est un piège pour déambuler à travers les éternités éphémères, carcasses d'art. L'intention joue d'absences et de présences mortelles. Le musée ne va pas encore où l'art se fait. Il tente une mise en présence avant la dispersion.
Some of the most iconic and influential images of nineteenth-century French painting, including Gustave Courbet's famous The Meeting ("Bonjour, Monsieur Courbet!"), highlight the celebrated Bruyas Collection from the Musée Fabre in Montpellier. With tastes ranging from romanticism to realism, Alfred Bruyas (1821-1877) collected both traditional and what was then avant-garde art. Featuring nine masterpieces by Courbet, as well as important painting, drawings, and sculptures by such leading artists of the period as Delacroix, Ingres, Géricault, Millet, Corot, Rousseau, and Barye, this book examines Bruyas's role as one of the foremost collectors of contemporary art in France, and the significance of his patronage of living artists.
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.