Eustache Le Sueur. Musée de Grenoble, 19 mars - 2 juillet 2000.
Brejon de Lavergnée Barbara ; Lemoine Serge ; Méro
RMN
28,97 €
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EAN :9782711840120
Surnommé le " Raphaël français ", membre de l'Académie royale de peinture, Eustache Le Sueur (Paris 1616-1655) est une figure majeure de l'art classique. Sa brève carrière (environ vingt ans) est jalonnée de nombreuses et importantes commandes : son talent est reconnu par une clientèle privée aussi bien que par la Cour et par le Roi lui-même. D'abord tributaire de l'exubérance décorative de Simon Vouet, son style devient ensuite plus sévère et se révèle dans la logique, la rigueur géométrique et la clarté sous l'influence de Poussin et de Raphaël. L'architecture remplit une fonction essentielle dans la construction de ses tableaux qu'il fait précéder de nombreux dessins, où il étudie avec soin compositions et figures. Quelque cent créations majeures de l'artiste, issues de collections internationales sont regroupées composant un ensemble significatif d'importance pour la première fois présenté au public. Le catalogue présente une iconographie complète et les études d'auteurs spécialisés.
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Nombre de pages
184
Date de parution
18/03/2000
Poids
923g
Largeur
216mm
Plus d'informations
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EAN
9782711840120
Titre
EUSTACHE LE SUEUR - MUSEE DE GRENOBLE
Auteur
Brejon de Lavergnée Barbara ; Lemoine Serge ; Méro
Editeur
RMN
Largeur
216
Poids
923
Date de parution
20000318
Nombre de pages
184,00 €
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Brejon de Lavergnée Barbara ; Gady Bénédicte ; Ros
Résumé : C'est un fait remarquable et pourtant peu connu : le Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de France peut s'enorgueillir d'une des plus belles collections de dessins français du XVIIe siècle. D'une très grande richesse, celle-ci couvre tout le siècle, du règne d'Henri IV jusqu'à la mort de Louis XIV. Outre des dessins de peintres illustres bien représentés dans les collections publiques, de Martin Fréminet à Simon Vouet et Charles Le Brun en passant par Michel Corneille le père ou Philippe de Champaigne, elle abrite de nombreux dessins de graveurs, tels Jacques Callot, Sébastien Leclerc, Jean et Pierre Lepautre ou encore Robert Nanteuil, tous aquafortistes ou burinistes de grand talent. Dans les genres les plus divers (portrait, paysages, "modes", compositions funéraires, projets architecturaux, illustrations d'almanachs, images satiriques), ces dessins donnent une image éclatante, foisonnante et originale du Grand Siècle, trop souvent appréhendé par le seul biais de la peinture d'histoire et de ses représentants. Publié à l'occasion de l'exposition "Dessins français du XVIIe siècle", présentée au printemps 2014 à la Bibliothèque nationale de France, cet ouvrage met l'accent sur une centaine de chefs-d'oeuvre issus de ce fonds exceptionnel. Somptueusement illustré, signé par les plus grands spécialistes, il séduira les connaisseurs désireux d'apprécier la qualité d'oeuvres souvent inédites ou nouvellement attribuées, ainsi que les amateurs, qui trouveront là matière à cultiver leur goût pour l'extraordinaire richesse de la scène artistique du XVIIe siècle français.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".