De Cézanne à Picasso. Chefs-d'oeuvre de la galerie Vollard, avec 1 CD-ROM
Roquebert Anne ; Dumas Ann ; Druick Douglas-W ; Gr
RMN
56,00 €
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EAN :9782711852727
Marchand de Cézanne et de Gauguin, historien de Degas et de Renoir, Ambroise Vollard (1866-1939) reste incontestablement le marchand d'art le plus audacieux au tournant du XXe siècle. Grâce à son intuition et à son savoir-faire commercial, il a rapidement occupé une place éminente sur le marché de l'art, non seulement parisien mais aussi international, en révélant des talents encore peu reconnus et en éditant quelques-uns des livres d'artistes les plus novateurs. Son implication dans l'édition d'estampes, jusqu'aux collaborations avec Picasso dans les années 1930, fut également décisive. Pourtant, cet homme reste une énigme, même si les Archives Vollard, complétées par d'autres documents, ont permis aux auteurs de cet ouvrage de mieux connaître ses activités et ses relations avec les artistes. Les deux cents ?uvres majeures reproduites ici témoignent de l'influence décisive qu'exerça ce galeriste hors normes sur le développement de l'art moderne. Ce catalogue est accompagné d'un Cd-rom offert, regroupant l'ensemble des notices relatives aux ?uvres exposées à Paris, une chronologie détaillée de la vie d'Ambroise Vollard et la liste des expositions que le marchand a organisées dans ses galeries.
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Nombre de pages
349
Date de parution
20/06/2007
Poids
2 280g
Largeur
267mm
Plus d'informations
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EAN
9782711852727
Titre
DE CEZANNE A PICASSO - CHEFS-D'OEUVRE DE LA GALERIE VOLLARD.
Auteur
Roquebert Anne ; Dumas Ann ; Druick Douglas-W ; Gr
Editeur
RMN
Largeur
267
Poids
2280
Date de parution
20070620
Nombre de pages
349,00 €
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Résumé : Traités avec légèreté et gravité, les thèmes inspirés par les femmes vues dans leur intimité sont si abondants dans l'oeuvre de Toulouse-Lautrec qu'ils sont inséparables de sa notoriété. Noctambule, le peintre s'est intéressé passionnément au monde des divertissements et au monde du spectacle qui le fascine danseuses, actrices, stars.
La mode des courses et des pur-sangs anglais envahit la France au XIXe siècle. Ce sujet emblématique de l'époque qui subit le tournant crucial de la modernité, passionne les peintres à Père de l'impressionnisme. A la recherche du mouvement, Degas s'intéresse à l'atmosphère nerveuse régnant dans les courses juste avant le départ, tandis que Manet se concentre sur la vitesse et l'énergie contenue qui éclate sur l'hippodrome lors de la compétition sous les yeux de spectateurs et de parieurs.
Le personnage de légende qu'est devenu Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) - forgé autour de ses origines aristocratiques, de son infirmité congénitale et d'une vie aussi brève que nourrie d'excès - a longtemps masqué l'originalité et la modernité profonde de son travail d'artiste. Sans négliger les incidences d'une biographie romanesque, il est nécessaire de reconsidérer l'oeuvre : immense, protéiforme, en avance sur son temps, avec plus de 700 peintures, quelque 5000 dessins et près de 400 lithographies et affiches. Replacé dans le contexte socio-culturel foisonnant de la fin de siècle, sa carrière se déploie sur une douzaine d'années, le conduisant à varier et à inventer les techniques, à multiplier les supports, à enrichir les matières, à jouer subtilement des couleurs vives, claires, rehaussées de noir, avec un goût indéfectible pour le portrait et non sans puiser aux sources de l'art japonais. Lautrec est l'un des rares artistes internationalement reconnus dont la faveur exceptionnelle tient pour partie à ses affiches et à ses sujets équivoques, dont la prostitution. A une époque de grand conformisme, c'est la singularité qui l'inspire, le menant à créer sa propre voie, hors des conventions sociales, morales et artistiques, passant du milieu fermé de la noblesse à la bohème de Montmartre, du château des comtes aux cercles de l'avant-garde. Incomparable observateur des années 1890, chroniqueur caustique de son époque, Lautrec, repoussant les bornes esthétiques, devient l'un des artistes essentiels du tournant du siècle. Entre humour et nostalgie, audaces graphiques et ironie cinglante, il se transforme en insatiable témoin des moeurs de son temps.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".