La guérison se déploie sous des formes multiples : religieuses, magiques, médicales ou scientifiques. L'ouvrage, Croire et guérir propose un voyage à travers l'histoire des pratiques de soins, allant des reliques du Moyen-Âge aux nombreux parcours thérapeutiques actuels, révélant des gestes symboliques et des savoirs ancestraux. Vindicte divine, acte de sorcellerie, coup du sort, accident, attaque virale, pollution, désordre physiologique, vieillissement, fatigue, stress?, les causes de la maladie sont multiples et appartiennent à différents registres, d'ordre religieux, spirituels, physiques, psychologiques. Pour s'en préserver, tous les peuples ont élaboré des savoirs médicaux fondés empiriquement sur l'environnement, le corps, les propriétés thérapeutiques de certaines substances, mais aussi parfois déconnectés de la connaissance anatomique, physiologique, naturaliste. In fine, c'est bien des relations complexes, ambiguës, complémentaires et antagonistes entre l'âme et le corps, dont il est question ici. Articulé autour de plus de 300 images très diverses (objets, photographies, fac-similés) et pour beaucoup inédites, des textes de nombreux spécialistes (chercheurs, anthropologues, historiens), viennent ponctuer l'ouvrage ainsi que des travaux d'artistes contemporains qui apportent un autre regard. La mise en page, résolument contemporaine, joue volontairement avec les échelles et les compositions, transformant chaque page en un espace à explorer. Cet ouvrage compose un panorama surprenant et inhabituel de la guérison et de ses nombreuses pratiques au fil du temps.
Nombre de pages
304
Date de parution
22/05/2026
Poids
730g
Largeur
202mm
Plus d'informations
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EAN
9782843141362
Auteur
Perlès Valérie
Editeur
LOCO
Largeur
202
Date de parution
20260522
Nombre de pages
304,00 €
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Pour la seconde année consécutive, Albert-Kahn, musée et jardin départementaux organise le festival annuel de photographie contemporaine "Allers-retours". Afin de poursuivre le voyage historique proposé par les Archives de la Planète, campagnes photographiques et cinématographiques réalisées dans plus de cinquante pays au début du XXe siècle sous l'égide d'Albert Kahn, le festival propose une incursion dans le monde d'aujourd'hui. Les photographes présentés ici, à travers des esthétiques et des territoires différents, s'inscrivent pleinement dans la continuité de la démarche impulsée par le banquier philanthrope Albert Kahn. Au gré des regards posés sur des plages abandonnées de Californie, des littoraux réinvestis au Bahreïn et en Camargue, des villages sans limite au Groenland et en Patagonie, le musée vous invite à découvrir des communautés qui habitent des territoires où les saisons imposent leur rythme et où le rapport à la nature nécessite des ajustements et des bricolages permanents.
Analyse des diverses méthodes de production de données ethnographiques dans un contexte colonial, Un roman dahoméen revient sur deux expériences de collecte spécifiques ayant eu lieu au Dahomey, ancien royaume situé dans l'actuel sud du Bénin. En se concentrant notamment sur les pratiques religieuses vodun (également connues sous le nom de « vodou » et désignant des pratiques occultes d'ordre cosmique issues des cultes animistes africains), l'autrice montre que les approches et les regards ayant historiquement été portés sur ce territoire ont été divergents et n'ont pas toujours engagé les acteurs locaux de la même manière. Valérie Perlès s'est intéressée au parcours dahoméen de deux ethnologues, représentatifs chacun à leur manière de l'occupation française de ce territoire : l'un missionnaire, Francis Aupiais (1877-1945), l'autre administrateur, Bernard Maupoil (1906-1944). Tous deux se sont situés dans le sillage de l'Institut d'ethnologie, et ont travaillé pour des commanditaires différents ? l'un privé, l'autre public ? qui dans les deux cas sont entrés en résonnance avec la politique coloniale de l'époque. Après avoir analysé les données collectées dans une situation de professionnalisation de l'ethnologie, cet ouvrage interroge plus précisément la question du terrain et la place donnée ou négociée par les élites locales. Qu'il s'agisse de chefs politiques, dignitaires religieux ou « lettrés », la plupart se sont engagés, sinon dans la production d'un discours positiviste sur leur propre culture, du moins dans la prise de conscience des enjeux cristallisés autour de cette matière ethnographique. Le texte sera accompagné d'une séléction iconographique tirée de deux fonds documentaires qui seront reproduits en couleur. Le premier provient des films documentaires et autochromes réalisés par le missionnaire Francis Aupiais pour le compte des Archives de la planète d'Albert Kahn. Le second analyse les objets réunis par l'administrateur Bernard Maupoil pour le musée d'Ethnographie du Trocadéro, aujourd'hui conservés au Quai Branly. En liant analyse visuelle et regard ethnographique, Un roman dahoméen s'inscrit dans la lignée de livres tels que La Ligne de couleurs de W.E.B. Du Bois.Table des matières : Introduction Préambule La création du Dahomey : mise en place d'une nouvelle gouvernance coloniale PARTIE 1 La production cinématographique dirigée par Francis Aupiais : l'appropriation du patrimoine religieux et politique par la nouvelle élite dahoméenne. La Géographie humaine mobilisée pour l'étude de la religion africaine Le « Dahomey religieux » : document filmique ou film ? Quelle postérité pour cette démarche documentaire ambitieuse ? « Des jouets aux mains des indigènes » : un terrain colonial incontestablement miné « L'Africanisme du dedans » : la place des lettrés indigènes en ethnologie PARTIE 2 La collecte par Bernard Maupoil pour le MET : de la propagande coloniale à la sauvegarde des derniers vestiges du vodun. Les apprentis ethnologues investis dans le projet muséographique L'influence de la démarche scientifique sur la collecte L'épreuve du terrain : de la déstabilisation à l'engagement L'ethnologue-disciple : le chercheur face à son sujet
Depuis les années 1990, Jean-Christian Bourcart plonge dans les profondeurs des lieux du sexe, d'où il rapporte des images, volées, aux grains éclatés, au flou suggestif et aux couleurs dégoulinantes. Tout a commencé quand un magazine l'envoie faire un reportage dans les bordels de Frankfort. Trois interdictions : pas de femmes, pas de photo, pas de film. Il s'immerge dans les immeubles réservés au commerce sexuel, un monde à part aux couleurs crues. Dans la poche de sa veste truquée, un appareil photo trop bruyant ; il s'arrête devant les chambres et déclenche, la position du photographe voyeuriste, assumée. Ce livre nous offre crûment la découverte de la nuit sexuelle, bordels ou clubs échangistes, ouvrant les portes d'un univers fellinien ou pasolinien, méconnu et souvent objet de fantasmes.
Dans l'oeuvre photographique de Pierre Jahan (1909-2003), c'est l'ombre qui se propose comme guide opérant, permettant de traverser l'éclectisme de sa production artistique. Photographe, mais aussi illustrateur, dessinateur, peintre, contemporain de Sougez, Ronis, Doisneau mais aussi de Vigneau, Kertész, Landau, Steiner..., membre du groupe Rectangle puis de celui des XV, et représentant - pas toujours reconnu à sa juste place - de ce qu'est la photographie : un art du passage, un art de la traversée, mais aussi un art des écarts, un art où l'ombre peut être la muse d'un regard autre, la preuve d'une attention singulière à un état de vie, à un état d'âme, à un état de fait... Et ce sont justement ces différents " états " qui inclinent à la diversité des photographies de Jahan allant de la série de l'Herbier surréaliste (1947) à celle des étranges Poupées (1942-45), des Etudes de nus (1945-49) aux reportages sur La vie Batelière (1938), ou le Paris [qui] chante sa nuit (1945)... aux travaux d'éditions (Le Dévot Christ (1934), La mort et les statues (1941-42), Les Gisants de Saint-Denis (1948), ou d'illustrations publicitaires (parfums Piguet, cristallerie Daum et arts de la table Christofle, laboratoires pharmaceutiques mais aussi Renault, Citroën...).
Rondepierre Eric ; Millet Catherine ; Rancière Jac
D'abord comédien, Eric Rondepierre se dirige ensuite - via la peinture - vers un travail photographique lié au cinéma. Depuis 2002, l'oeuvre s'est diversifiée : l'artiste utilise ses propres images qu'il recompose avec ses textes, ses dessins ou encore avec des images de cinéma qu'il s'approprie. Images secondes reprend l'ensemble des séries que l'artiste a réalisées depuis plus de vingt ans et est accompagné d'essais inédits de Jacques Rancière, Catherine Millet et Quentin Bajac. Cette monographie vient combler un manque éditorial : en effet, l'artiste n'a pas publié de monographie importante depuis près de dix ans.
Sabine Meier est partie à New York avec l'idée de faire le portrait de Rodion Romanovitch Raskolnikov, le célèbre personnage de l'écrivain russe Dostoïevski. Avec ses seuls souvenirs de lecture du roman lu plusieurs années auparavant, elle déambule dans les rues new-yorkaises. C'est au cours de ses pérégrinations, qu'elle reconnaît dans le visage d'un passant celui qui deviendrait son Raskolnikov. Comment réussit-elle à convaincre cet inconnu à incarner l'image de ce personnage de fiction ? Une longue collaboration commença entre eux et " Portrait of a Man " était en construction.