Un roman dahoméen. Francis Aupiais et Bernard Maupoil, deux ethnologues en terrain colonial
Perlès Valérie ; Bondaz Julien ; Kleyebe Abonnenc
B42
26,00 €
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EAN :9782490077854
Analyse des diverses méthodes de production de données ethnographiques dans un contexte colonial, Un roman dahoméen revient sur deux expériences de collecte spécifiques ayant eu lieu au Dahomey, ancien royaume situé dans l'actuel sud du Bénin. En se concentrant notamment sur les pratiques religieuses vodun (également connues sous le nom de « vodou » et désignant des pratiques occultes d'ordre cosmique issues des cultes animistes africains), l'autrice montre que les approches et les regards ayant historiquement été portés sur ce territoire ont été divergents et n'ont pas toujours engagé les acteurs locaux de la même manière. Valérie Perlès s'est intéressée au parcours dahoméen de deux ethnologues, représentatifs chacun à leur manière de l'occupation française de ce territoire : l'un missionnaire, Francis Aupiais (1877-1945), l'autre administrateur, Bernard Maupoil (1906-1944). Tous deux se sont situés dans le sillage de l'Institut d'ethnologie, et ont travaillé pour des commanditaires différents ? l'un privé, l'autre public ? qui dans les deux cas sont entrés en résonnance avec la politique coloniale de l'époque. Après avoir analysé les données collectées dans une situation de professionnalisation de l'ethnologie, cet ouvrage interroge plus précisément la question du terrain et la place donnée ou négociée par les élites locales. Qu'il s'agisse de chefs politiques, dignitaires religieux ou « lettrés », la plupart se sont engagés, sinon dans la production d'un discours positiviste sur leur propre culture, du moins dans la prise de conscience des enjeux cristallisés autour de cette matière ethnographique. Le texte sera accompagné d'une séléction iconographique tirée de deux fonds documentaires qui seront reproduits en couleur. Le premier provient des films documentaires et autochromes réalisés par le missionnaire Francis Aupiais pour le compte des Archives de la planète d'Albert Kahn. Le second analyse les objets réunis par l'administrateur Bernard Maupoil pour le musée d'Ethnographie du Trocadéro, aujourd'hui conservés au Quai Branly. En liant analyse visuelle et regard ethnographique, Un roman dahoméen s'inscrit dans la lignée de livres tels que La Ligne de couleurs de W.E.B. Du Bois.Table des matières : Introduction Préambule La création du Dahomey : mise en place d'une nouvelle gouvernance coloniale PARTIE 1 La production cinématographique dirigée par Francis Aupiais : l'appropriation du patrimoine religieux et politique par la nouvelle élite dahoméenne. La Géographie humaine mobilisée pour l'étude de la religion africaine Le « Dahomey religieux » : document filmique ou film ? Quelle postérité pour cette démarche documentaire ambitieuse ? « Des jouets aux mains des indigènes » : un terrain colonial incontestablement miné « L'Africanisme du dedans » : la place des lettrés indigènes en ethnologie PARTIE 2 La collecte par Bernard Maupoil pour le MET : de la propagande coloniale à la sauvegarde des derniers vestiges du vodun. Les apprentis ethnologues investis dans le projet muséographique L'influence de la démarche scientifique sur la collecte L'épreuve du terrain : de la déstabilisation à l'engagement L'ethnologue-disciple : le chercheur face à son sujet
Nombre de pages
199
Date de parution
07/04/2023
Poids
482g
Largeur
164mm
Plus d'informations
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EAN
9782490077854
Titre
Un roman dahoméen. Francis Aupiais et Bernard Maupoil, deux ethnologues en terrain colonial
Auteur
Perlès Valérie ; Bondaz Julien ; Kleyebe Abonnenc
Editeur
B42
Largeur
164
Poids
482
Date de parution
20230407
Nombre de pages
199,00 €
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Les Jeux Olympiques et Paralympiques rassemblent athlètes, spectatrices et spectateurs du monde entier pour partager le frisson du dépassement de soi et des records, la liesse de la victoire ou la tristesse de la défaite. Mais que se cache-t-il derrière ces moments ? Quelles sont les conditions nécessaires à la réalisation de ces performances sportives ? Comment engagent-elles le corps et l'esprit et que veulent-elles dire de nos sociétés ... Inscrite dans la dynamique de l'Olympiade culturelle, l'exposition proposée au musée d'art et d'histoire Paul Eluard, par la Ville de Saint-Denis et le Département de la Seine-Saint-Denis, ouvre quelques pistes tour à tour poétiques, scientifiques, décalées ou engagées pour explorer ces enjeux.
La guérison se déploie sous des formes multiples : religieuses, magiques, médicales ou scientifiques. L'ouvrage, Croire et guérir propose un voyage à travers l'histoire des pratiques de soins, allant des reliques du Moyen-Âge aux nombreux parcours thérapeutiques actuels, révélant des gestes symboliques et des savoirs ancestraux. Vindicte divine, acte de sorcellerie, coup du sort, accident, attaque virale, pollution, désordre physiologique, vieillissement, fatigue, stress?, les causes de la maladie sont multiples et appartiennent à différents registres, d'ordre religieux, spirituels, physiques, psychologiques. Pour s'en préserver, tous les peuples ont élaboré des savoirs médicaux fondés empiriquement sur l'environnement, le corps, les propriétés thérapeutiques de certaines substances, mais aussi parfois déconnectés de la connaissance anatomique, physiologique, naturaliste. In fine, c'est bien des relations complexes, ambiguës, complémentaires et antagonistes entre l'âme et le corps, dont il est question ici. Articulé autour de plus de 300 images très diverses (objets, photographies, fac-similés) et pour beaucoup inédites, des textes de nombreux spécialistes (chercheurs, anthropologues, historiens), viennent ponctuer l'ouvrage ainsi que des travaux d'artistes contemporains qui apportent un autre regard. La mise en page, résolument contemporaine, joue volontairement avec les échelles et les compositions, transformant chaque page en un espace à explorer. Cet ouvrage compose un panorama surprenant et inhabituel de la guérison et de ses nombreuses pratiques au fil du temps.
Pour la seconde année consécutive, Albert-Kahn, musée et jardin départementaux organise le festival annuel de photographie contemporaine "Allers-retours". Afin de poursuivre le voyage historique proposé par les Archives de la Planète, campagnes photographiques et cinématographiques réalisées dans plus de cinquante pays au début du XXe siècle sous l'égide d'Albert Kahn, le festival propose une incursion dans le monde d'aujourd'hui. Les photographes présentés ici, à travers des esthétiques et des territoires différents, s'inscrivent pleinement dans la continuité de la démarche impulsée par le banquier philanthrope Albert Kahn. Au gré des regards posés sur des plages abandonnées de Californie, des littoraux réinvestis au Bahreïn et en Camargue, des villages sans limite au Groenland et en Patagonie, le musée vous invite à découvrir des communautés qui habitent des territoires où les saisons imposent leur rythme et où le rapport à la nature nécessite des ajustements et des bricolages permanents.
Largement tributaire des possibilités qu?offrent la photographie, la programmation, les procédés d?impression, de diffusion, de reproduction, notre environnement visuel est traversé de part en part par la technique. Pourtant ces opérations sont bien souvent maintenues dans l?ombre de questions plus nobles portant sur les graphistes, leurs démarches et les formes qu?ils produisent. Le rôle historique et opératoire de la technique ne semble pas encore avoir été étudié dans le champ du design graphique avec autant d?assiduité que dans d?autres domaines. Les différentes contributions de cet ouvrage montrent selon plusieurs éclairages complémentaires, que la technique n?est pas réductible à des opérations quantifiées ou à des objets fonctionnels, mais qu?elle revêt plus largement une dimension anthropologique beaucoup plus ancienne et profonde que ce que nos environnements technologiques ne laissent imaginer. La technique croise des pratiques, des normes, des habitudes et des « manières de faire », c?est-à-dire tout une somme de choses qui font partie intégrante des processus de création sans forcément y apparaître explicitement. Interroger la fabrication, la conception et les outils en design graphique, c?est tenter de redonner une lisibilité à ces questions pour mieux comprendre les formes visuelles de notre environnement quotidien. Cet ouvrage témoigne de la multiplicité des approches possibles sur le sujet et de la fertilité d?une thématique qui reste encore largement à défricher, au croisement du design, des études visuelles et des humanités numériques.Table des matières : sommaire Introduction Quelques éclairages non techniques sur la technique Vivien Philizot Mémoire des techniques Trous de mémoire Témoignage de Jean-Noël Lafargue Les révolutions techniques et leurs conséquences sur le dessin de lettres Indra Kupferschmidt Politiques numériques Faire avec ? Pour une pratique informée des programmes Kevin Donnot Le design de la transparence : une rhétorique au c?ur des interfaces numériques Loup Cellard, Anthony Masure Pourquoi le design. Une évidence problématique dans le domaine des humanités numériques Nicolas Thély Dynamiques visuelles Le regard captif. Montage et économie de l?attention, aux origines du concept moderne de graphisme Max Bonhomme Du diagramme circulaire au réseau : comment bien digérer un camembert ? Fabrice Sabatier Formes de l?invention Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique Bruno Bachimont La technique est-elle sédimentaire ? Entretien entre Pierre-Damien Huyghe et Vivien Philizot Conclusion Design graphique. Projet pour un glossaire Vivien Philizot
La gentrification des esprits est un retour captivant sur les « années SIDA » et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coûts et du prolifique mouvement artistique qui se développait au c'ur de Manhattan ; remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse. Sarah Schulman décrit avec précision et engagement le « remplacement d'une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du SIDA. Schulman fait revivre pour nous son Lower East Side tel qu'elle l'a connu. Elle emplit les pages de ce livre de la réminiscence vivace de ses ami?e?s de l'avant-garde queer, autant que de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du SIDA, telles que vécues par une politiste. Les souvenirs personnels s'entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société américaine. Schulman rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l'imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.
Dans cet essai, Sarah Schulman, fervente militante pour les droits humains et plus particulièrement des personnes LGBTQIA+, livre une brillante analyse des défis sociaux et psychologiques inhérents à tout mouvement de solidarité. En prenant appui sur plusieurs exemples historiques (lutte pour le droit à l'avortement dans l'Espagne postfranquiste, mobilisation de Jean Genet avec les Black Panthers, lutte contre le VIH/sida dans le New York des années 1990, vagues de contestations sur les campus universitaires contre la guerre d'Israël à Gaza...) ainsi que sur sa propre expérience de femme queer et juive, l'autrice décortique les rouages de la solidarité. Elle entreprend de questionner les fantasmes qui y sont traditionnellement associés, notamment celui, tenace, que l'on parviendra à faire changer les choses à l'échelle individuelle sans aucun sacrifice, ou encore que les motivations de nos actions seront reconnues comme pures et nécessairement bénéfiques. En filigrane, cet ouvrage pose une question fondamentale : quelle place pouvons-nous prendre dans un monde de plus en plus polarisé, et comment agir en solidarité avec les populations opprimées à l'échelle mondiale, locale ou individuelle ? L'autrice analyse les conditions nécessaires à tout mouvement solidarité et montre l'importance de l'écoute active, la nécessité d'intervenir lorsque l'on est confronté à une injustice, la capacité à tolérer l'imperfection, ou encore la reconnaissance du coût moral et social inhérent à toute preuve de solidarité. En dressant des parallèles entre différentes luttes, Sarah Schulman met en lumière certaines dynamiques transversales à tout acte de solidarité et montre l'importance de la convergence des luttes dans un contexte mondialisé. Ode à la libération des peuples et populations opprimées, cet ouvrage apparait aujourd'hui indispensable pour quiconque souhaite ?uvrer à la construction d'un monde plus juste.
Devenir un expert du Rakugaki est une méthode d'apprentissage du dessin décalée et anticonformiste, pour apprendre facilement à regarder et représenter le monde qui nous entoure. Le Rakugaki est un style de dessin japonais, qui permet de reproduire, avec des dessins les plus petits et détaillés possibles, l'univers dans toute son immensité. L'illustrateur et graphiste Bunpei Yorifuji présente sa méthode de dessin personnel et invite le lecteur à observer le monde qui l'entoure et s'en inspirer, afin de mettre en scène son propre univers. Ce livre propose des techniques de transpositions telles que des parapluies pour dessiner des arbres, une ville pour imaginer une forêt, une posture pour représenter dix personnages ou encore une multiprise transformée en serpent, qui permettent d'assimiler tous les secrets pour de devenir un « maître du Rakugaki ».