Formes simples, figures fractales, couleurs sourdes ou éclatantes, gangues épineuses ou duveteuses, voire architectures extravagantes, les cactus et autres plantes succulentes sont un objet de fascination depuis des siècles. Bousculant, par leur esthétique singulière, parfois inquiétante, notre représentation du végétal, ces plantes s'étudient, se collectionnent et sont à l'origine des plus remarquables jardins de la Riviera. Elles ont surtout captivé de nombreux artistes et inspiré des oeuvres aussi différentes qu'un film d'Eisenstein, un dessin sur iPad de David Hockney ou un porte-manteau Gufram ! "CACTUS" offre un aperçu de leur histoire et de leur diversité sous le double angle botanique et artistique. Simple shapes ; fractal figures ; muted or dazzling colors ; spiny or downy exteriors ; extravagant architectures-cactuses and other succulent plants have been an object of fascination for centuries. With their singular, sometimes disquieting aesthetics, these plants shake up our representation of the plant world. They are studied, collected, and are at the origin of some of the most remarkable gardens on the Riviera. They have most of all captivated numerous artists and inspired works as diverse as an Eisenstein film, a drawing on iPad by David Hockney, and a Gufram coat rack ! CACTUS offers an overview of their history and diversity from both botanical and artistic angles.
Nombre de pages
223
Date de parution
09/07/2025
Poids
300g
Largeur
193mm
Plus d'informations
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EAN
9782080483270
Titre
Cactus
Auteur
Dahlström Björn ; Le Bon Laurent ; Jeanson Marc ;
Editeur
FLAMMARION
Largeur
193
Poids
300
Date de parution
20250709
Nombre de pages
223,00 €
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NE JAMAIS tourner le dos à la machine, si ça se passe mal... Ne jamais tourner le dos, si ça dérape... Les copeaux qui pleuvent, les copeaux d'acier, les copeaux de polissage... Puis la plaque devient de la ferraille, et on la refond. Elle a une forme donnée, puis elle en a une autre, puis une autre encore. Puis elle fond jusqu'à n'être plus rien, rien qu'une soupe incandescente. Une soupe noire et incandescente. Qu'est-ce que j'ai fait comme erreur ? Ça coûte cher. Ils portent un homme gravement brûlé à travers l'usine, qui a fait une erreur ? C'était moi ? La mort dans les doigts... Mais ce n'est pas moi qui suis là, c'est quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui petit à petit me chasse de mon propre corps, quelqu'un qui s'empare de ma vie. [...]
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.