A côté des foyers prestigieux que constituent Florence, Venise ou Rome, l'Italie du XVe siècle témoigne d'une étonnante diversité de cours et de centres humanistes qui font appel à de nombreux artistes pour servir leur prestige politique, militaire et culturel. Quel rôle jouent ces cours dans la formation de la Renaissance italienne au Quattrocento? Après avoir défini les notions essentielles pour comprendre le contexte de la création artistique - importance des traditions régionales, influence du nord des Alpes, vertus requises du prince, telles magnificientia, splendore et maiestate, place de l'artiste dans la société et relations avec son mécène -, l'ouvrage développe l'originalité de cinq cours: Naples sous le règne d'Alphonse d'Aragon, Urbino et Federico da Montefeltro, la cité de Milan avec Ludovic le More, la principauté de Ferrare et la famille d'Este, enfin la ville de Mantoue et les Gonzague. Se substituant alors à l'image erronée du "génie de la Renaissance" se dessine le portrait de l'artiste courtisan, du peintre, architecte ou sculpteur souvent itinérant, voyageant de cour en cour pour proposer ses services, assujetti aux conditions matérielles et au bon vouloir du prince, qu'il s'agisse de Mantegna travaillant à Ferrare puis à Mantoue ou de Léonard de Vinci partant pour Milan. Biographie de l'auteur Alison Cole est diplômée de l'université de Leicester et du Warburg Institute de Londres.
Nombre de pages
191
Date de parution
08/09/2008
Poids
465g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782081216976
Titre
La Renaissance dans les cours italiennes
Auteur
Cole Alison
Editeur
FLAMMARION
Largeur
155
Poids
465
Date de parution
20080908
Nombre de pages
191,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un thème qui a posé un grand nombre de problèmes aux plus grands peintres : en effet, comment représenter de manière correcte la perspective sur l'espace de la toile ? Qu'est-ce qu'un point de fuite ? Comment dessine-t-on une anamorphose ?... Vous découvrirez tous les secrets de cette technique de représentation grâce à ce très bel ouvrage de la collection "Les yeux de la découverte". Une nouveauté !
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.