Attention, danger ! Que vous soyez ou non actionnaire, toutes affaires cessantes, rendez-vous chez votre libraire pour acheter ce petit ouvrage rédigé par l'un de nos meilleurs économistes. A une période où l'on ne peut que se poser des questions sur les rapports entre l'homme et la finance, l'homme et l'argent, l'incroyable attrait de la Bourse, l'auteur s'interroge sur certaines valeurs. Et notamment sur celle du travail. Il ne peut s'empêcher également de porter un regard sur le passé : "Les années vingt sont, aux Etats-Unis, les années de Gatsby le Magnifique. Les Ford T sortent des usines à une vitesse époustouflante. Le jazz, la joie de vivre vibrent dans les foyers. Répondant à cette prospérité étincelante, la Bourse monte au ciel. Tous les Américains se croient riches, toutes leurs économies vont à la Bourse qui s'élève d'autant que tout le monde est acheteur ; tout le monde étant d'autant plus acheteur qu'elle monte (...). En un jour, la Bourse perd 30 % de sa valeur. Et ce fut l'enchaînement fatal." Certes, aujourd'hui, la situation est différente, mais elle n'empêche pas de faire réfléchir sur la survivance du capitalisme. Et sur certaines hypocrisies qui prônent la fin du travail, alors qu'on est plutôt dans un cycle de "travail sans fin", qui va parfois jusqu'à l'épuisement psychique. --Gérard Négréanu--
Nombre de pages
161
Date de parution
01/01/2000
Poids
175g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782080678867
Titre
Nos temps modernes
Auteur
Cohen Daniel
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
175
Date de parution
20000101
Nombre de pages
161,00 €
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Lire Daniel Cohen, l'écouter réfléchir pour nous à haute voix, est une chance et une leçon sans cesse renouvelée. Qu'il nous explique pourquoi l'emploi dans notre pays est "un grand bateau lent", qu'il se penche concrètement sur la condition réelle des smicards ou sur les voies possibles du revenu universel, qu'il aborde le thème de la retraite ou qu'il tente de mesurer l'impact économique et social de la crise des Gilets jaunes y compris sur la manière de gouverner, l'économiste n'est jamais à court d'arguments et d'illustrations pour incarner sa parole, la rendre accessible et nous faire réfléchir en nous ouvrant des portes insoupçonnées." Eric Fottorino
Daniel Cohen est professeur de sciences économiques à l'Ecole normale supérieure et éditorialiste associé au journal Le Monde. Il a notamment publié Richesse du monde, pauvretés des nations et Nos temps modernes (Flammarion, coll. "Champs", 1998 et 2002).
Dans Nos temps modernes, Daniel Cohen interroge notre époque, ses paradoxes et ses désillusions, pour y découvrir comment la nouvelle société industrielle se sépare de l'ancienne, celle du travail taylorisé que le film de Charlie Chaplin Les Temps modernes avait dévoilée. L'élucidation de cette interrogation s'effectue par petites touches, en abordant successivement les thèmes majeurs de l'actualité économique et sociale. L'auteur passe ainsi au crible de sa réflexion de nombreuses questions parmi lesquelles il faut citer le débat sur "la fin du travail", la possibilité d'une politique économique autonome ou encore l'augmentation conjointe du capital humain et du capital financier, sans oublier bien entendu le lancinant problème du chômage. Chaque chapitre fourmille d'exemples, de références et d'anecdotes qui viennent appuyer une réflexion originale. L'intérêt du livre se situe autant dans la thèse défendue - comment la nouvelle prospérité s'articule avec une société plus complexe - que dans la finesse d'une pensée indépendante et toujours stimulante. --Gery Dumoulin
Tout est faux ou presque des peurs qui attribuent à la"mondialisation"les crises que connaissent les pays riches. Les transformations en cours s'observent en effet dans n'importe lequel des métiers, des secteurs, qu'ils soient en contact ou pas avec l'économie mondiale." Par ce diagnostic, l'auteur invite à réinterpréter les transformations du monde contemporain à l'aune d'une nouvelle révolution industrielle. C'est à celle-ci et aux mutations internes du capitalisme qu'il faut imputer la responsabilité du chômage et des inégalités contemporaines, et non au commerce avec les pays pauvres, aux délocalisations et à la "concurrence déloyale". Ce n'est pas la mondialisation qui est cause de la précarisation du monde du travail mais bien le contraire: notre propension à transformer la nature du travail offre à la mondialisation l'espace où se loger et les moyens de développer ses effets pervers. Un renversement de perspective qui oblige à repenser les moyens de combattre les crises. Cet ouvrage a été salué par L'Express comme "le livre le plus clair et le moins ennuyeux que l'on ait eu depuis longtemps".