De la toile aux chemins de fer. L'extension nationale d'une entreprise bretonne au 19e siècle
Cognets Charles des
PU RENNES
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EAN :9782753504134
Ils s'appelaient Prigent, Soubigou, Quéinnec, Radenac, Colbert. Acteurs majeurs du monde des travaux publics au XIXe siècle, ils réalisèrent une part importante des lignes de chemin de fer de Rennes à Brest, la totalité du réseau d'Auvergne, de multiples voies ferrées partout en France. Les premiers, apportant leur savoir-faire de meneurs d'hommes et un solide appui financier, étaient les héritiers de cette longue tradition propre à ce monde si particulier des Juloded, au pays de Léon en Finistère. L'un d'eux, Y. Prigent, comprit, le premier, que leur commerce des toiles de lin était mort. Son gendre, F.-L. Soubigou, sut, en quelques mois de présence à l' Assemblée de 1848, pressentir l'importance des voies ferrées face aux nécessités économiques, puis, sénateur, assuma son rôle de leader modéré de la droite finistérienne près des électeurs du monde rural dont il défendit toujours les intérêts et près desquels il prêcha la modernisation des méthodes et des techniques. Les Radenac, père et fils, costarmoricains, tous deux ingénieurs, apportèrent la formation technique. Le dernier, Colbert, un lorrain, les appuya de ses compétences administratives. Leurs clients s'appelèrent Compagnie de l'Ouest, du Paris - Orléans, de l'Est, du Midi, des Charentes, de Clermont à Tulle, et plusieurs autres. Leurs interlocuteurs, qui surent les apprécier, furent parmi les plus brillants ingénieurs des Ponts et Chaussées de l'époque comme E. Caillaux qui devint un grand Ministre, L. Sévène, directeur au P-0 et professeur en son école, A. Siben, réalisateur des principales lignes d'Italie, Victor Fénoux, renommé constructeur du viaduc de Morlaix. Ce furent aussi, souvent plus difficilement, des hommes d'affaires expérimentés, tel L. Sarlin, grande fortune du Midi de la France, A. Rostand, représentant d'une des principales familles de la finance et du commerce marseillais, G. de Toucy, capitaine d'industrie auvergnat. Faite de belles réussites, mais aussi d'erreurs et de difficultés, c'est une tranche d'histoire entrepreneuriale nationale qu'ils écrivirent ensemble, entourés de quelques milliers d'ouvriers, terrassiers, mineur, charretiers, charpentiers, rnécaniciens, etc. C'est en même temps une page de politique locale face à la laïcisation progressive et inéluctable de la France.
Nombre de pages
291
Date de parution
21/06/2007
Poids
548g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782753504134
Titre
De la toile aux chemins de fer. L'extension nationale d'une entreprise bretonne au 19e siècle
Auteur
Cognets Charles des
Editeur
PU RENNES
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152
Poids
548
Date de parution
20070621
Nombre de pages
291,00 €
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1871 ! La Commune ! Au fil de la révolte surgirent des célébrités qui publièrent des écrits. Les plus humbles ont laissé aussi des traces, des lettres, avec au jour le jour leurs actions, leurs peurs, leurs espoirs. Nombre de ces hommes et de ces femmes étaient issus de Bretagne. Une Bretagne qui donna beaucoup en ces temps de malheur. Voici le récit de ces longs mois de siège.
Le xixe siècle ! Siècle de progrès et d'innovation dans tous les domaines. Mais pour la France, siècle tissé aussi de violentes révoltes, de révolutions sanglantes, et de guerres, avec parmi ces dernières, celle de 70, celle qui permit à la Prusse de souder autour d'elle un nouveau Reich, préparant le drame de la Commune et posant les ferments des désastres européens à venir. Abandonnant tout derrière eux, des francs-tireurs se levèrent à Toulouse, Marseille, Castres, Mulhouse, et autres villes et villages de France. D'autres arrivèrent d'au-delà des mers. Malgré leurs diversités géographiques, culturelles et sociales, ils surent se rassembler sous l'autorité d'un officier de Marine breton parti de Rennes derrière la bannière brodée d'hermines. Voici leur vécu au fil des semaines, le vécu de ces paysans, artistes, financiers, commerçants, médecins, de ces combattants de tous âges, avec leurs souffrances et leurs très rares moments de bonheur. Voici l'aventure militaire de la Légion bretonne, avec ses premières missions dans les Vosges, ses démêlées face à Garibaldi, ses combats sur la Loire et dans l'Est, jusqu'au dernier celui de la Cluse de Pontarlier en arrière-garde d'une armée misérablement oubliée dans les neiges par le ministre qui aurait dû la sauver. Internés en Suisse, ils firent partie de ceux qu'on appela les Bourbakis et dont le souvenir survit encore là-bas dans les mémoires, dans des monuments, et dans l'un des tout derniers panoramas d'Europe, celui de Lucerne, que le visiteur ne peut regarder et écouter sans une très grande émotion.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.