«Trois mots - autant de clés - reviennent sous la plume de Codet : la tradition, le mystère, le style. Capéran a l'exigence de la tradition ; hors d'elle - que personnifient à ses yeux Pascal et Diderot, Poussin et Bossuet -, point de salut. Ne prenons pas à la lettre un tel choix, apparemment arbitraire et réducteur. Au-delà des symboles c'est le retour à un paradis perdu qu'il prône, celui qu'évoquait avant lui Nerval parlant de l'ordre des anciens jours, ou Baudelaire, à propos de la vie antérieure, une vie - mieux, s'agissant de Capéran, une sorte de sieste perpétuelle qui se passerait à l'ombre des buis et des treilles, dans les odeurs de cassoulet, de lièvre à la royale et de foies truffés.» R. de G.
Date de parution
28/02/2008
Poids
94g
Largeur
111mm
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EAN
9782268064505
Titre
César Caperan ou la Tradition
Auteur
Codet Louis,Goulaine Robert de
Editeur
MOTIFS
Largeur
111
Poids
94
Date de parution
20080228
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Louis Codet est une de ces figures mineures de la littérature pour lesquelles on avoue un penchant un rien fétichiste. Un auteur "dandy parisien", "ami des premiers surréalistes", pour qui Gaston Gallimard avait de l'admiration a forcément de quoi nous intéresser. Et quand on découvre qu'une de ses nouvelles, César Capéran, publiée par le même Gaston Gallimard après la mort de Codet (durant la Grande Guerre - un de plus...), nous offre "l'histoire pleine d'humour d'un Gascon monté à Paris des projets littéraires plein la tête mais préférant vivre en dilettante et finissant sa carrière comme conservateur d'un petit musée vers Auch", on est plus qu'excité". Jean-Christophe Napias.
Le Gluau ou le grand art littéraire d'engluer, de prendre. Ici le piège auquel sera pris le lecteur est celui d'une réalité dense au point de paralyser les hommes. Une trame policière feint de guider le roman : un cheval est dérobé, qu'une bande de malfrats engagent sous un faux nom dans une célèbre course. Un quidam est choisi pour assumer le rôle du faux-nouveau propriétaire. Il errera dans un lent cauchemar d'une poignée de jours jusqu'au drame ultime. Un peu à la façon de Malcom Lowry dans Au-dessous du volcan, John Hawkes, autre géant des Lettres américaines, plonge ses héros dans une confusion telle qu'elle devient le symbole du réel. Une écriture exigeante et poétique pour un livre flou, qui ne quitte pas facilement la mémoire.
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