Toutes les villes ont une histoire personnelle, forcément singulière. Bordeaux ne tait pas exception à la règle et elle a eu la chance d'intéresser de grands historiens qui ont marqué de leur empreinte le récit de son destin depuis plus de deux mille ans. Autant d'oeuvres avec lesquelles le présent ouvrage ne saurait rivaliser. Il se propose de présenter au lecteur une autre approche: celle de la nature des relations tissées entre la cité et les représentants successifs du pouvoir dont elle dépendait. Soit une évolution, ponctuée de tensions et de crises majeures, qui a modelé le "portrait" de la ville, bouleversé l'existence de ses habitants et révélé le rôle essentiel d'une cité des bords de Garonne devenue la capitale d'une civilisation de la vigne et du vin, et d'une architecture faite pour servir d'écrin à l'immense courbe du port de la lune.
Nombre de pages
296
Date de parution
06/04/2010
Poids
600g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782910352509
Titre
Histoire de Bordeaux
Auteur
Cocula Anne-Marie
Editeur
PEREGRINATEUR
Largeur
150
Poids
600
Date de parution
20100406
Nombre de pages
296,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Tentant en diable, ce titre prend toute sa place au sein des Rencontres d'histoire et d'archéologie du Périgord dédiées à l'étude des châteaux européens dans la longue durée de leurs vie et survie millénaires, du X e au XXI e siècles. Le choix de ce thème laissait présager une quête spirituelle capable de l'emporter sur les préoccupations défensives et offensives des bâtisseurs de châteaux, mais c'était sans compter sur l'implantation et la multiplication des chapelles castrales qui occupent une place de choix dans cet ouvrage et témoignent de l'emprise du sentiment religieux sur la vie quotidienne des châtelains et de leurs familles. Par contre, point de traces aussi marquantes de la présence du diable, mais l'on sait que celui-ci se loge dans les détails et ceux-ci ne manquent pas dans cet ouvrage tantôt pour conjurer la peur du Mal, tantôt pour ne pas résister à sa tentation... A la façon de Martin Luther jetant son encrier à la tête du diable qui ne cesse de l'importuner au château de la Warburg où l'Electeur de Saxe le retient prisonnier pour mieux le protéger des menaces du monde extérieur depuis son excommunication et sa mise au ban de l'Empire.
L'Histoire des châteaux nous permet de goûter à petites bouchées quantité de mets, à travers les exemples précis que propose cet ouvrage. Mais les châteaux évoquent aussi une abondance aux dérives attendues : indigestions, empoisonnements, ivresse, débauche... Une image très éloignée de la frugalité étudiée et distinctive des châtelains des xIxe et xxe siècles, mais que le cinéma contemporain diffuse à grand renfort de scènes gargantuesques s'abîmant dans le sang. Entre réalités et fictions, participez à ce festin des oreilles et des yeux, incontournable rendez-vous de l'archéologie et de l'histoire en Périgord depuis plus de vingt ans.
il existe bien sûr des histoires de Lyon plus complètes, mais l'intérêt de l'Histoire de Lyon illustrée réside dans sa brièveté synthétique qui permet d'aller à l'essentiel, tout en ayant une information de qualité ainsi que dans sa richesse iconographique qui mêle à la fois des documents d'archives, des monuments, des oeuvres d'art, en bref tout ce qui témoigne aujourd'hui d'un passé et d'un présent d'une ville. Si le lecteur tient à approfondir telle ou telle période, une solide bibliographie le renvoie à des ouvrages classiques de l'histoire lyonnaise, mais aussi à des travaux spécialisés de publication récente.
Plusieurs chroniques font allusion à la reddition de la forteresse de Montségur et au bûcher qui l'a suivi. Mais l'essentiel de l'histoire du château, de son utilisation comme siège de l'église cathare et de sa fin tragique est contenu dans les interrogatoires de l'inquisiteur Ferrer, et à titre épisodique, de ses successeurs. Le Dossier de Montségur emprunte au registre les dépositions des rescapés de Montségur, qui vont du 10 mars au 19 mai 1244. Celles-ci sont suivies de dépositions intéressant pour partie Montségur, faites par les habitants de Mirepoix ou du Lauragais, puis de dépositions empruntées à des registres postérieurs : registre de Bernard de Caux et de Jean de Saint Pierre (1245-1246) pour le Lauragais, registre des mêmes pour le pays de Foix, registre de Pons de Parnac et autres (1273-1278). Si le lieu et les circonstances du bûcher sont bien établis, rien ne nous renseigne explicitement sur le lieu des interrogatoires. Mais tout porte à penser que les premiers se déroulèrent à Montségur. L'enquête suit un ordre immuable, que traduit le procès-verbal notarié, et que reprendra la sentence. L'intérêt principal de l'inquisiteur est de recueillir des dénonciations. Il s'agit de faire dire aux témoins qui a " vu " des parfaits et surtout les a " adorés ". Puis on leur fera dire qui a été " consolé ", et enfin qui a participé à la défense du château rebelle et à l'expédition d'Avignonet. Dans l'ensemble, on a une image très complète de la garnison. Tel qu'il nous est parvenu, ce document nous livre une tranche d'histoire originale précise et parfois pathétique.