Les marins du Havre. Gens de mer et société urbaine au XIXe siècle
Cochard Nicolas ; Lenhof Jean-Louis
PU RENNES
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EAN :9782753547636
Les marins du commerce sont omniprésents dans l?espace et la société du Havre au XIXe siècle, dans un contexte d?affirmation de la vocation atlantique de la ville-port, dont les paquebots constituent le symbole le plus évocateur. Pourtant, ces acteurs primordiaux du processus d?intensification des échanges sont assez largement méconnus. Cette étude entend examiner la place des marins dans la ville avec en toile de fond les répercussions maritimes de l?industrialisation à cette période. L?un des fils directeurs consiste à considérer que l?univers des marins au lendemain de l?Empire ou à la veille de la Grande Guerre n?est en rien comparable. C?est un paysage de métal et de fumée qui s?impose progressivement. La ville du Havre constitue un exemple particulièrement intéressant dans la mesure où sa croissance économique et démographique lui permet de jouer un rôle de première importance dans l?économie française au XIXe siècle. Dans ce contexte, les marins contribuent à structurer le paysage urbain et, loin de n?être que des individus de passage à la culture singulière, leur présence construit en partie l?identité du Havre. A travers un va-et-vient entre considérations collectives et individuelles, le propos entend suivre les marins du Havre tout au long du siècle afin de faire ressortir l?impact des gens de mer sur la société urbaine. A en croire la littérature de l?époque qui entretient de nombreux poncifs, les marins sont bagarreurs, buveurs, grossiers, miséreux ou immatures, marginaux en quelque sorte. Cette étude propose d?en évaluer la pertinence en fournissant un éclairage global sur le monde des marins à l?heure de la modernisation de la navigation.
Nombre de pages
336
Date de parution
24/03/2016
Poids
596g
Largeur
155mm
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EAN
9782753547636
Titre
Les marins du Havre. Gens de mer et société urbaine au XIXe siècle
Auteur
Cochard Nicolas ; Lenhof Jean-Louis
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
596
Date de parution
20160324
Nombre de pages
336,00 €
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La flexibilité est partout. Difficile de passer une semaine sans lire ou entendre ce terme qui inonde la littérature et les discours. Cet ouvrage s'empare du sujet avec l'objectif de faire le point sur cette notion qui, quoiqu'omniprésente, reste encore floue. Dans l'entreprise, la flexibilité est devenue un paradigme englobant l'ensemble des questions liées aux organisations. Parler de la flexibilité reste pourtant un exercice difficile et cet ouvrage tentera d'éclaircir cette notion ambivalente, promesse d'opportunités pour les uns et source de détérioration pour les autres.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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