Emplois non pourvus : une offensive contre le salariat
Clouet Hadrien
CROQUANT
12,00 €
Épuisé
EAN :9782365123549
Depuis quelques décennies, une série d'élus, de représentants professionnels, d'entrepreneurs, d'agents d'influence ou d'experts s'efforcent de faire reconnaître un problème : les emplois seraient particulièrement durs à pourvoir en France, constituant une menace redoutable pour l'économie nationale. On n'échappe désormais plus à la litanie des centaines de milliers d'emplois non pourvus, régulièrement serinés dans des journaux, à la télévision, à la radio ou sur des réseaux sociaux. Ce problème prendrait même la forme d'un paradoxe, puisque les difficultés de recrutement atteindraient des sommets... en même temps que le nombre de chômeurs. Ces derniers sont donc mis en cause et accusés de fainéantise, ce qui en motive certains à abaisser encore plus le salaire qu'ils espèrent toucher. Pour dénouer le paradoxe apparent entre une multitude d'offres et une multitude de chômeurs, les porte-paroles de cette cause n'envisagent guère de concessions aux candidats et aux salariés. Ils privilégient plutôt une dérégulation du marché de l'emploi et une dégradation des conditions de travail dans les entreprises. Au risque de rendre encore plus difficiles les recrutementsA ? Bien entendu, car ce discours est éminemment idéologique et mobilisé pour justifier un programme politique libéral. Les pages qui suivent s'inscrivent radicalement en faux contre cette thèse. Motivées par un certain agacement face à la nature du débat public et à l'admission de thèses farfelues, sans aucun fondement, elles constituent une réponse point par point. Elles mettent en doute le volume des emplois non pourvus, qui demeure résiduel. Elles soulignent l'incohérence des discours à ce propos, qui se contredisent mutuellement. Elles recherchent les responsabilités d'une telle situation, au-delà de la culpabilisation des chômeurs, bien commode pour faire oublier les modes de recrutement en vigueur. Elles analysent la manipulation politique du sujet par des élus ou des représentants du patronat, pour obtenir des réformes sans aucun rapport avec la question. Par le biais de cette étude, l'ouvrage poursuit plusieurs objectifs. En premier lieu, il vise à dissiper des malentendus, des raccourcis ou des présentations fallacieuses sur le sujet du non-pourvoi des offres. En rappelant plusieurs données fondamentales et en discutant leur signification, il éclaire un débat où de nombreux termes ou chiffres sont assénés sans explication. Il compile ainsi la littérature sociologique sur le sujet et la croise avec les terrains d'enquête de l'auteur. Cela permet de constituer une synthèse empiriquement fondée des motifs pour lesquels un emploi peut n'être pas pourvu, ainsi que des motifs qui conduisent néanmoins des individus à en profiter pour blâmer les chômeurs.
Nombre de pages
158
Date de parution
15/09/2022
Poids
150g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782365123549
Titre
Emplois non pourvus : une offensive contre le salariat
Auteur
Clouet Hadrien
Editeur
CROQUANT
Largeur
110
Poids
150
Date de parution
20220915
Nombre de pages
158,00 €
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Le jour férié est donc une conquête du temps libéré. Pourtant, il est soumis à des attaques régulières, bien souvent infondées. Les Français en ont-ils plus qu'ailleurs ? Travaillent-ils moins que les voisins ? La production nationale en pâtit-elle ? Autant de thèses que ce livre réfute méthodiquement. Au contraire, les jours fériés sont un outil de redistribution entre secteurs économiques et d'actions solidaires. Leur suppression, loin de favoriser l'accumulation de richesses, va uniquement accroître le temps de travail et diminuer les salaires réels. En réalité, si le projet est d'apparence calendaire, l'abrogation du lundi de Pâques et du 8 Mai revient à ajouter un trimestre supplémentaire à tous les salariés du pays, poursuivant ainsi la réforme des retraites de 2023 sous d'autres formes. Défendre les jours fériés, voire en instaurer de nouveaux, représente donc une lutte d'aspiration démocratique, civique et salariale. Les montants en jeu sont dérisoires et ne cachent plus l'aspect strictement idéologique de la controverse actuelle, paravent de l'éternelle lutte des possédants pour allonger le temps de travail et contrôler le temps des dominés.
Récemment, un syndicat étudiant estimait qu aujourd hui 40 000 étudiant-es se prostituent en France. La cause première en est la précarité croissante et la cherté de la vie étudiante. Cette étude, menée en 2006-2007, remplie de témoignages réels, est une description vivante de la nouveauté de cette forme de prostitution. Elle s exerce discrètement, occasionnellement, indépendamment, à partir d Internet, essentiellement par des jeunes femmes étudiantes qui se font appeler escortes.L enseignement de ce livre est double: d une part, si la prostitution étudiante est d abord liée à une situation économique précaire et des parents aux revenus modestes, elle peut être parfois vécue comme le moyen de de s émanciper d une sexualité cadrée, d une vie trop lisse ou encore de prendre une « revanche » sur le mythe du prince charmant.D autre part, cette prostitution diffère de la prostitution dite traditionnelle: sélection des clients, atmosphère complice, socialisation par les différences générationnelle et de classe sociale...Reste que pour ces étudiantes, le choix de se prostituer reste tributaire d une série de cassures sociales et représentatives, fréquemment liées au pouvoir de l argent, à l attrait de certains signes matériels de richesse, et également à une double domination: masculine et socio-économique.
La diaspora de la chambre 107" est la réécriture d'une thèse d'anthropologie réalisée à l'EHESS. Son terrain est un foyer de travailleurs migrants dans le 19ème arrondissement de Paris et plus particulièrement une chambre de ce foyer où les résidents se rassemblent, discutent, écoutent de la musique... Un terrain minuscule, de 14 m2 et situé au cÅur de Paris, loin des lieux où l'anthropologie, cette pratique du dépaysement, se pratique traditionnellement. C'est littéralement au coin de la rue que Claire Clouet a trouvé l'autre. Cette chambre se révèle en effet d'une très grande richesse. En suivant certaines des personnes qui s'y retrouvent, elle découvre et étudie toute une diaspora, dispersée à travers l'Ile-de-France, celle des Soninkés, population originaire d'une région située entre le Sénégal, le Mali et la Mauritanie. La chambre 107 est la métonymie d'un territoire autrement plus vaste, celui que la diaspora soninkée a tissé au fil des générations.
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Quelle sera l'Europe en 2020? Quel sera son rôle sur la scène internationale? Comment fera-t-elle face aux défis globaux à cet horizon? Le XXIe siècle a commencé par une première décennie de turbulences pour l'Europe: guerre contre le terrorisme, interventions en Afghanistan et dissensions sur le dossier irakien, difficile ratification du traité de Lisbonne, crise économique mondiale. Comment préparer l'avenir lorsque le court terme occupe tout l'horizon? S'appuyant sur leur expertise et leurs travaux scientifiques, 23 chercheurs allemands et français proposent une analyse inédite sur l'Union européenne et le monde en 2020. Des scénarios prospectifs présentent les futurs que l'Europe peut se donner. Face aux défis de sa crédibilité internationale et de sa cohésion interne, l'Union européenne dispose désormais des moyens de ses ambitions, pourvu qu'elle les mette en oeuvre en toute cohérence. Cet ouvrage vise à dessiner, au-delà des crises actuelles, l'Europe du XXIe siècle que les Européens pourront, et surtout voudront, construire ensemble.
Résumé : Nous en sommes là : avec une extrême droite aux portes du pouvoir et qui a failli l'emporter. Qui gagnera si on n'engage pas tous les moyens pour l'empêcher. Or cette extrême droite est féroce : elle n'a rien abandonné de son racisme ni de sa violence, malgré ses tentatives pour se respectabiliser. Ce livre examine son programme et ses stratégies, la machine médiatique qui lui sert de marchepied et le pouvoir en place qui ne cesse de la favoriser en imitant son projet. Mais l'analyse ne suffit pas : battre l'extrême droite exige non seulement de comprendre ce qu'elle est, avec ses mensonges, ses faux-semblants et ses mesures de régression sociale, mais aussi de proposer une alternative véritable, qui aide à se fédérer. D'urgence : remettre la honte au racisme, miser sur la solidarité et considérer nos vies à égale dignité.
Cet ouvrage rassemble les témoignages inédits de cinq hommes et cinq femmes impliqués dans des organisations de la gauche extra-parlementaire italienne des années 1960-1980 (Potere Operaio, Brigades Rouges, Autonomie ouvrière, Lotta Continua, Prima Linea), c'est-à-dire depuis l'origine du mouvement social jusqu'aux démantèlements des groupes clandestins, facilités par les dispositions juridiques et les possibilités d'exil offertes en France par la " doctrine Mitterrand ". Parmi ces témoignages inédits, figurent ceux de Toni NEGRI et de Sergio SEGIO. A partir de ces récits biographiques, issus d'une enquête de sociologie menée auprès de 33 personnes entre février 2016 et février 2020, l'ouvrage fait ressortir les raisons et explications favorisant l'engagement illégal ou clandestin dans un contexte de forte tension et de violence politique y compris de la part de l'Etat contre l'extrême gauche. Ce livre s'inscrit dans une approche de sociologie " compréhensive ". Il n'a pour vocation ni de condamner ni de faire l'apologie des positions ou des actions entreprises par les groupes considérés et les activistes interviewés. L'objectif est de reconstruire un sens à partir de la parole des acteurs dont on cherche à saisir les ressorts de la trajectoire. Offrant une lecture vivante, l'ouvrage s'adresse au grand public. En lui faisant entendre des voix restées jusqu'ici peu audibles, il lui livre non seulement des données utiles à une meilleure compréhension partagée de la période historique évoquée mais aussi des éléments qui éclairent, à bien des égards, l'époque actuelle.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.