La précarité pour tout bagage. Un autre regard sur les Roms
Clément Nicolas ; Tardieu Bruno
ATELIER
18,00 €
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EAN :9782708253896
Sur les Roms, il existe de nombreux témoignages, et beaucoup d'essais. Cet ouvrage a le mérite de combiner les deux approches pour affiner l'éclairage de cette population si mal connue. Bénévole au Secours Catholique, Nicolas Clément accompagne, depuis plus de dix ans, des familles roms qui vivent en région parisienne. Cet accompagnement quotidien d'une centaine de familles fait de lui un témoin privilégié pour raconter ces vies en montagnes russes, faites d'angoisses et d'espoirs, mais surtout de pauvreté et de fragilité. Les Roms, est-ce utile de le dire, font l'objet de nombreuses idées reçues et d'un rejet très fort. Or cette population est surtout très mal connue : dès lors, les préjugés sont tenaces. Nicolas Clément, aussi bien par sa grande connaissance de la population rom que par son expérience de terrain, nous en offre une image tout autre. Dans des récits sensibles et incarnés, soutenus par des informations et données précises, l'auteur raconte les expulsions au petit matin, la détresse des parents à qui sont enlevés leurs enfants, la mendicité, les nuits passées à récupérer des vêtements pour les vendre aux puces de Montreuil, les appels passés au Samu social, les actes de rejet du voisinage, mais aussi la joie de vivre et l'accueil chaleureux qu'il trouve auprès de ces familles au gré de ses visites, la fierté des enfants qui avancent dans leurs apprentissages, la solidarité de parents d'élève, la générosité de voisins qui prennent le temps d'un échange... Battant en brèche tous les préjugés dont les Roms payent lourdement le prix, ce livre est une invitation à oser la rencontre.
Nombre de pages
285
Date de parution
05/05/2022
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782708253896
Titre
La précarité pour tout bagage. Un autre regard sur les Roms
Auteur
Clément Nicolas ; Tardieu Bruno
Editeur
ATELIER
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20220505
Nombre de pages
285,00 €
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Nicolas Clément est né à Bourgoin-Jallieu en 1970. Agrégé de philosophie, il enseigne en lycée et en classes préparatoires. Sauf les fleurs est son premier roman.Nicolas Clément vit à Paris.
Pourquoi écrire la biographie d'un abbé aujourd'hui totalement oublié? Pourquoi ressusciter un obscur académicien du XVIIIe siècle, même s'il a eu une brève heure de gloire comme sous-précepteur de Louis XV et comme fondateur et animateur de cette académie officieuse et illustre que fut le Club de l'Entresol... En fait, comme le note Daniel Roche, l'abbé Alary de Nicolas Clément, à l'instar du Saint Louis de Jacques Le Goff par exemple, "va prendre place dans cette démarche pour mieux comprendre les identités sociales et intellectuelles, et voir comment elles obéissent à des pesanteurs de tous ordres ou comment elles peuvent se glisser dans les mailles d'une société gouvernée comme au XVIIe et au XVIIIe siècles par une dévolution rigide des statuts et des rangs". La biographie de l'abbé Alary est aussi le moyen, à travers la carrière et les stratégies d'un individu oublié en dépit de son rôle réel, de comprendre comment s'est construite, dès le début du XVIIIe siècle, et sans attendre les Encyclopédistes, la figure de l'homme de lettres français passionné, souvent même plus que par la littérature, par le désir de changer le monde...
La sculpture? Un art majeur au XVIIIe siècle qu'on connaît mal depuis que la peinture l'a supplantée dans notre imaginaire. Pigalle ? Un artiste plus renommé par sa place que par ses ?uvres. Pourtant, il ne s'agit pas ici d'une nouvelle tentative, comme il y en a eu beaucoup, un peu vaines, de réhabiliter un artiste et un art méconnus. Ce livre « aborde l'étude de Pigalle selon un angle d'approche complètement différent » (Jean-René Gaborit). Il s'attache à l'art en général (et la sculpture en particulier) à un moment clé où l'artiste quitte vraiment le statut d'artisan pour celui d'artiste (pour les peintres, c'était déjà fait mais pour les sculpteurs, très marqués par l'aspect physique de leur métier, ce n'était pas encore le cas à quelques rares exceptions), où il abandonne son rôle subalterne pour prendre une place importante dans la société ; moment où la référence à l'Antiquité s'estompe, où se disputent les notions du Beau et du Vrai, où le portrait de Monsieur-tout-le-monde prend presque le pas, dans les ?uvres, sur le portrait de commande des Grands, où l'art religieux perd sa prééminence. Mais on ne saurait oublier les ?uvres elles-mêmes : l'histoire de l'art de ces dernières années a souvent mis l'accent sur des éléments tels que les exigences de la clientèle, le goût de l'époque, les moyens techniques et intellectuels que l'artiste avait à sa disposition ; ces aspects aident à comprendre l'époque et l??uvre et sont présents ici ; mais celle-ci reste au coeur de l'analyse de l'artiste et de son temps.
Contrebandier, militant, acteur pour Arrabal, soutien actif de l'ETA, fondateur d'associations pour les prostituées et les sans-domicile... et prêtre dominicain. C'est la vie flamboyante de Pedro Meca que nous raconte Clément Nicolas, celle d'un personnage atypique et d'un infatigable chrétien. Élevé en orphelin dans la pauvreté, Pedro Meca est confronté très tôt aux visages de la misère. Pendant plus de cinquante ans, il s'engage dans presque tous les combats, dans la rue et contre l'exclusion : squats, SDF, insertion par le travail, dignité dans la mort, remobilisation par le sport, accès à la culture pour tous, Noëls festifs pour les familles démunies... Son parcours singulier et la rude vie qu'il a menée nous laissent le portrait touchant d'un homme dévoué, d'un pasteur dont les multiples aventures trouvent leur unité dans une puissante foi en l'homme et en Dieu. En un temps où les diverses religions se font plus identitaires et plus rigides, où l'action sociale est fortement remise en question, l'itinéraire de Pedro Meca, dix ans après sa mort, résonne dans toute son actualité et nous propose un espoir tenace face aux injustices de la société. L'histoire passionnante et passionnée d'un homme qui a fait de sa vie son témoignage.
Dans sa lutte pour la survie dans les camps des Khmers rouges au Cambodge, Claire Ly, née boudhiste, entame une conversation avec le "Dieu des Occidentaux" auquel elle demande des comptes. Un apprivoisement qui la conduira vers la voie étonnante de la conversion. Avril 1975, les Khmers rouges deviennent les maîtres du Cambodge. Une femme, sa mère et ses deux enfants prennent la route pour la Thaïlande. Leur fuite est bientôt stoppée par les soldats de Pol Pot. Commence alors un long calvaire : camp de travail à la campagne, exécutions sommaires, endoctrinement des enfants, malnutrition, chasse aux bourgeois et aux intellectuels. Dans un récit bouleversant et rare, Claire Ly raconte sa lutte obstinée pour la survie. Que peut faire une jeune femme contre la folie génocidaire de soldats et de militants qui ont sciemment décidé d'éliminer les ennemis du peuple ? Les principes de l'éducation cambodgienne fondés sur une certaine conception du bouddhisme enseignent l'impassibilité, "la voie du milieu" , le détachement à l'égard des souffrances endurées. Pourtant, pour survivre Claire Ly ne peut plus taire sa haine et sa révolte. Bousculant ces valeurs ancestrales, elle choisit de demander des comptes au Dieu des Occidentaux. Pourquoi a-t-il permis ces horreurs ? Peu à peu, ce Dieu étranger devient un compagnon qui le conduira vers une voie étonnante. A travers cette nouvelle édition, Claire Ly amène le regard du public sur sa blessure, pour donner le courage à autrui de regarder ses propres traumatismes. Elle nous démontre que l'épanouissement personnel de chacun ne s'accomplit que lorsque nous faisons face à nos blessures et interrogations tel un lotus émergeant de la boue.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
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Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.