Histoire et nature. Pour une histoire écologique des sociétés méditerranéennes (Antiquité et Moyen-A
Clément François
PU RENNES
22,00 €
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EAN :9782753517202
Depuis la fin du XXe siècle, une succession d'événements dramatiques a mis sur le devant de la scène les questions touchant au climat, aux risques naturels et à la santé : ouragans et tempêtes, inondations, séismes, tsunamis, éruptions volcaniques, pandémies, épizooties... L'attention qui leur est portée dans la société lance un défi à la communauté scientifique, dont on attend qu'elle éclaire l'opinion au moyen de données précises et fiables. Si les travaux des climatologues, des physiciens et des biologistes aident à comprendre les mécanismes qui sont. à l'oeuvre dans le fonctionnement de la nature, ils n'apportent des réponses qu'à une partie des interrogations : la dimension historique et sociale des phénomènes étudiés apparaît à peine, alors qu'elle devient primordiale quand il s'agit de raisonner à hauteur d'homme. Il revient donc aux chercheurs en sciences humaines, notamment aux historiens, de combler cette lacune, car ils possèdent en propre l'expertise nécessaire pour exploiter les informations conservées dans la mémoire humaine, et aussi pour appréhender l'impact réel des mouvements de la nature sur la vie des individus et des sociétés. Les auteurs des contributions rassemblées ici se sont approprié des problématiques que leurs disciplines ont longtemps délaissées. ils l'ont fait dans le respect de leur propre diversité et des prérogatives des autres acteurs de la recherche. Historiens, géographes, philologues, spécialistes des mondes antiques et médiévaux, travaillant entre Byzance et Cordoue et de la Cyrénaïque au Vésuve, ayant accès aux sources dans leur version originale, ils sont réunis autour de la conviction que, non seulement Nature et Histoire ont à voir ensemble, mais qu'une vision synoptique s'avère nécessaire et que cela concerne également leur horizon disciplinaire.
Nombre de pages
312
Date de parution
08/12/2011
Poids
498g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753517202
Titre
Histoire et nature. Pour une histoire écologique des sociétés méditerranéennes (Antiquité et Moyen-A
Auteur
Clément François
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
498
Date de parution
20111208
Nombre de pages
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Le présent ouvrage, qui constitue le deuxième volume d’Histoire et Nature paru aux PUR en 2011, est consacré aux aléas biologiques. La Nature, en effet, ne se limite pas à la matière qui la compose ni aux forces agissant sur elle, elle inclut les organismes vivants, à commencer par les agents pathogènes qui se développent au détriment de l’être humain et de ses animaux. Si l’on retient la définition selon laquelle la Nature est tout ce qui n’a pas besoin de l’être humain pour être, alors la maladie sur le plan individuel et les épidémies ou épizooties sur le plan collectif sont des aléas naturels auxquels les sociétés humaines ont été d’autant plus soumises qu’elles n’ont pas eu de prise sur eux jusqu’à une époque récente. À ce titre, les crises sanitaires ont contribué de façon autonome à modeler l’évolution des sociétés. L’esprit qui avait présidé à l’élaboration du premier volume a été respecté. Il s’agit du choix d’une approche plurielle, largement ouverte à des traditions épistémologiques et à des outils de recherche souvent différents et parfois éloignés sur les plans méthodologiques ou disciplinaires. Le résultat apparaît à l’image de cette variété, multiple et fragmenté. Néanmoins, le lecteur se rendra compte au fil des chapitres que les points de vue se répondent, que les analyses se conjuguent et que, finalement, les éclats qui composent l’ensemble reflètent avec plus de force l’objet placé en leur centre. Un objet qui est double, puisqu’il s’agit de la maladie en tant que fait collectif et du corps malade dans ses dimensions historique, sociale et culturelle. Autrement dit, la crise sanitaire dévoile le corps tout autant que le corps, par les marques qu’il porte ou par sa position dans l’espace, révèle la crise sanitaire. Or ce corps disparu demeure paradoxalement quelque chose de vivant à cause de la maladie, fût-il réduit à des ossements ou à une citation dans un texte. Avec le soutien de l'université de Nantes.
L'orgue de Fontgombault a été construit il y a une vingtaine d'années, sur les plans du Traité de Facture d'Orgues de Dom François Bédos, bénédictin mauriste (1708-1779). Il vient d'être réharmonisé par Franck Bistocchi, et les pièces présentées (dont certaines peu connues) sont en rapport avec le mystère de Noël, selon un programme en trois parties : d'abord des pièces plus anciennes(XVIIe et même XVIe siècle), qui concernent l'Avent ; des oeuvres originaires des pays germaniques avec des auteurs des XVIIe et XVIIIe siècles, enfin des Noëls français de la même époque. On retrouvera du Caurroy, Buxtehude, Bach, mais aussi Corrette et Dandrieu. Auteur : Après une année d'études d'orgue auprès de Louis Thiry, François Clément travaille quatre ans avec André Isoir, à Orsay, obtenant en 1979 une médaille d'or. Cette même année, il termine avec succès ses études d'ingénieur céramiste à Sèvres. Il travaille ensuite deux années l'orgue et l'improvisation avec Gaston Litaize à Saint-Maur-des-Fossés. En 1994, il obtient le certificat d'aptitude aux Fonctions de Professeur d'Orgue. Il est actuellement professeur d'orgue au C. R. R. de Clermont-Ferrand et titulaire des grandes orgues de la Cathédrale de cette ville. En tant qu'interprète, son répertoire est vaste, allant du XVIe au XXe siècle. Impliqué dans la musique de son temps, il joue les musiciens contemporains (Legay, Ballif, Isoir), et a déjà créé quatre pièces de Jean-Pierre Pommier. Il a enregistré une dizaine de Cd d'orgue seul, et est connu également comme compositeur. Sa dernière oeuvre, lumière des peuples, a été créée en octobre 2012 à la cathédrale de Clermont-Ferrand pour célébrer le cinquantième anniversaire du Concile Vatican II.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.