Pourquoi la vie de Socrate est-elle exemplaire? Pourquoi y a-t-il une affaire Heidegger? Pour la même raison, au fond: on crédite le premier d'avoir, jusqu'à la mort, conformé sa conduite aux préceptes que lui prête son disciple (qui est aussi son biographe le plus fameux); on ne pardonne pas au second d'avoir, en des temps d'horreur, acquiescé à des principes qu'aucune philosophie, du moins soucieuse de son étymologie, ne saurait prôner. Car on postule toujours, le nom d'un philosophe étant prononcé, qu'il s'est efforcé sa vie durant à la sagesse. Tant il est vrai que la philosophie est - doit être - affaire de vie: vie de tous les vivants raisonnables, a fortiori vie du philosophe lui-même. Le présent volume a donc deux objets: le concept de vie philosophique et le récit de vie du philosophe. Objets qu'il convient certes de distinguer précisément mais qu'il importe aussi d'envisager dans leur relation problématique. Qu'ils parlent de Platon ou de Foucault, qu'ils évoquent Deleuze ou Montaigne, Kant ou Arendt, les saints philosophes du haut Moyen Age ou Schopenhauer, Pic de la Mirandole ou un moine pèlerin contemporain, les philosophes de l'Antiquité ou Spinoza, les auteurs du présent recueil ont eu à coeur de ne jamais disjoindre les dimensions spéculative et narrative de la pensée. Ils n'ont pas même craint de prononcer les noms de personnages fictifs (don Quichotte, Gauvain) pour donner l'idée de ce que doit maintenir embrassé la quête philosophique: un souci conceptuel aigu, certes, une rigueur infaillible dans la définition; mais aussi l'exigence indéfectible d'une vie qui s'y conforme.
Nombre de pages
220
Date de parution
09/09/2010
Poids
120g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782845341890
Titre
Vie philosophique et Vies de philosophes
Auteur
Clément Bruno ; Trottmann Christian
Editeur
SENS ET TONKA
Largeur
0
Poids
120
Date de parution
20100909
Nombre de pages
220,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Bruno Clément a présidé le Collège international de philosophie (2004-2007); il est Professeur à l Université Paris 8 et membre de l Institut Universitaire de France. Il a notamment publié: L uvre sans qualités rhétorique de Samuel Beckett (Seuil, 1994), Le lecteur et son modèle (PUF, 1999), L invention du commentaire Augustin, Jacques Derrida (PUF, 2000), Le récit de la méthode (Seuil, 2005).Professeur de littérature et de philosophie à l université Paris VIII et ancien président du Collège international de philosophie (2004-2007), Bruno Clément est depuis octobre 2011 membre senior de l'Institut Universitaire de France. Il est le spécialiste de Samuel Beckett sur lequel il a publié L"uvre sans qualités, Seuil, 1994.Dernières publications (PUF): Le lecteur et son modèle (1999), L invention du commentaire: Augustin, Jacques Derrida (2000), Le Malentendu: Généalogie du geste herméneutique (2003), Emmanuel Levinas et les territoires de la pensée (2007)."
Le commentaire du premier chapitre de la Genèse, à la fin des Confessions d'Augustin, n'avait jamais encore été mis en relation avec le récit de vie qui le précède. Le travail que voici établit que les deux parties du livre, ordinairement tenues pour hétérogènes, sont en réalité dans un rapport de dépendance existentielle et poétique profonde. Connexion sans doute essentielle, autrement observable dans Circonfession de Jacques Derrida, où la tentative autobiographique, conduite au bas de pages écrites sur son ?uvre, tient lieu de commentaire. C'est à partir de ces deux expériences singulières, symétriques, sans commune mesure apparente et pourtant inséparables, que le présent travail cherche à définir la place et la fonction du texte " secondaire ". Car chacun des deux textes pose à sa façon le problème de la vérité du commentaire qui éprouve vite l'impossibilité de la fidélité au texte lu, se résout au gauchissement, court décidément la chance de l'allégorie. Et en aucun lieu de l'un ni de l'autre, où se mêlent confusément récit et commentaire, où s'embrassent et s'excluent sens littéral et sens figuré, où se brouillent les figures de l'auteur et de son lecteur, l'identité ne se distingue simplement de l'altérité.
Collection dirigée par Xavier Merlin."Methodix" est la collection de référence d'ouvrages de méthodes à l'usage des préparationnaires et étudiants du premier cycle. Outil unique pour préparer efficacement concours et examens tout au long de l'année, chaque ouvrage contient: - toutes les méthodes essentielles sur un sujet donné,- les astuces et les erreurs à éviter,- des compléments de ? culture générale ?,- les exercices incontournables en vue des écrits et des oraux.
Méthod'S est-il le livre de maths dont vous avez besoin ? Pour le savoir, répondez vite aux questions suivantes : Voulez-vous connaître toutes les méthodes de calcul d'intégrales ? Voulez-vous découvrir des astuces pour " assurer " avec les nombres complexes ? Voulez-vous savoir quelles sont les erreurs les plus fréquemment commises au bac sur les similitudes ? Voulez-vous visiter en avant-première les coulisses du bac, et profiter en exclusivité des conseils des correcteurs ? Voulez-vous réussir l'épreuve de maths au bac S à la fin de cette année ? Voulez-vous, dès à présent, commencer à vous préparer à l'après-bac ? Si vous avez répondu oui au moins une fois, alors pas une seconde d'hésitation : c'est Méthod'S qu'il vous faut !
?Recueil de textes (articles, notes...) qu'Yves Stourdzé avait commis au fur et à mesure de ses réflexions et de ses engagements. Pour les éditeurs, « il s'agissait de continuer le voyage entamé avec cet homme pressé (savait-il qu'il avait si peu de temps ?) qu'était Yves Stourdzé. Dégager le cheminement obstiné d'une pensée qu'aucun obstacle ne rebutait, qui refaçonnait ses instruments de réflexion et ses moyens d'agir au fur et à mesure qu'ils étaient mis en défaut. Nombreux furent déconcertés par sa fascination pour les technologies et le pouvoir sans en saisir l'enjeu ? Nombreux furent ceux qui se sont interrogés sur l'atypisme d'une telle démarche. » On trouve Dans une poignée d'électrons un début de réponse. Édition de Marie Thonon-Jacobin & Jean-François Blondeau-Patissier
?S'opposant à la thèse selon laquelle l'utopie s'éteindrait en 1848, M. Abensour s'emploie à discerner trois formes de l'utopie : le socialisme utopique, le néo-utopies et ce qu'il appelle le nouvel esprit utopique qui persiste après 1848 jusqu'à nos jours. Nous assistons, contre toute attente, à un renouveau de l'utopie, ce qui donne à la pensée du nouvel esprit utopique de l'auteur tout son sens et toute son actualité.
Cet essai explore une relation entre certaines formes d'architecture et les expériences totalitaires de notre siècle. Collusion art et politique? Il sonde les profondeurs, les connivences, les avatars des dirigeants dans l'oeuvre de domination. Il marque d'emblée une distance à l'égard des stratégies de dissociation ou de disjonction entre ces deux ordres de phénomènes, liant la volonté esthétique et la volonté politique.Miguel Abensour a choisi l'emblématique totalitarisme nazi incarné par deux hommes, Hitler et Speer, exemple de la tragédie du "siècle" passé, mais sirène à laquelle notre actuel siècle n'est pas insensible. Il laisse en filigranes d'autres totalitarismes aux résolutions esthétiques semblables. N. Abensour, par un regard attentif sur le passé, pointe en réalité, cruellement, notre présent.Ne nous faudrait-il pas "lire" certaines architectures actuelles, totalitarisme certes dilué mais bien présent, selon son analyse?Ce qui nous permettrait de mieux comprendre la relation contemporaine de la volonté esthétique (culture) et la volonté politique (économie) comme nouvelle domination par des "monstres" architecturaux, par des monuments idéologiques sidérant. Ici on réapprend la portée politique d'un jeu plastique, d'une révérence esthétique. [H.T.]Miguel Abensour (né en 1939) est un philosophe français, spécialiste de philosophie politique. Il est professeur émérite de philosophie politique à l'Université Paris VII - Denis - Diderot et ancien président du Collège international de philosophie. Il a participé aux revues Textures, Libre et Tumultes. Directeur de la collection "Critique de la politique" aux éditions Payot depuis 1974, il a notamment contribué à la réception de la pensée de l'École de Francfort en France.Dans ses ouvrages et ses nombreux articles, il cherche à concilier l'idée de démocratie, conçue comme "démocratie contre l'État", avec l'idée d'utopie.
Abensour était un homme de l'égalité, un homme du conflit pour mieux établir un lien d'égalité. Dans n'importe quel entretien qu'il vous accordait, il s'arrangeait toujours pour rétablir l'égalité, vous poser une question, vous dire qu'il ne connaissait pas telle référence à laquelle vous aviez lait allusion, tandis que c'est vous qui étiez demandeur de ses références et de ses réflexions. Il récusait le paradigme de l'ordre pour celui du lien, tant dans les rencontres individuelles que dans la communauté politique. C'était son tété Spinoziste : plutôt qu'un pouvoir sur les hommes, valoriser un pouvoir entre les hommes et avec les hommes, parce qu'il augmente la puissance d'agir." (P. V] "Qu'est ce qu'une bonne rencontre, à l'opposé du malencontre, sinon l'événement heureux ou se forme entre les hommes un nouveau lien, un nouveau tissu relationnel tel que ce tissu augmente aussitôt la puissance collective d'agir, la puissance d'agir de concert ? " M. A.