Règlement des différends frontaliers en Amérique Latine. Approches croisées d'Histoire et de Droit
Busaall Jean-Baptiste ; Clarenc Nathalie
MARE MARTIN
27,00 €
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EAN :9782386000614
Cet ouvrage propose un recueil d'analyse de cas historiques et contemporains d'arbitrages de frontières dans l'espace des anciennes colonies ibériques de l'Epoque moderne. Sont ainsi abordées les disputes sur les territoires du Brésil, de la Bolivie, du Chili, de la Colombie, du Costa Rica, de la Guyane et du Guyana, du Honduras, de la Isla de Aves, des Iles Carolines du Pacifique, du Nicaragua et du Venezuela. Au-delà des cas, les auteurs proposent une réflexion sur les modalités juridiques de règlement des disputes territoriales entre Etats. Les contributions historiques s'inscrivent dans le prolongement d'une historiographie récente qui a montré en quoi l'enjeu de l'intégrité territoriale est l'un des résultats du double phénomène de construction institutionnelle des Etats modernes au XIXe ? siècle dans l'espace ibéro-américain et de la forge d'un discours national, voire nationaliste. Les juristes de droit international public permettent une mise au point sur des pratiques héritées du passé et les nouveaux horizons qui se sont développés dans la jurisprudence arbitrale et judiciaire contemporaines. La réflexion se nourrit de l'actualité de la Cour internationale de justice de La ? Haye. Les développements judiciaires actuels portent en l'espèce sur des contentieux anciens. Ils marquent donc une évolution dans les techniques de résolution des différends, dont l'analyse fournit des éclairages utiles sur le droit du contentieux international, et alimente la réflexion lancinante sur l'efficacité de la justice internationale ? : le règlement judiciaire pourra-t-il réussir là où les tentatives d'arbitrage ont échoué ...
Nombre de pages
210
Date de parution
20/03/2025
Poids
348g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782386000614
Titre
Règlement des différends frontaliers en Amérique Latine. Approches croisées d'Histoire et de Droit
Auteur
Busaall Jean-Baptiste ; Clarenc Nathalie
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
160
Poids
348
Date de parution
20250320
Nombre de pages
210,00 €
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La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).